carte blanche au Peuple qui manque
Festival des Cinémas différents

Mardi 12 décembre – 22h30


« Politiques de la marche »

Marches manifestantes, défilés, dérives et déambulations…

Du défilé martial des puissants infâmes mis en scène par la réalisatrice allemande Ulrike Ottinger aux manifestations de l’Existrans et la Marche contre le sida, filmée par le cinéaste expérimental Sothean Nhieim  la politique se fait aussi dans la rue, on le sait. Qui est visible, qui peut occuper et transformer l’espace public.

Si on peut y récupérer la parole, on y expose aussi son corps. Dans sa dérive sensible, Steven Cohen, danseur performer sud-africain, est « au milieu de ». Par sa marche outrée, vulnérable et énigmatique, sa présence vient intensifier le conflit des espaces et des conditions. Mais, offrant son corps splendide, et dans son ambigüité même, son geste se fait aussi adresse et don. La position de l’arpenteur est solitaire, et toute intérieure.

En effet, avec le dispositif Vidéolab, si la marche est articulation d’une promesse de collectif, elle est d’abord de là où peut émerger la pensée, où se loger soi, dans un temps autre, suspensif, mais simultané à la lutte. Pensée qui témoigne, et inscrit à l’intérieur du film, dans le retrait dans la parole, et la coupure avec le spectaculaire, l’improbabilité même du film politique, toujours en deçà, s’il n’est pas insurrectionnel.

Un programme conçu et présenté par Kantuta Quiros et Aliocha Imhoff

Bidhan Jacobs, doctorant en cinéma à Paris 1 et cinéaste a écrit sur cette programmation du 12 décembre. Consulter ce texte.

Superbia – Der Stolz de Ulrike Ottinger (Allemagne, 1986) – 15’


ulrikeottinger.jpg
« C’est en moi qu’a poussé l’arbre du vice dont mes six filles sont les fruits du péché : la gourmandise, la paresse, l’avarice, la colère, la jalousie la luxure. Mais voyez vous-même le carrosse de Superbia emmené par les six autres péchés, dans une marche triomphale et accompagné d’une large escorte… » Ulrike Ottinger, réalisatrice allemande à l’œuvre depuis les années 70, dont le travail allégorique, souvent qualifié de féministe et apparenté également au cinéma queer, est encore trop méconnu en France.

 

 

Chandelier de Steven Cohen (Afrique du Sud, 2002) – 17’


stevencohen-chandelier.jpg
La vidéo de Chandelier a été réalisée au milieu des SDF noirs de Johannesburg pendant la destruction de leur bidonville par les employés municipaux de la ville (habillés en rouge) dans un ballet où la violence est omniprésente. « Les artistes ont toujours dépeint la vie sociale de leur époque, par mes déplacements en chandelier-tutu à travers le bidonville en état de destruction et par le fait de filmer, c’est ce que je fais aussi : une peinture digitale de la vie sociale, à moitié imaginaire, et à moitié horriblement vraie ». Le travail de Chandelier révèle à travers l’art de la performance, de la danse et du film, les contradictions entre l’Europe et l’Afrique, les blancs et les noirs, les riches et les pauvres, l’ombre et la lumière, le privé et le public, les forts et les opprimés, la sécurité et le danger". (texte extrait du programme des Ballet Atlantiques, pour la présentation du spectacle not so good, Steven Cohen).

1er Decembre 1994 (Marche contre le Sida) de Sothean Nhieim (France, Super 8 ), 13’

Les émotions des marcheurs semblant comme palpables à l’extérieur, ce qui étreint le cœur dans la splendeur triste et glacée de cette marche nocturne, c’est que la ville ne parle plus que de ça.

Existrans – XXBoys du GAT (Groupe Activiste Trans) – 4’ – 2005

gat-existrans.jpgLors de l’Existrans 2005, les pirates XXBoys filmés par le Groupe Activiste Trans clament haut et fort la beauté de leurs corps trans, de leur genre et de leur colère contre les politiques publiques, tissant de leurs présences singulières, la force de leur voix collective.

  

Vidéolab de la Coordination des Intermittents et Précaires d’Ile de France

cipidf-videolab.jpg Le videolab est un dispositif multimédia d’énonciation collective ouvert à tous qui se tient régulièrement à la CIPIdF (Coordination des Intermittents et Précaires d’Ile de France) quai de Charente. Pour l’instant, au long de déambulations nous avons tenté d’interroger nos trajectoires et nos expériences de vie à travers la question de l’intermittence. Nous avons aussi essayé d’expliciter nos relations à la forme « coordination ». Nous nous sommes encore demandé comment se compose pour chacun la question du revenu et celle du travail (salaire), celle du temps (dans et hors emploi), celle de l’emploi (forme et contenu) avec notre part d’incommensurable et de désir. Le dispositif du videolab présuppose l’indistinction entre « acteur » et « spectateur », entre producteur-réalisateur d’images et sujets filmés, entre experts et sujets d’enquête. C’est un dispositif de production de publics qui dénoue les séparations, les hiérarchies, les rôles : qui est constituant d’un Nous par la médiation de la vidéo. Par la suite le videolab se propose d’intervenir sur les points de lutte qui viendraient à s’ouvrir sur les territoires. À chaque fois les images produites par le dispositif à la CIPIDF, dans la rue, les usines, les ANPE seront projetées dans le nouveau lieu d’intervention, déclenchant une nouvelle expérience d’énonciation collective, de constitution d’un sensible, de fabrication d’un partage.

En présence de : CIPIdF (sous réserve), Sothean Nhieim. Au cinéma La Clé, 21 rue La Clef, 75005 Paris, Métro Censier Daubenton

Pour + de renseignements et le programme complet du festival: http://www.cjcinema.org/

Remerciements : Festival des Cinémas Différents, (Laurence Rebouillon, Bernard Cerf, Violeta Salvatierra, Marion Blanchard), les auteurs : Sothean Nhieim, Ulrike Ottinger, Steven Cohen, CIP-IDF (groupe Boris Barnet, Valérie Marange, Fredéric Danos, Christophe d’Hallivillée, Nicolas, etc.), GAT (Maxime) et Heure Exquise ! (Véronique Thellier), Ulrike Ottinger Filmproduktion (Ulla Niehaus), Anne Sophie Lepicard, Antonella Corsani et Isabelle Saint Saens.

Dimanche 26 novembre 2006 à 20h

Dans le cadre du Mois du Documentaire, Le ciné-club de la Fondation Victor Lyon de la Cité Universitaire présente

Ici ou là-bas

Programme proposé par Le peuple qui manque

Entrée libre

« On avait commencé, ici aux Antilles, par moquer les fils, ceux qui étaient nés là-bas en France (les sociologues disaient : ceux de la deuxième génération), (…) On s’évertuait de partout à les coincer laminairement entre deux impossibles, d’un ici et d’un là-bas, et entre deux identités, aussi frileuses et circonspectes l’une que l’autre, du Français et de l’Antillais. L’idée grossit alors que la seule ressource était l’intégration. Il y eut des leaders nationaux de l’intégration. Il fallait accomplir la citoyenneté irréversible, au lieu même où on vous l’avait accordée, et malgré même la résistance des citoyens patentés, dits français de souche. Mais ils sont, ceux-là qui naviguent ainsi entre deux impossibles, véritablement le sel de la diversité. Il n’est pas besoin d’intégration, pas plus que de ségrégation, pour vivre ensemble dans le monde et manger tous les mangers du monde dans un pays. Et pour continuer pourtant d’être en relation d’obscurité avec le pays d’où tu viens. L’écartèlement, l’impossible, c’est vous même qui le faites, qui le créez.» Extrait de Tout-monde / Edouard Glissant, Paris, Gallimard, 1995, pp. 324  

 


Ici ou là-bas de Diden Zegaoui (1998, 52’, Médiathèque des Trois Mondes) « Des entretiens poignants sur un aspect peu connu : le retour forcé en Algérie d’adolescents dont les parents n’imaginent plus leur intégration en France. Brutalement déracinés, ils sont obligés de faire le parcours inverse de celui de la génération précédente pour s’insérer dans un pays qu’ils ne connaissent pas ». (Médiathèque des trois mondes) 

 

Entretien avec Pascal Blanchard, historien (10’, Oumma TV) « La fracture coloniale en France est visible, mettez un pied dans une banlieue et regardez… » Pascal Blanchard est chercheur au CNRS et co-auteur de « La fracture coloniale. La société française au prisme de l’héritage colonial ».

 

Un imaginaire pour une mondialité à faire (fragments de deux rencontres avec Edouard Glissant et Patrick Chamoiseau) de Federica Bertelli (2002, 32’, Les périphériques vous parlent, Hors champ production) Evoquant la colonisation des imaginaires en nos temps de mondialisation, deux écrivains martiniquais, Edouard Glissant et Patrick Chamoiseau, dans une vision volontiers optimiste, qui part des langues et de la poésie disent leur confiance dans la possibilité d’une coexistence non-hégémonique des langues, des imaginaires et des peuples, la survie réinventée du divers.

En présence des Périphériques vous parlent

Programmation : Aliocha Imhoff et Kantuta Quiros

Remerciements
: Carlos Quintero et Luis Chavez (Fondation Victor Lyon), Médiathèques des Trois Mondes, Oumma TV (Said Branine, Djamel Mousli), Yovan Gilles (Les Périphériques vous parlent)

Fondation Victor Lyon 29 boulevard Jourdan 75014Paris Métro Cité Universitaire Plan de la Cité Universitaire

« Amours, Queer et Multitude »

Nuit Blanche 2006

le 7 octobre au cinéma L’Entrepôt, Paris 14ème, de 22 h à 3h du matin. 5 heures de projection autour: du Cinéma Queer, d’une tentative de figuration du concept de “Multitude”, ainsi que du cinéaste Arnold Pasquier.
Seront projetés des films de : Dyonisos Andronis & Aldo Lee, Richard Beaune, Pauline Boudry, Dafne Boggery, Sarah G., Michka Gorki, Maria Galindo & Mujeres creando, GAT, Girlswholikeporno, Clarisse Hahn, Gerald Marix, JohnJ♥, Valérie Jouve, Angelika Markul, Orlan, Arnold Pasquier, Tom de Pekin, Lionel Soukaz, Team Plastique, Chou Tung-Yen, Arnaud Valadié, Remy Yadan

nuitblanche2006-flyer-ttpt.jpg

Lire la suite

Vendredi 29 septembre, de 19h à 20h,

dans le cadre des rencontres « Les journées du Pré »

et de la soirée « En bordure … de l’identité » à Anis Gras – Le lieu de l’autre,

le peuple qui manque présente un programme de vidéos.

Kurt Kren – Cosinus Alpha (9′, 1965)

JohnJ♥ – La vie en rose (4′, 2004)

Dionysos Andronis & Aldo Lee – Pandrogeny Manifesto (11′, 2006)

Tejal Shah, Natasha Mendonca, Dr Floy – The City (6′, 2005)

Maria Beatty – Let the Punishment Fit the Child (19′, 1997)

ainsi que Siphonnée, Intention et Peau de nounours – ThGV (4′)

Partant des corps hors de soi de l’Actionnisme viennois, d’Otto Muehl, nous arriverons aux années-queer 2000. Nous reviendrons alors sur une définition minimale d’un cinéma Queer, issu de ce mouvement politique déconstructeur des identités sexuelles. JohnJ♥, performeuse drag queen japonaise ouvrira le bal, avec une somptueuse envolée sur la difficulté d’être au monde (La vie en rose). Le Manifeste Pandrogénique (2006), au détour d’un vertigineux jeu de miroir, dresse le portrait de Breyer P-Orridge, être composé, à la manière d’un cut-up, de plusieurs entités. La matérialité cellulaire du corps,  la confusion amoureuse, les fictions du soi et de  l’autre et le passage des genres  y deviennent un programme. Pour les transgenres indiennes de The City, "hijras" et "khotis" qui portent leur voix, entre tradition et rupture, l’identité s’origine d’abord dans l’injure avant que de pouvoir être projet politique de reconnaissance. Maria Beatty avec Let the Punishment Fit the Child pratique un cinéma fétichiste lesbien où le sexuel s’infiltre partout, dans les rituels, dans les détails, et ouvre, entre douleur et plaisir, un espace autre. Enfin les films de la compagnie de Véronique Petit feront lien avec sa pièce « Déménagements » qui suivra. Ces mêmes films (avec sans doute de légères variations) seront également projetés après la représentation de « Déménagements » de Véronique Petit le 5 octobre, à partir de 20h30

Les journées du Pré à Anis Gras

Le 28 de 19h à 20h, 29 de 19h à 23h, 30 septembre de 14h à 23h et 1er octobre de 14h à 18h -

RENCONTRES « LES JOURNEES DU PRE »

Débats, projections, installations, spectacles, café de ciné-philosophie "Dans la zone du pré, du pré discursif, la zone non récupérée par les habitudes de la pensée représentative, il se passe quelque chose." Jean Oury Sous le titre du « Pré », nous souhaitons entrer dans la phase constitutive d’un véritable laboratoire interdisciplinaire, qui pilotera la constitution de fonds documentaires, de publications, l’organisation de rencontres, de dispositifs pédagogiques la production de tentatives et d’objets expérimentaux. Le nom du « pré », emprunté à Francis Ponge, signale que nous voulons nous situer en amont de la production culturelle et artistique, non pas dans la posture d’une avant-garde, mais plutot dans la « zone du pré, pré-discursif, pré-représentatif » (Oury).

jeudi 29 19H/21H En bordure …de l’institution

19 h Dreyer pour Mémoire Olivier Derousseau/ Cat L’oiseau Mouche

20 h Des rangées/ Catherine Vallon/ Le dithyrambe

21 h Rencontres ; comment travailler en bordure de l’institution, psychiatrique ou scolaire, la question de la normalité?

Entrée : 8€

vendredi 29 19H/23H En bordure… de l’identité

19h Programme de vidéos proposées par Le peuple qui manque
20h30
Déménagements/ Véronique Petit/ TGV « DEMENAGEMENTS » De Véronique Petit / Cie TGV (Théâtre à Grande Vitesse)
Conception et réalisation : Véronique Petit.
Déménageurs : Sandrine Buring, Pierre Boscheron , Marie-Noëlle Deverre, Pierrre Fruchard Cédric Leboeuf , Véronique Petit, Claire Vialon.
Le parcours d’une femme sans territoire propre qui de questionnements en errances, de désarrois en solitudes, se livre à une confession publique. Sur scène, avec elle, une danseuse, double débridé, exprime par le débordement physique ce que la logorrhée verbale est impuissante à dire. Elles sont accompagnées de deux guitaristes qui creusent les failles, jouent les ruptures et les rythmes.
21h30
La langue écarlate : concert autour de textes de Kathy Acker
22h Rencontre : quand les artistes nous font sentir la précarité de nos appartenances.
Entrée : 8€

samedi 30 14H/23 H Des lieux autres ?

Rencontre/échange d’expériences/débat Surnatural orchestra (fanfare) Chimères (poésie sonore) Présentations, de lieux, de démarches, de points de vue sur les lieux autres..

De nombreux intervenants dont Valérie Marange, Maurizzio Lazzarato, Samuel Val (Co-errances), Antonella Corsani, Anne Querrien…

Entrée Libre

dimanche 1er octobre 14H/18H

café de ciné-philo Projections/débat sur La fabrique collective des images avec le groupe Boris Barnett, l’association Son et Image, Les yeux de l’ouïe le Studio de sculpture sociale, Le peuple qui manque, collectif Précipité Installations permanentes Regards croisés Kim Lan Nguyen Thi Annabelle Brouard Roulotte/ ritournelles Valérie Marange Jardin Japonais Méliades Fils de bois Denis Tricot

Entrée Libre

5 octobre 2006

le 5 octobre à 20h30 - RESIDENCE / Diffusion / Théâtre

« DEMENAGEMENTS » De Véronique Petit / Cie TGV (Théâtre à Grande Vitesse) Conception et réalisation : Véronique Petit. Déménageurs : Sandrine Buring, Pierre Boscheron, Marie-Noëlle Deverre, Pierrre Fruchard Cédric Leboeuf , Véronique Petit, Claire Vialon.

Suivie d’une carte blanche à Le peuple qui manque

Entrée : 8€

Adresse :

Anis Gras – Le lieu de l’autre

55 avenue Laplace 94110 Arcueil, RER Ligne B – Arret Laplace (zone 2)

(remonter simplement le boulevard depuis la station Laplace, c’est très simple)

Programmation: Kantuta Quiros & Aliocha Imhoff

Remerciements : Anis-Gras – Le lieu de l’autre, Valérie Marange, Catherine Leconte, Véronique Petit, Sandrine Buring, Claire Chemineau, Flore Marvaud, Kazuko Matsushima, Bleuproductions, Annexia (Laurent), SixPackFilm (Ute Katschthaler et Isabelle Piechaczyk), Claire (Les Mots à la Bouche), KFilms, Anne Sophie Lepicard, Anne-Laure Pichon, Violeta Salvatierra, ainsi que tous les auteurs.
Le week-end du 23/24 Septembre 2006,

aura lieu le festival de films Femmes en résistance.

Le peuple qui manque est partenaire de cet événement,

et présentera, le samedi 23 septembre,

des films du groupe féministe bolivien Mujeres Creando.

Projections de Mujeres Creando

Festival « Femmes en résistance »

Le groupe radical féministe bolivien, Mujeres Creando, constitue un exemple rêvé de dispositif d’actions transversales. Agissant de façon nomade et décentralisée (en graffitant les murs de la capitale bolivienne de toniques interpellations poétiques et politiques à l’égard du pouvoir, mais aussi du système patriarcal, machiste). Elles se font l’écho de la situation des femmes latino-américaines, prises dans les rets d’un système machiste mais accueillent aussi au sein du groupe, toutes les multiplicités (lesbiennes, hétérosexuelles, athées, croyantes, prostituées, paysannes, femmes indigènes, blanches, etc.).

Samedi 23 Septembre 2006
14h Ouverture du festival – série de courts métrages dont une Action (2001) des Mujeres Creando Egalement : Manufrance de Valérie Mrejen, Your name is cellulite de Gail Noonan, Une chambre à elle. Benoite Groult ou comment la liberté vint aux femmes de Anne Lenfant, etc.

Entrée libre

20h30 Présentation lors de la séance "Egalité ? Courts toujours" de trois épisodes extraits des Acciones – Creando Mujeres, (2001) et de Mama no me lo dijo (Maman ne me l’avait pas dit), (2003) de Mujeres Creando et Maria Galindo.

(distribution: le peuple qui manque)

Présentation par Kantuta Quiros & Aliocha Imhoff (Le peuple qui manque)

Pour connaître l’intégralité des seances, ainsi que les autres programmations du festival, rendez-vous sur http://www.resistancesdefemmes.org

Adresse : Espace Jean Vilar 1, rue Paul Signac 94110 Arcueil RER Ligne B – Arret Laplace (zone 2) ou Arcueil-Cachan (zone 3) Téléphone : 01 41 24 25 50

Remerciements : Maria Galindo, Anne Labit, Severine, Charlotte, Femmes en résistance.

Mujeres Creando à l’Action Mondiale des Peuples de Lyon

Samedi 26 Aout 2006 à 16h à l’AMP décentralisée à Lyon

Le groupe radical féministe bolivien, Mujeres Creando, constitue un exemple rêvé de dispositif d’actions transversales. Agissant de façon nomade et décentralisée (en graffitant les murs de la capitale bolivienne de toniques interpellations poétiques et politiques à l’égard du pouvoir en place et du patriarcat). Elles se font l’écho de la situation des femmes latino-américaines, prises dans les rets d’un système machiste et accueillent  au sein du collectif athées, croyantes, prostituées, lesbiennes, hétérosexuelles, femmes indigènes, paysannes, etc. Nous projetterons le samedi 26 août à 16h deux de leurs films « Mama no me lo dijo » ainsi que leurs actions de rue « Acciones » dans le cadre de l’Action Mondiale des Peuples, décentralisée à la Friche de Lyon.

Mama no me lo dijo de Maria Galindo & Mujeres Creando

(2003 – 52’ – VOSTF)

Documentaire fiction, actions de rue – Cinq épisodes : “La fiancée vendeuse ” – “Le sommeil de la vendeuse” – “La pute” – “L’indienne” – “Le messe de la religieuse”

« Je ne suis pas une mariée plantée sur l’autel. Je suis une enfant au cœur mutilé. On m’a brûlé les sentiments avec de l’acide, avec de l’eau bouillante, avec du venin. Je ne suis une fiancée plantée sur aucun autel Je hais les hommes, peut-être qu’à cause de cette haine, les jolies choses qui sont en moi ne se réveillent jamais, peut-être. Mais écoutez-moi, je dois les haïr pour survivre dans la rue. Je dois me méfier d’eux. Leur mentir du regard, leur démontrer qu’ils ne peuvent s’approcher. Je hais les hommes et la haine que je ressens me protège, pour qu’aucun ne m’exploite, pour qu’aucun ne me touche. J’ai mes raisons que je ne vais pas vous expliquer. J’ai mes raisons que personne ne comprendra. Je ne suis pas heureuse, c’est sûr, parce que la haine ne me laisse pas êtreheureuse. Je ne suis pas libre non plus parce que la haine ne me laisse pas libre. Mais je ne rencontre pas d’autres formes de les arrêter, je ne trouve pas d’autres formes pour me lier à eux, et qu’ils ne m’embêtent pas. Je ne trouve pas d’autres formes pour répondre à la vie. » (Extrait)



Acciones
de Mujeres Creando
(2001, 40′)

« Nous sommes loin du geste militant, héroïque, messianique, nous, nous convoquons, à des fêtes de rue, qui sont mutineries et des mutineries qui sont fêtes de rue. Elles sont mutineries car nous ne demandons pas la permission et parce que nous ne concevons pas notre présence dans la rue comme un spectacle avec public mais un engagement, une façon de tisser des complicités insolites et interdites. »

« Folles, agitatrices, rebelles, désobéissantes , subversives, sorcières, filles de la rue, graffiteuses, féministes-anarchistes, lesbiennes et hétérosexuelles ; mariées et célibataires ; étudiantes et employées de bureau ; indiennes, souillons, pauvres filles et demoiselles ; vieilles et jeunes ; blanches et brunes, nous sommes un tissu de solidarité, d’identités, d’engagements, nous sommes des femmes. »
« Pour tous les systèmes de fachos et de machos, la femme est une pute. Que meurent les systèmes, que vivent les putes. »
« Un pénis, n’importe quel pénis, est toujours une miniature. »
« Femme, ni soumise, ni dévote, libre, belle et folle. »
« Il est temps de passer de la nausée au vomissement. »
« Que vivent les grosses, que vivent les brunes, je veux être femme sans modèle à imiter »
« Notre féminisme ne recycle ni ne remplit, il remue, meut et émeut. »
« Face à la rupture entre sentir et penser, Mujeres Creando, pour une autre société. » « Nous sommes belles, nous sommes futées, nous sommes féministes. »

« Notre vengeance, être heureuses.» « Attention au patriarcat, aujourd’hui il se déguise sous forme de femme avide de pouvoir. »

« Superintendance des banques, organisme étatique de charité, protection et bénéfice pour les corrompus, et banquiers rusés. » (Mujeres creando)







Adresse : Collectif Friche Artistique – Autogérée – RESO 84 avenue Lacassagne 69003 Lyon – France

+ d’infos sur l’Action Mondiale des Peuples

Programmation : Aliocha Imhoff, Kantuta Quiros. Remerciements : Maria Galindo, La Friche, AMP, collectif Stamp, Anne So, Inga, Daniel.
Cinéma Queer 

Vendredi 23 Juin 2006 de 20h à minuit

au Cinéma Lux

 

Le vendredi 23 juin, de 20h à minuit, le cinéma Lux consacre une soirée de projection de films et de débats autour de la théorie et du mouvement Queer.

Evolution de Dafne Boggeri (2005, 2′)



QF Mix – Perversion – Subversion – 2002/2005
de la Queer Factory
(2005 – 12′)
« Queer Factory s’exhibe, mix d’images et sons, cexhib des oeuvres réalisées par le collectif depuis sa création jusqu’à ce jour »

Des Panthères Roses à Cracovie de Sophie Sensier et Barbara Schuch (2005, 30′)
Quelques temps après la mort du Pape et la montée en puissance d’un climat de violence homophobe en Pologne, on retrouve le collectif activiste des Panthères Roses de Paris (invitées à la Marche des Fiertés de Cracovie), toutes en déroute, constance et inquiétude. Chronique douce et burlesque d’un voyage, le film de Sophie Sensier et Barbara Schuch croque le doute au cœur de toute pratique militante.

Ash – Dafne Boggeri (3′) A la recherche de mon identité – Natacha Lemoine(2005, 4′)

Acciones de Mujeres Creando (2001, 12′, extraits)
Le groupe radical féministe bolivien, Mujeres Creando, constitue un exemple rêvé de dispositif d’actions transversales. Agissant de façon nomade et décentralisée (en graffitant les murs de la capitale bolivienne de toniques interpellations poétiques et politiques à l’égard du pouvoir en place et du patriarcat). Elles se font l’écho de la situation des femmes latino-américaines, prises dans les rets d’un système machiste et accueillent au sein du collectif toutes les multiplicités (athées, croyantes, prostituées, lesbiennes, hétérosexuelles, femmes indigènes, paysannes, etc.).

Sexual Opinion – Queeruption 8 Barcelona Video Workshop & Girlswholikeporno (2′)

Love on the beach – Girlswholikeporno (2′)

La Bestia – Girlswholikeporno (2′)

Hamburger, Live Footage – Team Plastique (4′)

Embodied Corpses de Gerald Marix (2004, 5′)

Un film diaporama. Les glissements progressifs, d’une chair à l’autre.



La vie en rose
– JohnJ
(3′)

JohnJ est une performeuse drag-queen japonaise. Ce bijou de cinéma sera projeté pour la première fois en Europe.

evolution



+


Venus Boyz de Gabriel Baur (102’, 2002, 35mm)

Un film-voyage à travers l’univers de la masculinité féminine/des femmes. Une légendaire soirée Drag King à New York est le point de départ vers une odyssée dans les mondes transgenrés où les femmes deviennent hommes, quelques unes pour une nuit, d’autres pour toute la vie. Qu’est-ce qui les motive ? Quels changements ont lieu ? De quoi rêvent-elles ? Les Drag kings de New York se rencontrent dans des clubs et se transforment voluptueusement dans leurs alter ego masculins, les parodiant et explorant l’érotisme et les stratégies de pouvoir masculin. A Londres on verra des femmes expérimentant les hormones pour devenir des hommes nouveaux ou des cyborgs. La masculinité et la transformation en tant que performance, subversion ou nécessité existentielle. Un film intime sur des personnes qui créent des identités sexuelles intermédiaires.

Informations pratiques Cinéma Lux – Avenue Sainte Thérèse 14000 CAEN – 02.31.82.29.87 – http://www.cinemalux.org/ Tramway – A&B / Arrêt Lux-Victor Lépine Bus: ligne 3&14 arrêt Ste Thérèse ou ligne 1, 5, 9, 11 arrêt Demi-Lune

Programmation : Aliocha Imhoff, Kantuta Quiros.

Remerciements : Cinema Lux, Didier Anne, Philippe Cote, Advitam, Daphne Boggery, Queer Factory (Hervé-Joseph Lebrun), Natacha Lemoine, Gerald Marix, Girls who like porno (Maria), Team Plastique (Kirsty), Sophie Sensier et Barbara Schuch, Mujeres Creando (Maria Galindo), Sos-homophobie, Tétu (Charlotte Bourgeois), Phil & Bea, l’Apollon, Pink Party, La Tortue, L’Arc en ciel, l’Open sauna, Le Café des Brumes, l’Excuse, Le Bistro, Cotton Pub, La Mare au diable, O’zone Café, Le Cochon Joyeux, Le P’tit Grilladin, Au Gai Luron, Stanislas Mauger, 100%, Venus, Université de Caen, Université Populaire de Caen, Artothèque de Caen, Michka Gorki, l’Etna.

 
Festival Interculturel de Saint-Denis


Programmation cinéma

Jeudi 11 Mai 2006 de 18h30 à 21h30 & Vendredi 12 Mai 2006 de 15h15 à 21h

à l’Université Paris VIII – Saint-Denis

le peuple qui manque, chargé de la programmation cinéma du Festival Interculturel de Saint-Denis, vous invite à l’université Paris VIII, les 11 et 12 mai prochains. Impensés postcoloniaux, banlieues ostracisées, créolité, subalternisme, cette programmation film esquisse quelques pistes de réflexion pour une interculturalité contemporaine.

Jeudi 11 Mai 2006 – Amphi A1 – 18h30-21h


18h30 – Et pourquoi pas ? de Fouad Sehabi

(Histoire d’un fils qui filme son père en train de s’arrêter de fumer)

(2003, 22′- Université Paris VIII)

" Dans le cadre de son atelier de réalisation, Claire Simon nous a proposé de réaliser un film en rapport avec l’idée de fin ; j’ai choisi de filmer mon père, qui venait de décider de s’arrêter de fumer. Filmer mon père dépasse sa relation au tabac: il s’agit aussi d’un film sur la relation entre un père et son fils" F.S. en présence du réalisateur


19h – Mémoires d’immigrés – Les Enfants

de Yamina Benguigui


(52’, 1997)

«Je voulais redonner de la dignité à ces Immigrés maghrébins dont on a oublié le passé et les conditions dans lesquelles ils ont été accueillis en France. L’ignorance est dangereuse. Il faut retrouver notre histoire pour mieux comprendre notre double culture et la faire connaître aussi aux français de souche». Y. Benguigui


19h50 – L’evangile du cochon creole

de Michelange Quay


(2004 -13’- Les Films à un dollar)

Avec Dominique Batraville. Court métrage sur les bidonvilles en Haïti. "Je suis le cochon Créole. Je suis qui je suis, je suis le porc de vos ancêtres. Il n’y a aucun porc sauf moi, Ce porc du nouveau monde dont le sang a lavé les esclaves de leur péché, dont la chair est ta chair, jusqu’à la fin des temps


20h05 – Ni putes Ni soumises, Itinéraire d’un combat

de Margherita Caron


(2005 – 53 ‘)

Ni putes ni soumises : c’est avec ces mots qu’une poignée de femmes des banlieues, lance en 2002, un appel dénonçant les dérives des ghettos et les violences faites aux femmes. En 2003, elles entament « la marche des femmes contre les ghettos et pour l’égalité », qui traverse 23 villes. Lors des actions, débats et rencontres, qu’elles mènent dans toute la France, nous assistons à la formidable libération de la parole qu’elles provoquent. (MK2 Doc)

Vendredi 12 Mai 2006 – Amphi B1 – 15h15-21h


15h15 – En attendant…

d’Anne Sophie Lepicard

(2002 – 24′ – Université Paris VIII)

Smaïl a quitté l’Algérie où ses chansons lui valaient des menaces de mort. Venu en France, on ne lui a pas donné le droit de rester. Mais il est resté malgré tout, dans l’espoir d’obtenir un jour ces fameux papiers… en présence de la réalisatrice


15h45 – Volatil(e) de Claire Ananos

(2005, 31’)

Avec Khalid Ribani, Majid El Farrouj « J’ai proposé ce film à Khalid Ribani en 1999. Khalid est un ami d’enfance, français d’origine marocaine. C’est un garçon un peu fou, très exubérant et joyeux en apparence, un peu "cassé" à l’intérieur. La caractéristique de Khalid est de ne pas tenir en place. Il part pour de très longues périodes en vadrouille en France ou à l’étranger, il disparaît, puis réapparait sans crier gare. Assez insaisissable, il faut profiter de ses moments de présence.
Il parle souvent du Maroc, comme d’un Eldorado. J’ai eu envie de découvrir ce pays à travers Khalid, tenter de définir Son Maroc à lui. Je lui ai proposé un protocole de tournage qui ne soit pas trop contraignant pour lui : partir au Maroc avec lui, suivre l’itinéraire de son choix, me "fondre" dans sa façon d’appréhender le monde…et moi, je le filme. Ce protocole de tournage impliquait que je me livre pieds et poings liés au bon vouloir de mon personnage : c’est lui qui conduisait, qui imposait ses envies, ses idées plus ou moins farfelues, qui connaissait le pays, la langue. Moi, en face, je devais défendre un film, et ça s’est avéré être une tâche assez complexe… » C.A. en présence de la réalisatrice


16h20 – Ici ou là-bas de Diden ZEGAOUI

(1998, 52’)

Des entretiens poignants sur un aspect peu connu : le retour forcé en Algérie d’adolescents dont les parents n’imaginent plus leur intégration en France. Brutalement déracinés, ils sont obligés de faire le parcours inverse de celui de la génération précédente pour s’insérer dans un pays qu’ils ne connaissent pas. (Médiathèque des trois mondes)


17h10 – Entretien avec Pascal Blanchard, historien

(10’, Oumma TV)

« La fracture coloniale en France est visible, mettez un pied dans une banlieue et regardez… » Pascal Blanchard est chercheur au CNRS et co-auteur de « La fracture coloniale. La société française au prisme de l’héritage colonial » (Oumma).


17h20 – Un racisme a peine voilé de Jérome Host

(2004, 75’, H production)

Octobre 2003, Alma et Lila Levy sont exclues du Lycée Henri Wallon d’Aubervilliers pour le seul motif qu’elles portent un foulard. S’en est suivi un débat politique et médiatique assourdissant, justifiant dans la plupart des cas l’exclusion des jeunes filles qui portent le foulard à l’école. Février 2004, une loi finit par être votée par l’assemblée nationale, à la demande de Chirac… "Un racisme à peine voilé" revient sur cette polémique depuis l’affaire de Creil en 1989 (où deux collègiennes avaient été exclues pour les mêmes raisons) et tente de "dévoiler" ce qui se cache réellement derrière la volonté d’exclure ces jeunes filles. Nous leur avons donné la parole. Ainsi qu’à d’autres [professeurs, militant(e)s associatifs(-ves), féministes, chercheurs(-euses)] regroupé(e)s autour du collectif "Une école pour tous-tes", qui lutte pour l’abrogation de cette loi qu’ils et elles jugent sexiste et raciste… (H prod)


18h40– MIB de Reynald Bertrand

(2003, 51’, Co-production MIB/Le compte-gouttes)

De septembre 2001 à juillet 2002, de Mantes-la-Jolie à Dammarie les Lys, chroniques de luttes autonomes qui se sont déroulées sur des quartiers populaires en réaction aux dispositifs discriminatoires tels que la double-peine, ou encore suite à des violences ou crimes policiers. Ces luttes, dont le devenir est incertain face à la raison d’Etat, interrogent la gestion policière des populations issues de l’immigration et sont l’expression d’un combat pour la dignité et l’égalité. (MIB) en présence du réalisateur et du MIB


19h30 – Faire kiffer les anges

de Jean-Pierre Thorn


(1996, 90’, Agat films)

« Depuis quinze ans – du Bronx aux Minguettes – dans des villes et leurs banlieues, s’est imposé un mouvement artistique rebelle, le « hip-hop » qui à travers graffs, rap et danse permet à une jeunesse exclue de dire: j’existe!. Qui sont les danseurs de ce « mouv » ? Leurs parcours, leurs rages, leurs rêves, leurs espoirs ? Qu’est-ce qui fait que toute une génération – qui se vit comme « grillée » – se reconnaît dans l’énergie particulière de cette culture ? D’où vient la beauté sauvage de ce langage des corps (inventé sur des cartons à même le sol) passant aujourd’hui de la rue à la scène et bousculant tous les codes de la danse contemporaine? Un voyage initiatique à travers les paysages lunaires – friches industrielles, caves, cités, centres urbains anonymes – à la rencontre de quelques-uns des personnages de cette aventure pour restituer une parole véritable – intime – à tous ceux que l’on n’entend plus d’ordinaire qu’à travers le prisme déformé des médias, lorsque brûle la banlieue au journal de 20 heures. » Jean-Pierre Thorn, novembre 1996.

Informations pratiques: La projection est entrée libre. Jeudi 11 mai la projection aura lieu en Amphi A1 tandis que celle du Vendredi 12 mai aura lieu en Amphi B1Université Paris 8 – 2 rue de la Liberté – 93200 St Denis Métro : Ligne 13, arrêt Saint Denis Université Cliquez ici pour visualiser un plan du quartier. Ainsi qu’un plan de l’université Plus d’informations sur le site de l’université.

Programmation : Aliocha Imhoff, Kantuta Quiros.

Remerciements : CIVD, Simon Weinspach, Assane Diakaté, Fouad Sehabi, Anne Sophie Lepicard, Claire Ananos, ASVJ, Vidéorème, Agat Films (Julie Rhône), Films à 1 dollar, H prod (Jerome Host, Christel), Mat Films (Thomas Arbez), Médiathèque des trois mondes, le MIB et le Compte-goutte production (Isabelle Tillou), Ni putes ni soumises (Franck Chaumont), Oumma (Said Branine, Djamel Mousli), Houria Bouteldja, ONF (Perrine Desforges), Lanterne Production, SeaFilms production, Abbel films, Kfilms, Sylvie Ananos, Dichfresco, François-Régis Levol, Scarhua, Michka Gorki, Pauline Trollé, Kamal Hachkar, Sakina Bakha et l’émission Extérieur Nuit de Radio Campus.


+ d’infos sur l’ensemble de la programmation du Festival Interculturel (musique, danse, poésie, cuisine du monde, etc.)


« Désirs éclatés et autres nécessités politiques »


Samedi 1er avril 2006 de 23h à 1h

au Parc Floral de Vincennes

Ce programme en forme de manifeste, s’en va fourrager autour de multiples formes de désirs, désirs sublimés, assumés, éclatés, mouvants, transgenres. Le documentaire Des Panthères roses à Cracovie, qui clôt la série des vidéos présentées, ouvre une interrogation sur quelle politique inventer et pour quel désir de politique.


L’amour, de leur côté de Kantuta Quiros 2005, 14 min

Out of nowhere (the remix) de Violette Villard et Marianne Magne 2004, 8 min 45s
Navigation poétique à travers un laboratoire nomade de corps mutants.

L’amour, de leur côté de Kantuta Quiros 2005, 14 min
Une danseuse fureteuse vient errer dans les jardins labyrinthiques du Carrousel du Louvre, mythique lieu de drague gay. Elle vient se mêler au peuple des hommes.

Embodied Corpses de Gerald Marix 2004, 5 min.
Un film diaporama. Les glissements progressifs, d’une chair à l’autre. En présence de Gerald Marix

Le corps les murs de Gerald Marix 6 min.
En présence de Gerald Marix

Le Cabinet de nexologie de Nexus, 2005, 5 min
Pièce impressive pour ombres et échos en Ils
En présence de Nexus

Love on the beach girlswholikeporno, 2min
Fantasia 21 girlswholikeporno, 3 min
La Bestia girlswholikeporno, 2 min 

Trucking’’, Clip by AlexetJeremy.com Team Plastique, 3 min
Hamburger, Live Footage, Team Plastique 4 min
Punk Rock Song, Grant Worth pour Avenue D, 3 min

Des Panthères Roses à Cracovie de Sophie Sensier et Barbara Schuch 2005, 30 min
Quelques temps après la mort du Pape et la montée en puissance d’un climat de violence homophobe en Pologne, on retrouve le collectif activiste des Panthères Roses de Paris (invitées à la Marche des Fiertés de Cracovie), toutes en déroute, constance et inquiétude. Chronique douce et burlesque d’un voyage, le film de Sophie Sensier et Barbara Schuch croque le doute au cœur de toute pratique militante. (K.Q.)


Informations pratiques
: La projection est entrée libre et aura lieu dans la salle de spectacle du Forum du Parc Floral, dans le cadre du Forum  des Associations étudiantes. L’entrée dans le parc floral se fera à partir de l’entrée des « pyramides » (voir les plans plus bas), l’accès principal étant fermé à partir de 20h.
Métro : Ligne 1, arrêt Château de Vincennes Rer : Ligne A, arrêt Vincennes Bus : Ligne 112, arrêt Stade Léo Lagrange Depuis le périphérique: 5 minutes depuis Porte Dorée, Porte de Vincennes ou Porte de Charenton Depuis l’Autoroute: 5 minutes depuis l’autoroute A4, sortie Joinville Cliquez ici pour visualiser un plan du quartier. Ainsi qu’un plan du parc floral et un plan du forum.

Programmation Aliocha Imhoff et Kantuta Quiros

Remerciements So what productions (Antoine Châtelet, Violette Villard et Marianne Magne) Gérald Marix Nexus Girls who like porno (Maria) Team Plastique (Kirsty) Avenue D (Daphne) Sophie Sensier et Barbara Schuch Hervé Joseph Lebrun (QueerFactory) Julien Gittinger François-Régis Levol L’émission Extérieur Nuit de Radio Campus FSDIE Paris 8 Animafac


Cette soirée est organisée dans le cadre du Forum des associations étudiantes. Pour plus d’informations, et pour connaître les autres programmes de la soirée, rendez vous sur le site d’Animafac

Last Tweets