Le MIX NY 21, The New York Queer Experimental Film Festival, qui se déroule du 15 au 19 octobre 2008, invite cette année Le peuple qui manque à proposer un programme de films/vidéos.

Closing Night Event
(
19 Oct 2008, 20h)

Actions de corps exclus

Ce programme, conçu en hommage à Michel Journiac, principal acteur de l’Art Corporel français, mort en 1995 et qui proclamait dans sa célèbre performance Action de corps exclu (1983) : « Le corps est le lieu de tous les marquages, de toutes les blessures, de toutes les traces.  Dans ta chair s’inscrivent les tortures, les interdits des classes sociales, les violences des pouvoirs dispersés mais jamais abolis. Aujourd’hui, seuls les exclus créent. Car c’est leur corps qui parle, énonce le refus. Corps de refus, corps vendus non achetés, corps condamnés, corps prostitués, corps torturés, corps outil de travail, corps pédé, corps drogué, corps alcoolique, corps malade. Toute la culture est ce tiers-exclus. »

Action de corps exclu
de Michel Journiac et Gérard Cairaschi

(1983, 15′, France, NY Premiere)

"Au commencement était le mot, et du mot vint l’exclusion, l’histoire a commencé d’une expulsion pareille, nous sommes les enfants de ceux qui ont cédé la place, nous sommes les enfants d’histoires de ceux qui ont cédé le pas. Nous sommes tous des enfants d’immigrés, toute la culture est ce tiers-exclus." Michel Journiac.
Action réalisée en 1983 au Musée d’Art Moderne Centre Georges Pompidou, au cours de laquelle Michel Journiac met en scène un rituel dramatique et se marque publiquement le bras au fer rouge d’un triangle, signe d’exclusion.
Actants: Michel Journiac, Eric Bossé, Michel Canivet, Antoinette Dimanche, Sabine Rosan.

Last Night I took a Man…
by David Wojnarowicz and Marion Scemama
(1989-2004, 3’, NY Premiere)

last-night.jpgDavid Wojnarowicz a décrit par son art hallucinatoire la faune interlope de l’East Village, ses rencontres sexuelles furtives et anonymes, sa révolte politique contre la société américaine, son homophobie et son ultra-conservatisme face à l’épidémie du sida, notamment.
Last night I took a Man, issu de la série des Sex Series and others, co-réalisée avec les cinéastes Marion Scemama et François Pain, et d’une de ses lectures, laisse apercevoir sa rage devant le traitement que réserve « l’usine à tuer américaine » aux marginaux et laissés-pour-compte du rêve américain.


1/2  Frösche Ficken Flink

de Hans Scheirl & Ursula Pürrer
(1994-96, 17’, Autriche)

Hans Scheirl, réalisateur du film culte Dandy Dust, réalise quelque années plus tôt avec Ursula Puerrer quelques films en super 8 de toute beauté pour un cinéma hermaphrodite et transgenre, entre cinéma actionniste, film trash, porno lesbien, hybridation des genres, identités cyborg et réappropriations performatives qui décline déjà la vitalité de son fantastique imaginaire corporel.

gezacktes-scheirl-purrer.jpggezacktes-scheirl-purrer-3.jpggezacktes-scheirl-purrer-2.jpg

Mama no me lo dijo – épisode 1 & Acciones – épisode 6
de Maria Galindo & Mujeres creando
(2003, 21’, Bolivie, US Premiere)

Le célèbre groupe féministe bolivien, Mujeres creando, collectif multitude de femmes en rébellion, mène depuis quinze ans, une passionnante élaboration entre intervention urbaine, critique radicale, utopie irrépressible, célébration faste et tendre du corps, du plaisir, du quotidien, des puissances de l’imaginaire. Leurs « actions » ou performances  de rue dessinent une posture éthique unique en son genre d’agitatrices, « ni intellectuelles ni artistes », en lutte contre les oppressions patriarcales, les schémas coloniaux, les politiques néolibérales. 

mama-no-me-lo-dijo-1-2.jpg

Ruins
de Raphael Vincent & Ruins Production

(France, 2004-2006, 23’, US Premiere)

ruins-raphael-vincent-1.jpgRuins est la trace d’un long voyage à travers l’Europe de l’Ouest d
ans différentes communautés queer autonomes. Les rencontres et les lieux ont été l’occasion de réaliser les cinq parties qui constituent ce projet artistique. Ni fiction ni documentaire, Ruins  fouille les systèmes de production d’image pour mettre à jour des identités qui échappent à l’œil du système.  « C’est à l’intérieur des ruines que se trouvent nos objets, fragments de genre, pièces éparses de nos histoires, des bouts de sexe, des images floues. Il fallait inventer des scènes, des attitudes et des performances. Nous réapproprier. Les maisons comme des squelettes autour de nous, les déchets et le reste. Le béton comme ami. Les bouts de verres étincellent. »

Remerciements: Les ayants-droits et distributeurs, Stephen Kent Jusick / MIX.
Traductions: Samuel Bonnefont

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