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Sommaire:
1er octobre 2011 | 8 octobre 2011 | à suivre
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Lida Abdul
Lida Abdul est née à Kabul, Afghanistan en 1973. Elle émigre en Allemagne, en Inde puis aux États-Unis, suite à l’invasion soviétique. Ses vidéos mettent en scène à partir d’une écriture poétique performative les paysages afghans marqués par les guerres et les destructions au cours de la chute du régime des talibans. Son travail a notamment été montré à la Biennale de Venise 2005, Kunsthalle Vienna, Tate Modern, au Frac Lorraine, Frac Aquitaine, etc.
Once Upon Awakening (7 min, 2006, Afghanistan)
In Transit (5 min, 2008, Afghanistan)
Clapping with Stones (5 min, 2005, Afghanistan)
Dome (5 min, 2005, Afghanistan)
Energodar de Louidgi Beltrame (37 min, 2010, France)
Les Atomgrads sont des villes bâties durant la guerre froide pour recevoir les populations actives dans les recherches nucléaires militaires en Russie. Depuis la chute de l’Union Soviétique et l’accident de Tchernobyl, ces villes sont désertées. Parmi les constructions, il y a Duga-3, un mur métallique générant un signal anti-missile claquant à 10 hertz et perturbant les transmissions sur ondes courtes. La visite présente les ruines dispersées en une série d’atomes visuels et sonores tirés d’une époque musicale électronique et punk. (Gilles Grand). Louidgi Beltrame est né en 1971 à Marseille. Il a récemment présenté son travail au Jeu de Paume, au Palais de Tokyo, au Musée d’art moderne et contemporain de Strasbourg, au Musée André Malraux du Havre, à la Galerie Jousse Entreprise ainsi qu’au Festival du Film de Locarno et au Festival International du Documentaire à Marseille..
Real Remnants of Fictive Wars V de Cyprien Gaillard (7 min, 2004, France)
Défini au départ par Cyprien Gaillard comme une oeuvre Land Art, le projet 'Real Remnants of Fictive Wars' rassemble un ensemble de films dans chacun desquels une épaisse fumée blanche, produite par des extincteurs, vient envahir l'espace: zones urbaines, péri-urbaines et paysages de nature que l'artiste investit pour ses réalisations. Les films semblent rendre hommage à la peinture romantique, tout en introduisant la notion de vandalisme chère à l'artiste. Entre iconoclasme et esthétique minimale, romantisme et Land Art, le travail de Cyprien Gaillard (né à Paris en 1980, vit et travaille à Berlin) interroge la trace de l'homme dans la nature et face au passage du temps. Il remporte le Prix Marcel Duchamp en 2010.
Cinéma des cinéastes - 7 Avenue Clichy, 75017 Paris M° Place de Clichy
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Frozen War de John Smith (11 min, 2001, UK)
L'artiste anglais John Smith, confiné dans une chambre d'hôtel, loin de chez lui, remet en cause les journaux télévisés qui couvrent les bombardements en Afghanistan.
Dirty Pictures de John Smith (14 min, 2007, UK)
D'un hôtel de Bethléem à un autre dans Jérusalem Est, John Smith rencontre une série de problèmes impliquant un plafond, une caméra vidéo et l'occupation d'Israël en Palestine. Avec la première guerre du Golfe, a émergé le phénomène des journalistes couvrant la guerre depuis leur chambre hôtel, diffusant des images de la guerre fournies par les armées. Le théoricien des médias McKenzie Wark décrira cette mutation de l’expérience visuelle de la guerre comme télesthésique. Depuis trois décennies, John Smith développe un corpus de films qui renverse et explore habilement les frontières de la perception entre vérité et fiction, représentation et abstraction. Ses films, vidéos et installations sont projetés dans de nombreuses salles de cinéma, des galeries d'art et à la télévision à travers le monde entier et ont remportés de nombreux prix, que ce soit au festival de Leipzig, Oberhausen, Hambourg, Cork, Genève, Palerme, Graz, Uppsala, Bangkok, Ann Arbor et Chicago.
Casio, Seiko, Sheraton, Toyota, Mars de Sean Snyder
(13 min, 2004-2005, Etats-Unis)
A partir d’images provenant de sources gouvernementales, amateures et photojournalistiques, et en suivant les conventions et techniques du photojournalisme, Sean Snyder jette une lumière sur des décennies d’influence et d’engagement institutionnels étrangers en Irak et en Afghanistan. L’apparition répétée de produits, comme les tablettes de chocolat Mars, les camions Toyota et les montres Casio expose la capacité qu’ont les images véhiculées par les médias à servir accidentellement – ou peut-être à dessein – le placement de produits. Sean Snyder est né en 1972. Il habite et travaille à Berlin et Kiev. Son œuvre récente est le fruit d’une recherche sur la représentation de la guerre. Ses œuvres sont présentées à la 9e Biennale d’Istanbul (2005); dans le cadre d’InSITE au San Diego Museum of Art/Centro Cultural Tijuana (2005); lors de Living Inside the Grid au New Museum of Contemporary Art, à New York (2003); et de la Manifesta 2, à Luxembourg (1998).
Episode 1 de Renzo Martens (45 min, 2000-2003, Pays-Bas)
En 2003, Renzo Martens réalise le film Episode I, dans lequel l’artiste voyage en Tchétchénie et endosse le « rôle le plus important - mais rarement reconnu - dans toute guerre médiatisée : celui du téléspectateur, pour l’attention duquel on se bat. » Premier épisode d’une série où Martens interroge l’épistémologie de la construction des représentations médiatiques des conflits politico-militaires, Martens y met à jour les liens idéologiques entre production de l’image et de la vérité.
« La bataille médiatique est d’ailleurs bien plus importante que celle livrée avec des Kalashnikovs ou des bombes. Suivant ce constat, je n’ai donc pas demandé aux rebelles, aux réfugiés, ni aux soldats russes leurs impressions. C’était inutile. Je les ai en revanche harcelés avec des questions concernant mon ressenti. Finalement l’enjeu c’est ça, c’est moi, le spectateur. Le principal est de savoir comment je me sens, maintenant que leurs larmes coulent, que leur ville est en flammes. ». Renzo Martens, L’homme qui explique aux Pauvres comment exploiter leur misère, entretien avec Sabine Noble et Mathieu Chausseron in Entrisme numéro 5, Paris, juin 2010
Renzo Martens est un artiste hollandais. Son travail a notamment été présenté à la Biennale de Berlin 2010.
Cinéma des cinéastes - 7 Avenue Clichy, 75017 Paris M° Place de Clichy
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