ART-ACTION FEMINISTE

Panorama de la vidéo-performance féministe
contemporaine latino-américaine

MUJERES CREANDO, REGINA JOSE GALINDO,
SANDRA MONTERROSO, MARIA ADELA DIAZ

Oblo cinema @ Lausanne
18 et 19 novembre 2009 à 20h

mamanomelodijo-1-2.jpg Art-action. Un art de résistance et d’insubordination, intrication de corps et de politique, s’est emparé, depuis les années 1960, du continent latino-américain. De là, s’origine l’éclosion, principalement depuis les années 80, d’un très grand nombre d’artistes performeuses et vidéastes, œuvrant depuis le même lieu d’un travail féministe de l’art, intégrant à leur travail la dimension du genre, de la sexualité et de l’identité culturelle. Cette séance est l’occasion de montrer un aperçu exceptionnel de cette scène contemporaine particulièrement vivace, riche et explosive de la vidéoperformance d’artistes latino-américaines, particulièrement féconde en Amérique centrale (Guatemala) et en Bolivie.

Un programme présenté et conçu par Kantuta Quirós et Aliocha Imhoff. 

regina-jose-galindo-quien.jpgRegina José Galindo
Poétesse, vidéaste et performeuse, née en 1974, Regina José Galindo figure depuis le milieu des années 90 comme une des artistes guatémaltèques les plus emblématiques de sa génération, lauréate du Lion d’Or à la Biennale de Venise en 2005. Au cours de ses performances controversées, son corps est le véhicule par lequel elle dénonce les conflits politiques et se fait explicitation de la violence faite aux femmes.

¿Quien puede borrar las huellas ? (2003, 2’, coul., son.) / Mientras, ellos siguen libres (2007, 2’, coul., son.) /  Perra (2005, 5’, coul., son.)

deformacion-33-sandra-monterosso.jpgSandra Monterroso
Les actions de Sandra Monterroso, performeuse et vidéaste guatémaltèque née en 1974, sont le lieu d’un conflit entre émancipation et tradition culturelle. Ses vidéoperformances sont la trace d’une auto-prise de conscience, d’un travail de sabotage des prescriptions sociales et du passage entre plusieurs mondes.
Deformación # 33 (2007, 5’, coul., son.)
Entretien avec Sandra Monterroso, blog elles@centrepompidou

maria-diaz-borderline.jpgMaría Adela Díaz
Née au Guatemala en 1973, vivant à Los Angeles, vidéaste et performeuse, María Adela Díaz met en scène son expérience autobiographique de migrante sans papier en Californie.
Borderline (2005, 2’, coul, son.) (distribution: le peuple qui manque)

acciones-mujeres-creando.jpgMujeres Creando
Le collectif féministe bolivien Mujeres creando mène depuis plus de quinze ans, une passionnante élaboration entre intervention urbaine, critique radicale, utopie irrépressible, célébration faste du corps, du plaisir, du quotidien, des puissances de l’imaginaire. Graffiteuses et vidéastes, elles rejettent toute séparation de l’art, leurs actions de rue dessinant une posture éthique unique en son genre d’agitatrices, en lutte contre les oppressions patriarcales, les schémas coloniaux, les politiques néolibérales.  
Mujeres Creando – Acciones – Creando Mujeres – sélection (2001,    vost, 24’)
Mujeres Creando & Maria Galindo – Mama no me lo dijo – sélection (2003, vost, 30’)

INFORMATIONS PRATIQUES
Cinema Oblo
Avenue de France 9
Lausanne, Suisse

+ d’informations et horaires: http://www.oblo.ch/

Programmation et textes : Kantuta Quiros & Aliocha Imhoff (le peuple qui manque)
Remerciements: Les artistes, Oblo Cinéma (Sara Tocchetti).

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