Le Procès
de la Fiction
Procès fictif de la frontière entre fait et fiction
Dans le cadre de la Nuit Blanche 2017
Quand : le samedi 7 octobre 2017 de 19h à 2h du matin
: dans la salle du Conseil de Paris, Hôtel de Ville
Entrée par le 5, rue Lobau, 75004 Paris

Invités
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Equipe et remerciements
Informations pratiques

Présidents de séance 

Mathieu Potte-Bonneville © cobblestuvPhilosophe, ancien président du Collège international de philosophie, Mathieu Potte-Bonneville est maître de conférences et responsable du pôle « Idées et savoirs » de l’Institut français, qui se propose de faire voyager dans le monde les nouvelles scènes intellectuelles françaises. A ce titre, et parce que penser devrait être une fête, il coordonne depuis deux ans la Nuit des idées qui rassemble, chaque mois de janvier, des dizaines de lieux de culture et de savoir en France et dans plus de cinquante pays. Pour avoir fréquenté très tôt les livres de Michel Foucault, il a installé ses travaux en équilibre précaire entre le monde de la théorie, celui du débat public, celui des fictions et narrations d’aujourd’hui – qu’elles prennent corps dans le cinéma, les séries, l’art contemporain. En sont sortis des livres, des articles dans la revue Vacarme et ailleurs, ainsi qu’une remuante indifférence à l’injonction d’être situé.

Caroline Broué, Courtesy Radio France, Christophe AbramowitzCaroline Broué est productrice à France Culture depuis 2007. Diplômée de Sciences politiques et de Lettres modernes, elle est entrée à la radio en 1998, a été rédactrice en chef adjointe des « Matins de France Culture » de 2002 à 2007 avec Nicolas Demorand puis Ali Baddou, avant de concevoir et d’animer ses propres émissions, dont « Place de la toile », «Les Retours du dimanche », et surtout « La Grande Table », créée en 2010 et dont elle a été responsable jusqu’en 2016. Elle a par ailleurs été conseillère éditoriale pour des émissions de télévision (« Le Bateau Livre » sur France 5 en 2005, « Ce soir ou jamais » sur France 3 en 2006), responsable de collection (Terrail photo/Magnum) et collaboré à plusieurs journaux de presse écrite (Le Monde 2, Les Inrockuptibles). En 2008, ses entretiens avec Françoise Héritier ont paru sous le titre L’Identique et le Différent (L’Aube/Radio France). Elle est l’auteur d’un premier roman, De ce pas, paru en janvier 2016 chez Sabine Wespieser éditeur, et d’un récit, Comédies, avec Marin Karmitz, publié chez Fayard en novembre 2016. En septembre 2016, elle a créé une toute nouvelle émission sur France Culture, « La Matinale du samedi ». Elle écrit pour Grazia et collabore à « 28minutes » sur Arte.

 

Avocats de l’accusation 

Françoise Lavocat © Seuil

Françoise Lavocat, ancienne élève de l’Ecole Normale Supérieure, est professeure de littérature comparée à l’Université Paris 3 Sorbonne nouvelle, membre de l’Institut Universitaire de France et de l’Académie Européenne. Elle a été membre du Wissenschaftskolleg de Berlin (2014-2015), et professeure invitée dans les Universités de Chicago (2013 et 2017), de Kyoto (2010), de Tel Aviv (2007). Elle est spécialiste des théories de la fiction et des récits de catastrophe dans une perspectivediachronique, en mettant plus particulièrement l’accent sur les XVIe et XVIIe siècle. Elle a notamment publié : Usages et théories de la fiction (P. U. R. éd, 2004), La théorie littéraires des mondes possibles (éd. Lucie éditions, 2010), Pestes incendies naufrages, écritures du désastre au XVIIe (éd. Brepols, 2011), Fait et Fiction, pour une frontière (Seuil, 2016), Interprétation littéraire et sciences cognitives (Hermann, éd. 2017). Elle prépare actuellement deux ouvrages, l’un sur la démographie des personnages de fiction, l’autre sur la mémoire des catastrophes.  

Alexandre Gefen est directeur de recherche au CNRS (UMR THALIM, Théorie et histoire des arts et des littératures de la modernité, Université Paris 3 – Sorbonne nouvelle). Directeur de la Nouvelle Revue Esthétique (PUF), il travaille sur des questions de théorie littéraire appliquées à la littérature française contemporaine et notamment sur la question du statut, des fonctions et des effets de la fiction. Fondateur de Fabula.org, chargé de mission à l’Institut des Sciences Humaines et Sociales, il travaille également sur les Humanités numériques. Il est par ailleurs critique littéraire. Dernières parutions : Vies imaginaires de la littérature française, Paris, Gallimard, 2014 ; Art et émotions, Armand Colin, 2015 ; Inventer une vie. La fabrique littéraire de l’individu, Les Impressions Nouvelles, 2015. À paraître chez José Corti à l’automne 2017 : Réparer le monde. La littérature française face au XXIe siècle.

Alison JamesAlison James est professeure de littérature française à l’Université de Chicago. Ses recherches portent sur l’Oulipo, les poétiques formalistes, l’écriture du quotidien, et l’esthétique documentaire en littérature. Elle est l’auteure de Constraining Chance : Georges Perec and the Oulipo (Northwestern University Press, 2009) et de divers articles sur la littérature moderne et contemporaine. Avec Christophe Reig, elle a co-dirigé l’ouvrage collectif Frontières de la non-fiction: L’esthétique documentaire et ses objets (Presses Universitaires de Rennes, 2013). Elle a dirigé également le numéro “Forms of Formalism” de la revue L’Esprit créateur (2008) et (avec Olivier Dubouclez) un numéro de la revue Littérature consacré à Valère Novarina (n°176, 2014).

 

Avocats de la défense 

Dorian AstorAncien élève de l’ENS Ulm et agrégé d’allemand, Dorian Astor est notamment l’auteur de Lou Andreas-Salomé (Gallimard, Folio biographies, 2008), Nietzsche (Gallimard, Folio biographies, 2011), Nietzsche. La détresse du présent (Gallimard, Folio essais, 2014) et Deviens ce que tu es. Pour une vie philosophique (Autrement, 2016). Il a fait paraître plusieurs traductions de Freud (Flammarion, Gallimard) et dirigé le Dictionnaire Nietzsche (Robert Laffont, « Bouquins », 2017). Depuis 2015, il consacre ses travaux au concept de perspectivisme (notamment chez Leibniz, Nietzsche, Whitehead, Deleuze), dans le cadre d’un contrat doctoral à l’École Polytechnique. Il est également chercheur associé à l’ITEM (équipe Nietzsche), une unité de recherche ENS/CNRS.

Laurent de Sutter Laurent de Sutter, courtesy Geraldine Jacquesessayiste, éditeur et curateur. Il est Professeur de théorie du droit à la Vrije Universiteit Brussel. Il est l’auteur de nombreux livres, traduits en plusieurs langues, et consacrés à l’exploration de ce qu’il appelle « la déchetterie de l’être ». Parmi ces livres, récemment : Théorie du kamikaze (Puf, 2016), Poétique de la police (Rouge Profond, 2017), L’âge de l’anesthésie (Les Liens Qui Libèrent, 2017). Il dirige les collections « Perspectives Critiques » aux Presses Universitaires de France, et « Theory Redux » chez Polity Press. « Les Inrocks » ou « Technikart » l’ont souvent fait figurer dans leur classement des cent personnalités culturelles françaises les plus importantes, même s’il est Belge.

Fabien Danesi

Docteur en histoire de l’art contemporain, Fabien Danesi est maître de conférences en arts plastiques à l’Université de Picardie Jules Verne. Ancien pensionnaire de l’Académie de France à Rome – Villa Médicis, il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur l’Internationale situationniste et Guy Debord. Ses recherches portent également sur la postmodernité et l’art contemporain.  Membre de l’AICA-France, il a été responsable du programme du Pavillon Neuflize OBC, laboratoire de création du Palais de Tokyo, de 2014 à 2017. Il a été curateur de plusieurs expositions (Séoul, Athènes et FRAC Corse) et prépare actuellement un projet à Los Angeles intitulé La Dialectique étoilée dans le cadre d’une résidence de la FLAX Foundation. 

 

Les témoins et experts 

Dominique CardonDominique Cardon est professeur de sociologie à Sciences Po où il dirige le médialab de Sciences Po. Ses travaux portent sur les usages d’Internet et les transformations de l’espace public numérique. Il étudie les algorithmes permettant d’organiser l’information sur le web. Il a publié récemment A quoi rêvent les algorithmes. Nos vies à l’heure des big data, Paris, Seuil/République des idées, 2015 et, avec Jean-Philippe Heurtin, Chorégraphier la générosité. Le Téléthon, le don, la critique, Paris, Économica, 2016.

Pascal Engel © Didier Goupy Ancien élève de l’ENS, Pascal Engel est, depuis 2012, directeur d’études à l’EHESS au centre de recherche sur les arts et le langage. Il est spécialiste de philosophie de la connaissance, du langage et de logique. Entre autres, il a publié À quoi bon la vérité ? avec Richard Rorty en 2005. Son dernier ouvrage paru s’intitule Les lois de l’esprit : Julien Benda ou la raison en 2012. 


Romain Bertrand © B. Gaudilere
Romain Bertrand
est historien, spécialiste du monde insulindien (Indonésie, Malaisie, Philippines) aux époques moderne et coloniale. Directeur de recherche au Centre d’études et de recherches internationales (CERI, Sciences Po Paris/CNRS) et membre du comité de rédaction de la revue Annales. Histoire, sciences sociales, il travaille depuis une quinzaine d’années à une « histoire-mondes » qui ne fasse plus la part trop belle à l’Europe. Il a notamment publié Mémoires d’empire. La controverse autour du ‘‘fait colonial’’ (Editions du Croquant, 2006), L’Histoire à parts égales. Récits d’une rencontre Orient-Occident (XVIe-XVIIe siècle) (Points Seuil, 2015), Le Long remords de la Conquête. Manille-Mexico-Madrid : l’affaire Diego de Ávila (1577-1580) (Seuil, 2015) et Colonisation : une autre histoire (La Documentation Photographique, 2016). Il a enseigné à la New School for Social Research (New York) et à l’Université Fudan (Shanghai). Il travaille à l’heure actuelle à un conte de faits qui a pour toile de fond l’installation aussi futile que précaire des Britanniques sur la côte nord-est de Bornéo dans les années 1870-1880.

Nadia Yala Kisukidi (philosophe)

Quentin Deluermoz, courtesy Emmanuelle MarchadourQuentin Deluermoz, historien, est maître de conférences à l’Université Paris 13 (laboratoire pleiade) et membre de l’Institut universitaire de France (IUF). Spécialiste d’histoire sociale et culturelle des ordres et des désordres au XIXe siècle (Europe et Empires), il s’intéresse également dans ce cadre aux croisements entre histoire, sciences sociales et littérature. Il a récemment publié, avec Pierre Singaravélou, Pour une histoire des possibles. Analyses contrefactuelles et futurs non advenus (Seuil, 2016), dirigé, avec Anthony Glinoer, l’ouvrage collectif L’insurrection entre histoire et littérature, (Publications de la Sorbonne, 2015) et co-fondé la revue Sensibilités. Histoire, sciences sociales, critique. Sa recherche actuelle porte sur la Commune de Paris dans une perspective à la fois locale et globale.

Laurent Binet est écrivain, auteur de HHhH, roman historique qui retrace l’attentat contre Heydrich à Prague en 1942, et de la 7e Fonction du langage, une enquête policière qui prend comme point de départ la mort de Roland Barthes. Il a été professeur de français pendant dix ans en Seine-Saint-Denis. Laurent Binet ©JF Paga-Grasset

 

Yannick Haenel, romancier et essayiste, est né en 1967. Il a fondé et co-anime la revue Ligne de risque. Ancien pensionnaire de la Villa Médicis. Auteur associé du Centre National Dramatique de Rennes. Il a publié, entre autre, Cercle (Gallimard, 2007, Prix Décembre, Prix Roger Nimier), Jan Karski (Gallimars, 2009, Prix du roman Fnac, Prix Interallié), Les Renards pâles (Gallimard, 2013), Je cherche l’Italie (Gallimard, 2015, Prix de la Sérénissime), et Tiens ferme ta couronne (Gallimard, 2017)  Yannick Haenel, 2017. Courtesy Francesca Mantovani, Gallimard 


Anna Arzoumanov
Anna Arzoumanov
est agrégée de lettres modernes et docteur en littérature française de l’université Paris-Sorbonne, où elle est maitre de conférences depuis 2010. Elle est l’auteur de 4 livres et d’une trentaine d’articles. Ses travaux portent sur la question de la frontière entre fait et fiction à laquelle elle a consacré un premier livre portant sur le roman à clef sous l’Ancien Régime (Garnier, 2012). Ses recherches actuelles se concentrent désormais sur l’extrême contemporain tout en continuant d’interroger la manière dont la frontière entre fait et fiction conditionne les manières de lire. Elle rédige actuellement un livre intitulé Juger les mots au tribunal dans lequel elle s’attache plus particulièrement à la manière dont la 17e chambre, dite chambre de la presse, juge les délits discursifs. Dans ce cadre, elle étudie de près les procès d’œuvres littéraires, dont les auteurs sont jugés pour des motifs aussi divers que l’incitation à la haine raciale ou l’atteinte aux droits de la personnalité. A partir d’un large corpus de décisions de justices concernant des fictions littéraires, elle cherche à décrire au plus près les protocoles de lecture des juristes ainsi que les critères qu’ils utilisent pour juger. La frontière entre fait et fiction y apparait centrale et nécessaire pour arbitrer les contentieux.

Mathieu Simone t© Hervé Baudat Mathieu Simonet est avocat et écrivain. Il est notamment l’auteur de trois romans autobiographiques aux éditions du Seuil (Les Carnets blancs en 2010, La Maternité en 2012 et Barbe rose en 2016) et d’un documentaire sur son amie d’enfance Anne-Sarah Kertudo, qui a monté la première permanence juridique en langue des signes. Il est également vice-président de la Société des gens de lettres aux affaires juridiques, artiste-chercheur aux Ateliers Médicis et co-fondateur de l’agence Gibraltar qui propose un accompagnement créatif aux entreprises.  

CCamille de Toledoamille de Toledo est écrivain. Il est l’auteur, notamment, de L’Inversion de Hieronymus Bosch, Vies et mort d’un terroriste américain (Gallimard 2004 et 2007), Vies potentiellesOublier, trahir, puis disparaître (Seuil, 2010, 2014), et Le Livre de la faim et de la soif (Gallimard, 2017). Depuis ses premiers textes, il ne cesse d’étendre sa pratique de l’écriture à des champs séparés par les catégories et les institutions. Ecritures étendues à la vidéo, à l’installation, à la sculpture, qui se rassemblent dans une conception de la « lettre » comme « matière », comme « silhouette » et « forme », une conception inspirée de la Kabbale et qui irrigue toute la pensée juive. En 2008, avec des parrains tels que Bruno Latour et Umberto Eco, il crée la Société européenne des Auteurs, qui accompagne un geste de réouverture, afin de concevoir un espace poétique et politique à partir de la métalangue du traduire. Dans le cycle de conférences qu’il conduit à la Maison de la Poésie, Histoire du vertige, s’est affirmée une notion autour de laquelle circule tout son travail, et qu’il nomme « habitations fictionnelles » : une économie générale de la croyance engageant des fictions à même le monde. 

Maylis de Kerangal © Emmanuelle Marchadour, Le Seuil
Maylis de Kerangal est écrivain. Après avoir étudié l’histoire, la philosophie et l’ethnologie elle est éditrice de guides de voyages puis de documentaires pour la jeunesse. En 2000, Je marche sous un ciel de traîne  est édité chez Verticales. Suivront La Vie voyageuse (2003), Ni fleurs ni couronnes (2006) et Corniche Kennedy (2008). Chez Naïve, elle publie Dans les rapides (2007) fiction en hommage à Blondie et Kate Bush. En 2010, elle est lauréate du prix Médicis et du prix Franz Hessel pour Naissance d’un pont. En 2014, son roman Réparer les vivants reçoit une douzaine de prix littéraires dont le Grand Prix du livre RTL-LIRE, et le prix du Roman de l’Etudiant France Culture-Télérama. Il est adapté au cinéma et au théâtre. La même année, elle publie à ce stade de la nuit (Guérin, 2014), réédité chez Verticales en 2015, puis Un chemin de table dans la collection « raconter la vie », au Seuil (2016).  Elle est membre du collectif Inculte. 

Dominique ViartEssayiste et critique, membre honoraire de l’Institut universitaire de France, Dominique Viart est professeur de littérature moderne et contemporaine à l’Université Paris Nanterre où il dirige avec Jean-Marc Moura l’Observatoire des écritures contemporaines françaises et francophones. Directeur de la Revue des Sciences Humaines et de plusieurs collections aux Presses universitaires du Septentrion, il a promu la recherche universitaire sur la littérature contemporaine (La Littérature française au présent, Bordas) et consacré des essais à Jacques Dupin, Claude Simon, Pierre Michon, François Bon, Eric Chevillard, Patrick Deville. Particulièrement attentif aux relations entre littérature et sciences sociales, il organise à Paris chaque année, avec la Maison des Ecrivains et de la Littérature, les rencontres « Littérature : enjeux contemporains ». Il vient de faire paraître aux éditions POL, avec Jean Frémon et Nicolas Pesquès, un recueil de poèmes dispersés ou inédits de Jacques Dupin : Discorde.

Nancy MurzilliNancy Murzilli est maître de conférences à l’Université de Paris 8. Elle est membre du laboratoire LHE (Littérature, histoires, esthétique) et membre associé de l’ARGEC (Atelier de recherche génois sur les écritures contemporaines). Auteur d’une thèse en philosophie esthétique intitulée La fiction littéraire comme expérience de pensée, ses travaux de recherche portent sur l’esthétique pragmatique de la création et de la réception littéraires et artistiques. Elle a publié de nombreux articles sur la logique et l’esthétique de la fiction, sur le possible et les expériences de pensée en littérature et sur les relations entre la littérature et les arts contemporains. Elle a participé à la traduction des œuvres de Nelson Goodman et de John Dewey. Elle a récemment publié, dans la revue Itinéraires, un numéro intitulé « Banlieues » : entre imaginaires et expériences. Paraîtront prochainement La littérature et les arts : paroles d’écrivains aux Editions Cecile Defaut etun numéro intitulé Intermédialité et transmédialité dans les pratiques artistiques contemporaines, dans la revue Recherches en sémiotique.

Eric Chauvier est enseignant-chercheur à l’école nationale d’architecture de Versailles. Il est anthropologue urbain et écrivain, auteur de livres, notamment aux éditions allia, tous plus ou moins focalisés sur les angles morts ou mutilés de la vie sociale : les mendiantes Roms, les adolescentes désespérées, les victimes du phoning, les résidents des périphéries pavillonnaires, les hispters traumatisés, sa petite ville de naissance. Eric Chauvier

Thomas Mondémé est docteur en Littérature Française et traducteur. Il a enseigné la théorie littéraire et l’histoire des idées à l’Université et a soutenu 2014 une thèse sur le potentiel cognitif de la fiction. Ses travaux croisent volontiers French Theory et pragmatisme américain.
Olivier Caïra est maître de conférences en sociologie à l’Université d’Evry (Centre Pierre Naville) et membre de l’équipe de narratologie du CRAL (EHESS). Il étudie de manière comparative les industries de divertissement et les expériences de la fiction. Ses travaux actuels portent sur la scénarisation, l’interactivité et la représentation de l’intelligence à l’écran. Il a notamment publié Hollywood face à la censure (2005), Jeux de rôle : les forges de la fiction (2007) et Définir la fiction(2011). Olivier Caira 


Claudine Tiercelin © Collège de France

Titulaire de la chaire de Métaphysique et philosophie de la connaissance au Collège de France depuis 2011, Claudine Tiercelin est spécialiste de Charles Peirce, fondateur du pragmatisme. Après l’ENS, Berkeley, et un DEA de sociologie avec Pierre Bourdieu, elle fait une thèse avec Jacques Bouveresse sur le problème des universaux chez Peirce. Elle est  notamment l’auteur de La Pensée-signe en 1993, Le Ciment des choses en 2011, ou plus récemment  Le doute en question : Parades pragmatistes au défi sceptique (2005 réédité avec unepostface en 2016) et The Pragmatists and the Human Logic of Truth (2014). Elle fait paraitre dans les mois qui viennent un ouvrage intitulé « Osons le savoir ».


Jacques Rancière
(philosophe, sous réserve)

Pacome Thiellement, 2014, credit OctokunstPacôme Thiellement, né en 1975, s’est d’abord illustré dans le milieu de la bande dessinée à partir de l’âge de 13 ans en dirigeant le fanzine Réciproquement. Il est l’auteur de huit essais d’inspiration exégétique et burlesque : Poppermost – Considérations sur la mort de Paul McCartney (MF, 2002), Economie Eskimo – Le Rêve de Zappa (MF, 2005), Mattt Konture (L’Associaton, 2006), L’Homme électrique – Nerval et la vie (MF, 2008), Cabala – Led Zeppelin occulte (Hoëbeke, 2009), La Main gauche de David Lynch (P.U.F., 2010), Les Mêmes yeux que Lost (Léo Scheer, 2011), Tous Les Chevaliers Sauvages – un tombeau de l’Humour et de la Guerre (Philippe Rey, 2011) et Pop Yoga (Sonatine, 2013) et d’un roman, Soap Apocryphe (éditions Inculte, 2012). Son dernier livre  La Victoire des Sans Roi. Révolution gnostique vient de paraître dans la collection Perspectives critiques des éditions P.U.F. Il est le co-auteur avec Thomas Bertay de la collection de films expérimentaux regroupés sous le nom de Le Dispositif : 52 vidéos expérimentales. Il a publié des textes dans de nombreuses revues (R de Réel, Vertige, L’Eprouvette, Le Tigre, Espaces), magazines (Rock & Folk, Chronic’art, Standard, Les Cahiers du Cinéma, Fluide Glacial, Le Magazine Littéraire), ouvrages collectifs (Fresh Théorie, Ecrivains en série). Il est également l’auteur du livret d’un spectacle consacré à la musique de Frank Zappa, The Big Note. Philippe Manœuvre a parlé de lui comme d’un « poète » et d’un « prophète du rock ».

..Et des oeuvres de.. 

Le détecteur d'anges, avec Jakob Gautel et Jason Karaïndros  ©JJ

Jason Karaïndros (à gauche) & Jakob Gautel (à droite) , 1992 – 1995. Sculpture de lumière interactive, hauteur 30 cm, diamètre 16 cm, bois, verre, métal, électronique : Walter Goettmann, Berlin.

Né en 1963 à Athènes, Jason Karaïndros vit et travaille à Paris. Il est diplômé de l’E.N.S.B.A. de Paris et de l’École du Louvre. Son intérêt pour une pratique artistique prenant en compte les domaines de la science et de la technologie l’a amené à travailler avec les techniques multimédias. Sculpture, dessin, installation, photographie, vidéo, son etc. font partie de son langage plastique. Tout en posant parfois un regard aigu sur la vie politique et sociale, il insuffle à ses recherches une dimension métaphysique et son questionnement porte souvent sur ces limites invisibles au seuil desquelles se tient la science, mais au-delà desquelles notre perception peut tenter de s’aventurer. Il enseigne depuis 2000 à l’École Régionale des Beaux-Arts de Rouen ESADHaR. Jakob Gautel est artiste plasticien et enseigne à l’école d’architecture de Paris-La Villette. Né en 1965 à Karlsruhe, il a fait ses études à l’Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris, en arts graphiques et chez Christian Boltanski. Il vit et travaille à Paris et ailleurs, expose régulièrement en France et à l’étranger, et expérimente des formes d’art public hors des espaces convenus : affichages, action, performances, interventions … Son travail artistique tourne autour de la perception de la réalité, et tente d’ouvrir des brèches pour montrer ce qu’il y a derrière l’apparence des choses. Le fil conducteur dans son travail n’est pas une technique ou un sujet, mais la recherche sur la nature de l’image et la lisière entre la réalité et la fiction, entre le monde des apparences et ce qui se cache derrière, entre l’être et le paraître, et entre le monde extérieur et le monde intérieur. Il cherche la production de sens plutôt que la production d’objets.

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