Une
Constituante
Migrante
symposium-performance
Samedi 28 & Dimanche 29 janvier 2017
Centre Pompidou
dans la cadre du Festival Hors Pistes 2017

Déroulé des deux journées
Invités
Equipe - Partenaires - Remerciements
Informations pratiques

With

Michel Agier, courtesy Sebastien DolidonMichel Agier est anthropologue, Directeur d’Études à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) et chercheur à l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD), coordinateur du projet « Babels, la ville comme frontière » (ANR 2016-2018). Il vient de publier Les migrants et nous. Comprendre Babel (CNRS éditions, 2016), et Borderlands. Towards an Anthropology of Cosmopolitan Condition (Polity press, 2016).

 

Mehdi AliouaMehdi Alioua est docteur en sociologie, enseignant-chercheur à l’Université Internationale de Rabat. Il étudie les mouvements migratoires transnationaux et les espaces transfrontaliers entre l’Afrique de l’Ouest, le Maghreb et l’Europe en se focalisant sur la Méditerranée comme espace ambivalent de rencontres et de conflits. Il porte une attention toute particulière à l’auto-organisation des migrants en situation de marginalité et des conséquences qui en résultent sur ​​les reconfigurations sociopolitiques dans la région.

 

Nisrine Al AzahreNisrine Al Zahre est enseignante, traductrice, écrivaine. Née en 1973 à Damas, les années 80 et la terreur de l’état policier en Syrie ont marqué son histoire à jamais. Après une licence de littérature à l’université de Damas, elle s’est installée à Paris entre 1997 et 2004 pour préparer un doctorat en sciences du langage à l’Université de Paris VIII. De retour à Damas, fin 2004, elle a enseigné à Homs et Damas pendant 10 ans avant de retourner à Paris, mais comme refugiée cette fois-ci. Elle n’avait jamais connu l’écriture en dehors de la Linguistique, avant le déclenchement de la révolution syrienne en 2011, où elle a écrit et traduit dans différentes revues du Moyen Orient des écrits produits durant la révolution vers le français, s’y intéressant surtout à la subjectivité du drame vécu par les individus. Depuis 2014, elle est enseignante à l’Université. Elle a été invitée à plusieurs reprises pour parler de sa propre expérience de l’exil. 

 

kader-attia-michael-dannerKader Attia a grandi en Algérie et en banlieue parisienne. Depuis plusieurs années, ses recherches se concentrent sur le concept de réparation, dont l’esprit moderne occidental et la pensée traditionnelle extra-occidentale ont toujours eu une vision opposée. Ses expositions monographiques récentes incluent, “Sacrifice and Harmony”, au Museum Für Moderne Kunst, Francfort, “The Injuries are Here” au Musée Cantonal des Beaux Arts de Lausanne, ‘Contre Nature’, au Beirut Art Center, ‘Continuum of Repair: The Light of Jacob’s Ladder’, à la Whitechapel Gallery, London, ‘Repair. 5 Acts’, au KW Institute for Contemporary Art, Berlin. Son travail était également présenté à la Biennale de Dakar, la dOCUMENTA(13) de Kassel, ‘Performing Histories (1)’ au MoMA, New York, et ‘Contested Terrains’, à la Tate Modern de Londres. Il est en 2016 lauréat du Prix Marcel Duchamp. Il présente à la Biennale de Sharjah à Dakar le projet Vive l’indépendance de l’eau.

 

Babi BadalovLa poésie migrante de Babi Badalov se lit à l’aune de son expérience d’une vie passée des centres de détention aux maisons d’asile jusqu’à sa maison actuelle – les rues de Paris et de cette langue d’apprentissage qui constitue, pour tout réfugié, la principale lutte avec le système bureaucratique du droit d’asile. Sa poésie visuelle revêt la forme d’un journal, de collages, traces d’existences humaines au ban de la société, au cœur desquels se déploient ses recherches linguistiques où le dessin se confond avec l’écriture – combinaison, dans une logique phonétique, de caractères cyrilliques et latins et de toutes les langues qu’il parle et a traversées – du russe au français et à l’anglais.

 

Etienne BalibarEtienne Balibar est professeur émérite en Philosophie politique et morale à l’Université de Paris-X Nanterre et Anniversary Chair en Philosophie moderne européenne, à la Kingston University de Londres. Il est l’auteur notamment de 1965 : Lire le Capital (en collaboration avec L. Althusser, P. Macherey, J. Rancière, R. Establet), Editions François Maspéro ; 1985 : Spinoza et la politique, P.U.F. ; 1988 : Race, Nation, Classe. Les identités ambiguës (en collaboration avec I. Wallerstein), Editions La Découverte ; 2001 : Nous, citoyens d’Europe ? Les frontières, l’Etat, le peuple, Editions La Découverte ; 2011 : Citoyen-Sujet et autres essais d’anthropologie philosophique, PUF ; 2016 : Europe, crise et fin ?, Le Bord de l’Eau ; 2016 : Des Universels, Editions Galilée.

 

Marie-Laure Basilien Gainche

Marie-Laure Basilien Gainche est Professeure de droit public à l’Université Jean Moulin Lyon 3 et membre de l’Institut Universitaire de France, Marie-Laure Basilien-Gainche mène ses recherches en droit des migrations, en droits fondamentaux et en droit européen. Elle travaille à l’analyse les politiques et les normes européennes d’immigration et d’asile. 

 

Tania BrugueraDepuis plus de 25 ans, les installations de Tania Bruguera, artiste cubaine de renommée mondiale, examinent la nature des structures du pouvoir politique et leurs effets sur la vie des individus et des groupes les plus vulnérables. Elle développe depuis 2010 l’Immigrant Movement International, un projet d’art à long terme soutenu par Creative Time et le Queens Museum of Art, mouvement politique, dont le QG se situe dans le quartier cosmopolite de Corona, dans le Queens. Elle a créé en 2012, le Migrant People Party (MPP), un parti, appelant à l’abolition des frontières, entré dans le processus électoral au Mexique. Depuis 2015, Bruguera est artiste en résidence au bureau des affaires immigrantes du maire de New York.

 

Barbara Cassin est  philosophe et philologue, directrice de recherche au CNRS,  présidente du Collège international de philosophie. Elle a dirigé la publication du Vocabulaire européen de la philosophie. Dictionnaire des intraduisibles(Le Seuil / Le Robert, 2004). Elle vient de publier 2016, Eloge de la traduction. Compliquer l’universel (Fayard). Commissaire d’exposition de commissaire de l’exposition Après Babel, traduire au MUCEM.

 

Yves CittonYves Citton est professeur de littérature française à l’université de Grenoble-Alpes, membre de l’UMR LITT&ARTS CNRS 5316 et co-directeur de la revue Multitudes. Il a publié récemment Pour une écologie de l’attention (Paris, Seuil, 2014). Ses articles sont en accès libre sur www.yvescitton.net.

 

Catherine CoquioCatherine Coquio, professeur de Littérature comparée à Paris Diderot, y anime le séminaire « Ecrire et penser avec l’histoire à l’échelle du ‘monde’ ? ». Livres : Rwanda. Le réel et les récits (2004) ; L’art contre l’art (2006) ; L’Enfant et le génocide (2007) ; La littérature en suspens. (2015) ; Le mal de vérité ou l’utopie de la mémoire (2015). Collectifs : Mécislas Golberg, passant de la pensée (1995) ; L’Histoire trouée (2003) ; Retour du colonial ? (2008), Roms, Tsiganes, Nomades : un malentendu européen (2014, coéd)…

 

Mahmoud El HajjMahmoud El Hajj est né à Alep au printemps de 1992. Il écrit de la poésie et travaille, souvent, comme éditeur et critique culturel dans des journaux d’expression arabe. En France depuis juin 2013, il étudie actuellement la philosophie et la sociologie à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

 

Sylvain GeorgeSylvain George est un cinéaste, metteur en scène et écrivain français. Ses films ont été présentés dans de nombreux festivals nationaux et internationaux (Centre Pompidou, Forum des Images, Festival de Lussas, FID Marseille, FilmmakerFilm Festival/Cinémathèque de Milan, CPH:DOX, Torino Film Festival, BAFICI, DocLisboa, Festival International du Film de Valdivia, Cinémathèque de Copenhague, Viennale, Festival de Rotterdam, Bam, Anthology Film Archive, Festival de Venise, UCLA Film & Television Archive …) ; Il a également collaboré avec Archie Shepp, William Parker, Valérie Dréville, Okkyung Lee, John Edwards, John Butcher, Serge Teyssot-Gay, Sylvain Luc.

 

Charles Heller & Lorenzo Pezzani (Forensis Oceanography) Charles Heller et Lorenzo Pezzani sont tous deux Chercheurs au Center for Research Architecture, de Goldsmiths, Université de Londres. Ils ont co-fondé en 2011 la plateforme WatchTheMed et Forensic Oceanography, un projet qui explore de manière critique le régime frontalier militarisé et la politique migratoire en Méditerranée. En outre, Heller mène actuellement une recherche postdoctorale au Centre d’études sur les migrations et les réfugiés de l’Université américaine du Caire et Centre d’Etudes et de Documentation Economiques, Juridiques et Sociales du Caire. Pezzani est actuellement enseignant en Forensis Architecture à Goldsmiths, Université de Londres. La vidéo « Liquid Traces » (2014) est basée sur le « Rapport sur un bateau laissé pour compte » (2012), rédigé en collaboration avec SITU Research. Leur dernier rapport «Death by Rescue» (2016) a été produit lors du projet «Trajectoires précaires» de l’ESRC.

 

Aliocha Imhoff & Kantuta Quirós sont théoriciens de l’art et commissaires d’exposition, fondateurs de la plateforme curatoriale le peuple qui manque. Parmi leurs derniers projets : A Government of Times (Rebuild Foundation, Chicago / Halle 14, Leipzig, 2016), La frontera nos cruzo (Museo de la Inmigracion, Buenos Aires, 2015), Post-exotisme (New Haven Fort, 2015), Cinéma Permanent (Centre Pompidou Metz, 2015), Au-delà de l’Effet-Magiciens (Fondation Gulbenkian, Laboratoires d’Aubervilliers, 2015). Ils ont notamment publié Géoesthétique (B42, 2014), Histoires afropolitaines de l’art (Multitudes, 2014), Les potentiels du temps (avec C. de Toledo, Manuella Editions, 2016). Kantuta Quirós est Maître associée à l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Nantes et professeure invitée à l’EESI. Aliocha Imhoff enseigne à l’Université Paris 1. Ils développent en ce moment un film chronopolitique intitulée Les Impatients.

 

Mathieu Larnaudie, courtesy Melania AvanzatoNé en 1977, Mathieu Larnaudie est écrivain. Il vit et travaille à Paris. Depuis 2004, il codirige les éditions Inculte, et a également dirigé une collection consacrée au thème des utopies, « Le Répertoire des îles », aux éditions Burozoïque. Il est l’auteur, notamment, de Strangulation (Gallimard, 2008), Les Effondrés (Actes Sud, 2010), Acharnement (Actes Sud, 2012) et Notre désir est sans remède (Actes Sud, 2015).

 

Etienne TassinEtienne Tassin, professeur de philosophie politique à l’université Paris Diderot, réfléchit aux formes de l’action politique démocratique dans une perspective postnationale. S’intéressant à l’expérience politique de l’Union européenne, il voit dans le sort actuellement réservé aux migrants par l’UE, le signe d’un double échec, démocratique et cosmopolitique, qui nous invite à repenser la politique autrement depuis la condition migrante. Spécialiste de Hannah Arendt (Le Trésor perdu. Hannah Arendt, l’intelligence de l’action politique (Payot, 1999, republication Encre Marine, 2017), il a, entre autres, publié Un monde commun. Pour une cosmopolitique des conflits (Seuil, 2003) et Le Maléfice de la vie à plusieurs. La politique est-elle vouée à l’échec ? (Bayard, 2012).  Il prépare actuellement, avec Camille Louis, un ouvrage sur la condition migrante et un autre intitulé : Pour quoi agissons-nous ? Questionner la politique avec Arendt.
Camille LouisCamille Louis est artiste dramaturge, co-initiatrice du collectif international kom.post (composé de chercheurs, artistes et activistes), docteure en philosophie, enseignant à Paris 7 et Paris 8. Ses recherches s’incarnent dans des propositions dramaturgiques qui visent, toujours, à modifier les conditions de perception de ce que l’on nomme « action » (drama). Ses travaux artistiques ont été montrés au festival d’Avignon, festival TanzImAugust de Berlin, Biennale de Moscou, festival MIR d’Athenes, Idance à Istanbul, Festival International de Buenos Aires. En 2016-2017, elle est dramaturge associée de la Maison du spectacle vivant, La Bellone à Bruxelles.  
Léa Drouet est metteur en scène née en 1982 à Villeurbanne, diplômée de l’Institut National Supérieur des Arts de la Scène de Bruxelles (I.N.S.A.S.) en section mise en scène. Son travail se déploie à cheval entre l’installation (liée à la lumière ou au son), le théâtre et plus récemment le mouvement. Elle fonde la structure de production VAISSEAU en 2014.

 

Marielle MacéMarielle Macé est directrice de recherche au CNRS, membre des revues Critique et Po&sie, et enseigne la littérature à l’EHESS et à New York University.
Parmi ses publications: Le Temps de l’essai (Belin, 2006), Façons de lire, manières d’être (Gallimard, 2011), Styles. Critique de nos formes de vie (Gallimard, 2016), Sidérer, considérer (Verdier, sous presse).

 

Carpanin MarimoutouCarpanin Marimoutou est vice président du Comité international des études créoles. Il a été directeur scientifique de la Maison des Civilisations et de l’unité réunionnaise. Il est professeur de littérature française à l’université de la Réunion. Directeur du centre de recherches sur les espaces créoles et francophones (LCF-LIL), il est vice-doyen chargé de la vie scientifique de l’UFR Lettres et sciences humaines. En relation avec ses recherches sur les littératures vernaculaires en langue créole, ses travaux portent sur les littératures coloniales et post-coloniales en créole et en français ainsi que sur les présences spectrales de l’esclavage et de l’empire colonial dans la littérature française du XVIIIe et du XIXe siècle.

 

James Noël, courtesy Francesco GattoniJames Noël est écrivain, chroniqueur et poète. Né à Hinche (Haïti) en 1978, il occupe une place emblématique dans les lettres haïtiennes contemporaines. Il vient de publier La Migration des murs aux éditions Galaade, un pamphlet poétique et philosophique, réquisitoire dressé contre les murs, toutes formes de murs s’érigeant d’un bout à l’autre des hémisphères afin d’installer l’ordre de la fermeture à double tour de notre monde. 

 

Emmanuel RubenÉcrivain et dessinateur, Emmanuel Ruben est ancien élève de l’École Normale Supérieure et de l’INALCO, agrégé de géographie. Après plusieurs années passées à l’étranger, il a enseigné l’histoire et la géographie en banlieue parisienne. Ses thèmes de prédilection (la frontière, la mémoire, l’histoire, la géographie, l’utopie, le voyage impossible) se retrouvent notamment dans son troisième roman, La Ligne des glaces, premier épisode d’une suite européenne et nordique à laquelle il travaille depuis plusieurs années. Il a récemment publié Dans les ruines de la carte (le Vampire actif, 2015) et Jérusalem terrestre (Inculte/dernière marge, 2015).

 

Dorcy RugambaAuteur, acteur et metteur en scène, Dorcy Rugamba est notamment l’auteur de « Bloody Niggers », de « Marembo », de « Gamblers », de « Market Place » et co-auteur de « Rwanda 94 ». Dorcy a travaillé avec différents metteurs en scène et chorégraphes de Cyprien Rugamba, Jacques Delcuvellerie, Peter Brook, Habib Nagmouchin, Rosa Gasquet à Milo Rau, il a collaboré et partagé la scène avec Sotigui Kouyate, Bruce Myers, Yoshi Oida, Dennis Lavant, Rachid Djaidani ou Toshi Tsuchitori. En tant que metteur en scène, Dorcy a fondé au Rwanda la compagnie Urwintore, avec laquelle il a mis en scène l’Instruction de Peter Weiss. Il dirige l’organisation Rwanda Arts Initiative qu’il a fondé en 2012 à Kigali et prépare le lancement dès la saison prochaine d’une série médicale pour la télévision.

 

Camille de ToledoCamille de Toledo (CHTO) est écrivain et artiste. En 2004, il obtient la bourse de la Villa Médicis. En 2005, il entreprend l’écriture de « Strates », une archéologie fictionnelle où l’on voit apparaître pour la première fois le thème du « vertige ». Toledo (CHTO) est l’auteur d’essais esthétiques et politiques mêlant les écritures et les genres : récit, théorie, microfictions. Au printemps 2008, il fonde la Société européenne des auteurs (www.seua.org), une institution proposant d’adopter « la traduction comme langue ».  Il vient de co-signer avec Aliocha Imhoff et Kantuta Quirós, Les Potentiels du Temps, chez Manuella éditions. Son prochain roman, Le Livre de la Faim et de la Soif paraîtra aux éditions Gallimard en février 2017.

 

Laurent de Sutter, courtesy Geraldine JacquesLaurent de Sutter est Professeur de théorie du droit à la Vrije Universiteit Brussels. Il est l’auteur de nombreux livres consacrés aux rapports entre droit, image et transgression, dont, récemment, « Vies et morts des super-héros » (Puf, 2016, dir.), « Théorie du kamikaze » (Puf, 2016), « Accélération ! » (Puf, 2016, dir.), « ‘Quand l’inspecteur s’emmêle’ de Blake Edwards » (Yellow Now, 2016), ou « Le livre des trahisons » (Puf, 2016, dir.). Il dirige les collections « Perspectives Critiques » aux Presses Universitaires de France, et « Theory Redux » chez Polity Press.

 

Sébastien ThierySébastien Thiéry est docteur en sciences politiques, enseignant à l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Paris Malaquais et à l’ENSAD. Il est coordinateur des actions du PEROU – Pôle d’Exploration des Ressources Urbaines – qu’il a cofondé en 2012 avec Gilles Clément.
Le PEROU est une association loi 1901 fonctionnant tel un laboratoire de recherche-action. Dans les marges de nos métropoles, il mobilise des créateurs de multiples champs afin de déclencher des processus de projet là où ne gouvernent que procédures de violence et dispositifs de rejet. 

 

Philippe RekacewiczPhilippe Rekacewicz est géographe français, cartographe et information designer. Il a été de 1988 à 2014, collaborateur permanent du Monde diplomatique. Il a parallèlement dirigé, de 1996 à 2008, une unité cartographique, délocalisée en Norvège, du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), le GRID-Arendal. Il suit particulièrement les questions relatives aux migrations, réfugiés et déplacements forcés de population ainsi que la problématique des frontières. Il travaille actuellement sur plusieurs projets socio-géographiques (utilisation concurrentielle et production de l’espace public/privé, perception et représentation des frontières) et s’intéresse aux relations entre cartographie, art, science et politique. Il conduit une recherche sur « les nouvelles écritures cartographiques ». Depuis 2006, il participe à des projets carto-artistiques dans divers pays européens.

 

Sami TchakL’écrivain Sadamba Tcha-Koura, dit Sami Tchak, est né au Togo en 1960. Après une licence de philosophie dans son pays où il enseigna pendant trois ans dans un lycée, il s’installa en France en 1986 et obtient un doctorat de sociologie en 1993 à La Sorbonne V. Il est auteur à ce jour de huit romans dont Hermina, 2003, Gallimard, et de quatre essais dont La couleur de l’écrivain, 2014, La Cheminante.

 

Francoise VergèsFrançoise Vergès est titulaire de la Chaire « Global South(s) » au Collège d’études mondiales, Fondation des sciences de l’homme. Elle a publié de nombreux ouvrages sur les mémoires de l’esclavage, la postcolonialité, le musée postcolonial, les processus de créolisation dans les mondes de l’Océan indien. Elle est commissaire de L’Atelier, auteur de films. Après avoir grandi à La Réunion, Françoise Vergès a vécu à Alger puis à Paris où elle exerce comme journaliste et éditrice féministe. Elle effectue des voyages dans des pays sous dictature militaire (Chili) ou totalitaires (Union Soviétique) pour recueillir des témoignages de femmes en lutte. En 1983, elle s’installe aux Etats-Unis. Après un summa cum laude en Political Science et Women’s Studies à San Diego State University, elle obtient son doctorat en Science Politique à l’Université de Berkeley, Californie, en 1995, publié par Duke University Press. Elle a enseigné à Sussex University et Goldsmiths College (Londres). Elle a été présidente du Comité pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage de 2009 à 2012. Entre 2007 et 2010, elle a élaboré le programme scientifique et culturel d’un projet de musée à La Réunion.

 

Abdourahman Waberi, courtesy Gilles VidalAbdourahman A. Waberi est né en 1965 dans l’actuelle République de Djibouti. Il vit entre Paris et les Etats-Unis, où il a enseigné les littératures francophones aux Claremont Colleges (Californie). Il est aujourd’hui professeur de littératures française et francophone et de création littéraire à George Washington University à Washington DC. Poète, romancier, nouvelliste et critique, cet infatigable passeur est l’auteur, entre autres, du roman panafricain Aux Etats-Unis d’Afrique (J.-C. Lattès, 2006) et de la réflexion sur le génocide des Tutsis (Moisson de crânes, Le Serpent à plumes, 2000). En 2015 il a publié La Divine Chanson (Editions Zulma, prix Louis-Gilloux 2015), un roman amoureux en hommage au grand artiste africain-américain Gil Scott Heron. Ancien pensionnaire de la Villa Médicis à Rome, Abdourahman A. Waberi tient une chronique pour le journal LE MONDE et occupe cet automne la prestigieuse chaire Samuel-Fischer à l’Institut Szondi, Freie Universität Berlin.

 

Mamadou, Amina, Bahija, Hayet, Lylia, de la coordination des sans papiers du 93.  La coordination est une association créée officiellement en 2003 qui comprend aussi bien des personnes Sans-Papiers que des personnes solidaires qui luttent pour la régularisation de tous les Sans-papiers. 

La coordination des sans papiers du 75 
est constituée de facto en 2002 par le regroupement de plusieurs collectifs Sans Papiers parisiens autonomes à la suite de l’occupation de la Basilique de Saint-Denis en août 2002.
Les deux coordinations sont membres de la Coalition Internationale de Sans Papiers et Migrants (CISPM).

RESOME (Réseau Etudes Supérieures et Orientation des Migrant.e.s et Exilé.e.s) est un collectif constitué d’étudiant.e.s, de professeur.e.s, de personnes solidaires, d’associations et de groupes informels, qui œuvre aux côtés des réfugié.e.s et migrant.e.s pour favoriser l’accès à l’enseignement supérieur et faciliter l’orientation de tous les étudiant.e.s exilé.e.s, ainsi que l’apprentissage du français pour tous et toutes.

Migreurop 
est un réseau européen et africain de militants et chercheurs dont l’objectif est de faire connaître et de lutter contre la généralisation de l’enfermement des étrangers et la multiplication des camps, dispositif au coeur de la politique d’externalisation de l’Union européenne.

Paris d’Exil – collectif parisien de soutien aux exilés (CPSE) s’organise depuis plusieurs mois pour apporter quotidiennement une aide matérielle, médicale, psychologique, juridique et administrative ainsi qu’un soutien inconditionnel aux personnes exilées.  

Réfugiés Bienvenue oeuvre pour une amélioration du quotidien des demandeurs d’asile en Île-de-France.

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