NOUS, ENFANTS

DU XXIÈME SIÈCLE

Nous, enfants du 21ème siècle

enfance radicale/ justice climatique intergénérationnelle / écopédagogie

Nos actions d’aujourd’hui fabriquent la biosphère des générations futures, de même que nous subissons aujourd’hui les choix climatiques des générations passées. L’inertie climatique, estimée à une quarantaine d’années, est ce décalage temporel entre les causes et les conséquences constatées du dérèglement climatique. 40 ans, c’est le temps d’une génération.
Nous, enfants du 21ème siècle, titre emprunté à un article de presse de l’écrivain Pierre Ducrozet, cherche à ouvrir, sous la forme d’une exposition évolutive autant qu’un espace de travail collectif, une série de gestes et réflexions chronopolitiques pour une justice climatique intergénérationnelle, pour des formes émergentes d’écopédagogie, pour une autodétermination politique de l’enfance.

De la voix de la jeune Greta Thunberg, en grève de l’école, devant le Parlement suédois avec une pancarte « Strike for the Climate », bientôt rejointe par des dizaines de milliers d’écolièr.e.s, de lycéen.ne.s et d’étudiant.e.s à Xiuhtezcatl Martinez, éco-activiste depuis l’âge de six ans, lequel a attaqué l’Etat américain en justice pour non protection des générations futures, une nouvelle voix aura émergé ces dernières années, celle des enfants écologistes du XXIe siècle.
Sur ce qui semble venir d’un autre pan, la question de la domination des enfants et de leur maltraitance reçoit une nouvelle attention dans le débat public. Certain.e.s envisagent les enfants comme une classe sociale à part entière. L’infantisme est une notion théorisée par la philosophe américaine Elisabeth Young Bruel, laquelle désigne les discriminations systémiques envers les enfants quand le philosophe Tal Pieterbraut Merx, dans un livre récent et déterminant, La domination oubliée, en appelait à politiser plus largement les rapports adultes – enfants.

Et si ces deux pans constituaient en réalité le même moment politique, celui d’un côté des luttes menées par les non-adultes qui ont été cycliquement oubliées – manifestations, grèves, occupations par des jeunes et non-adultes, de l’autre, les mouvements jeunes pour le climat qui s’avèrent en définitive pas une exception dans l’histoire récente mais bien plutôt une des acmés possibles d’une histoire périodiquement effacée ?
Les pédagogies alternatives questionnent depuis leur origine la disciplinarisation de l’éducation des enfants. Des Républiques d’enfants où des communautés largement inspirées de l’éducation nouvelle et de l’autogestion, dans lesquelles les enfants élirent gouvernements et tribunaux aux pédagogies expérimentales qui cherchèrent à imaginer des institutions de prises de décision exercées par les enfants, c’est ainsi qu’une autre histoire pourrait s’écrire, une histoire en acte qui restituerait aux enfants leurs puissances d’agir.
Devrait-on élargir le droit de vote, et inclure les non-adultes afin qu’iels aient prise aussi sur les décisions qui engagent leur génération et les suivantes ainsi que le réclament de nombreux auteur·rices et groupes de paroles ? Comment restituer les archives de ces luttes ?  Pourrait-on, quand celles-ci viennent à manquer, fabuler, imaginer les archives disparues de ces mouvements ?  Les pratiques d’écoles dehors, d’écoles de la forêt, les pédagogies de la friche construisent-elles les contours d’une écopédagogie encore à venir ?

Si la destruction écocidaire est le signe du temps confisqué aux générations présentes et futures, cette exposition, qui rassemble pratiques d’artistes, archives, discussions, conférences, ateliers, cherche à esquisser un lexique pour une autre politique du temps et des générations.

Aliocha Imhoff & Kantuta Quirós, curateur·ice·s et enseignant.e.s-chercheur·euse·s

Liste des artistes et archives

Scénographie

dallas est un collectif né en 2018. Il est aujourd’hui composé de trois membres actifs : Lise Tomasevic, Salomon Tyler et Simon Lemutricy, et est implanté à Molenbeek, en Région de Bruxelles-Capitale. dallas intervient sur des projets de natures diverses : architecture, installations artistiques, scénographie, installations urbaines, objets. À l’heure de la surspécialisation, dallas vise davantage une pratique généraliste, entre conception et construction, art et artisanat. C’est un terrain d’expérimentation, un aller-retour entre savoir et faire, entre imaginaire et concret. La matière est considérée à la fois comme ressource, mais aussi comme source. Extraite in situ, réemployée, détournée, assemblée, elle pose les fondements de chaque intervention.

Pour l’exposition, Dallas conçoit une scénographie évolutive et appropriable – l’exposition comme terrain-d’aventure pour non-adultes: du carton et des constructions éphémères, pancartes, revendications, dessins.
Et dès l’ouverture, le 21 novembre 2026 – 16h-18h, Dallas proposera un atelier d’activation et de co-construction de la scénographie.

Artistes

Hackney Flashers est un collectif de femmes photographes fondé en 1974 et resté actif jusqu’en 1980. Entre 1974 et 1980, les Hackney Flashers ont réalisé deux expositions de photographies et de dessins humoristiques portant sur deux aspects essentiels de la vie des femmes : le travail rémunéré et l’absence de services de garde d’enfants pour les mères qui travaillent. Ces expositions, « Women and Work » (1975) et « Who’s Holding the Baby? » (1978), étaient avant tout conçues comme de l’agit-prop, afin de sensibiliser le public aux questions soulevées et de soutenir des actions pertinentes. Elles ont été montrées dans des lieux communautaires tels que des centres de santé et des bibliothèques, ainsi que dans des contextes politiques tels que des réunions du mouvement des femmes et des conférences syndicales.
Le collectif Hackney Flashers s’est développé dans le contexte du mouvement de libération des femmes, en plein essor, qui estimait, à l’instar de la gauche politique, que l’action collective était un élément vital pour provoquer des changements sociaux et politiques.

(c) Michael Ann Mullen


La Maison Imprimerie est un espace de lecture, d’exposition et de pratique. Grâce à des outils d’imprimerie scolaire, celleux qui le souhaitent sont invités à réaliser des textes, des dessins ou des gravures qui pourront être imprimés puis reproduits. Les techniques proposées pour l’impression sont deux presses Freinet accompagnées de leurs casses, du matériel de linogravure et un duplicateur à alcool. L’histoire de l’imprimerie à l’école remonte au XIX° siècle. Cette technique présente dans les établissements scolaires pratiquant notamment la pédagogie libertaire a ensuite été systématisée par Célestin Freinet au début du XX° siècle par la pratique du journal scolaire.

Marie Preston est artiste, maîtresse de conférences à l’université Paris 8 Vincennes-SaintDenis (Laboratoire TEAMeD / AIAC). À la croisée de l’art, de la recherche et de la pédagogie, son travail a porté ces dernières années sur les pratiques boulangères, sur l’écoféminisme et la subsistance, sur les écoles ouvertes, l’éducation populaire et les pédagogies libertaires et institutionnelles et sur les métiers du soin et de la petite enfance. Elle a bénéficié d’une exposition personnelle Du pain sur la planche au centre d’art de La Ferme du Buisson (2019) et a notamment participé aux expositions École Idéale. Magasins généraux, Pavillon de l’Arsenal (2025), Cum Panis, 19, CRAC de Montbéliard, (2024), L’art d’apprendre. Une école des créateurs, Centre Pompidou Metz (2022). Elle a codirigé avec Céline Poulin et en collaboration avec Stéphanie Airaud l’ouvrage Co-Création (Éditions Empire et le CAC Brétigny – épuisé) en 2019, a publié en 2021 Inventer l’école, penser la co-création (Tombolo Presses et CAC Brétigny) et en 2026 L’autre tournant pédagogique : faire alliance (Grande Collection, ArTeC) avec Céline Poulin & Katia Schneller . Enfin, elle travaille actuellement avec le collectif Microsillons au recueil de textes Art socialement engagé, un recueil de textes (Presses universitaires de Rennes).

90 jeunes CM2 ont battu le pavé du quartier de la Belle de Mai munis de pancartes, costumes et slogans à scander. Les élèves de l’école Révolution Jet d’eau ont rejoint l’école Cadenat pour démarrer la Manifestation des Enfants nommée “On est pas des rôtis”.
FRAEME,90 éleves de CM2, 90 pancartes, 90 costumes, Belle de mai, Marseille, France, 12 mai 2023.

« Le groupe Chuglu hante Marseille et le monde. Mais il est le contraire d’un spectre. Si vous voyez des gens déménager des meubles sans savoir où ils vont, des clémentines qu’il faut se mettre à dix pour n’en manger qu’une seule, des transhumances urbaines de centaines de ballons de foot rapiécés, des manifestations d’enfants autoritaires, des soupers de pierre servis en pleine rue et des cavernes sur le vieux port où l’on vend pour gratuit des vêtements trop chers, c’est probablement que vous avez été témoins d’une malice de Chuglu, que vous avez été frappé par le Chuglu, qu’il vous a joué une farce impossible et qu’il ne vous est plus possible de discerner le quotidien de la révolte. Craignez du haut de votre Hilarité l’attaque soudaine de ces ex-« barbares nihilistes » de l’art, ce Groupe qui n’est pas un Collectif, ce Collectif piqué de réunionnite incessante, dont la seule forme d’unité est l’embrouille. Si vous vous dîtes, au détour d’une rue d’une de ces capitales, témoin d’un geste infinitésimal où se produit un tout petit écart, que c’en est trop, qu’il faut se révolter et qu’y en a marre d’être liés comme des rôtis, c’est probablement que vous avez été pris par une fièvre, cette fièvre, on l’appelle CHUGLU. » Lundi Matin, 2025.

« Dessine une machine et essaie de montrer non pas seulement à quoi elle sert, mais comment elle fonctionne. Tu ne sais pas ? Alors imagine. » Telle est la proposition que deux artistes, Fanny Béguery et Adrien Malcor, ont faite à des enfants de 4 à 10 ans dans trois écoles primaires de la vallée de la Dordogne, à l’invitation de Peuple et Culture Corrèze.
Enfantillages outillés est comporte deux volets : une partie composée des dessins et photographies réalisées par les enfants pendant l’atelier, accompagnés des paroles des enfants, de leurs dialogues avec les artistes, et de récits et descriptions ; puis un texte, dans lequel Adrien Malcor analyse les enjeux de l’expérience, en mobilisant l’histoire de l’art, la psychologie de l’enfance et la philosophie des techniques. Les généralisations théoriques viennent donc après une tentative pour restituer certains processus créateurs individuels et collectifs. Il s’agit, comme Célestin Freinet en son temps, de porter la richesse de la pensée enfantine dans l’espace public. L’enfant pense, il n’est pas que pensé par les adultes. L’art est « agi » ; il se regarde et s’analyse aussi. Enfantillages outillés présente, à ce titre, une approche renouvelée de l’art des enfants et, peut-être, un regard nécessaire sur notre environnement technique.

Adrien Malcor, né en 1981, mène une activité de recherche et d’écriture au croisement de l’histoire de l’art, de la littérature et de la philosophie. Coauteur avec Fanny Béguery de l’ouvrage Enfantillages outillés. Un atelier sur la machine (Paris, L’Arachnéen, 2016), il a souvent collaboré avec des artistes, tout en écrivant sur l’art actuel et sur la littérature moderne.
Fanny Béguery, née en 1984, est une artiste plasticienne qui vit à Aubervilliers, en région parisienne et travaille à Paris et Lyon. Membre du groupe RADO, elle est co-autrice avec Adrien Malcor de l’ouvrage Enfantillages outillés. Un atelier sur la machine (Paris, L’Arachnéen, 2016). Diplômée de l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris et de l’école des arts-décoratifs de Strasbourg, elle pratique la gravure, la photographie et la musique Depuis 2010, elle développe son propre travail en étroite relation avec des projets pédagogiques et une réflexion sur les pédagogies de l’art. Elle s’est aussi engagée depuis quelques années dans des luttes de sauvegarde du patrimoine écologique et architecturale du XXe siècle à Aubervilliers. Actuellement, elle mène un travail de recherche sur l’histoire des femmes dans l’imprimerie et la typographie qui sera montré en 2028 au musée de l’Imprimerie de Lyon. À l’Ensba Lyon, elle enseigne les pratiques de l’image en licence et master ; elle coordonne le pôle technique dédié à l’édition.

Le collectif microsillons, créé en 2005 à Genève par Marianne Guarino-Huet et Olivier Desvoignes, développe des projets artistiques collaboratifs engagés dans une réflexion sociale et citoyenne, à partir de stratégies empruntées aux pédagogies critiques et féministes. Le collectif a collaboré avec de nombreuses institutions culturelles, en Suisse et à l’étranger. Il mène depuis 2021 une recherche sur l’écopédagogie (https://ecopedagogy.ch/). Depuis 2015, microsillons est responsable du Master TRANSforme. Art et société, ainsi que du PhD Forum à la HEAD – Genève.

La classe renversée
Dans l’exposition, trois affiches convoquent, sous forme textuelle, des actions de renversements en lien avec les pédagogies radicales, libertaires, féministes. En outre, iels proposeront un atelier « La classe renversée » hérité des éco-pédagogies de Paulo Freire

The Word for Snow, 2025
Se déroulant après une catastrophe écologique, ce film met en scène un avenir dans lequel le langage commence à se défaire, perdant tout lien avec le monde qu’il décrivait autrefois. Alors que les paysages s’effacent et que les espèces disparaissent, ce film explore la mesure dans laquelle le langage peut dissimuler autant qu’il révèle. Les mots obscurcissent et supplantent les choses mêmes qu’ils désignaient autrefois. Que devient le mot neige dans un monde où plus personne ne fait l’expérience de la neige ? Ce film est une adaptation d’une pièce éponyme de Don DeLillo. Au fil d’une conversation, les protagonistes évoquent un temps qui approche où il ne restera plus rien à décrire.

Ben Rivers réalise des films qui oscillent entre documentaire et fiction, suivant souvent des personnages qui se sont, d’une manière ou d’une autre, écartés de la société dominante, créant ainsi des récits obliques qui imaginent des existences alternatives. Il a notamment reçu le prix EYE Art Film, le Prix international de la critique FIPRESCI lors du 68e Festival du film de Venise pour son premier long métrage *Two Years At Sea*, le Prix Baloise Art à Art Basel, ainsi que le Pardo Verde pour *Mare’s Nest* au Festival du film de Locarno.

Extra Life (and Decay) (21min, 2025)
Une narratrice polyphonique — cinéaste, parente, forêt, insectes, champignons, travailleureuses de la petite enfance — déclare son refus absolu de l’exploitation au travail, et la nécessité de se joindre à des corps collectifs en résistance. Le film déploie les liens entre l’invention de la famille nucléaire et de la parcelle forestière gérée, comme modèles de contrôle. Il s’agit à la fois d’un manifeste intime de refus total et d’un projet utopique de rébellion collective et interespèces contre les structures de domination/autorité (sur le paysage, sur les corps) qui nous privent de soins, d’assistance, de solidarité et de la capacité à créer des liens profonds. Ce film est imprégné de recherches menées ces dernières années sur les communautés forestières ainsi que sur les services publics de la petite enfance.

Stéphanie Lagarde est artiste plasticienne et réalisatrice. Son travail porte sur les stratégies et pratiques d’appropriation et d’occupation d’un espace, d’un territoire, d’un récit, par les êtres vivants. A travers des systèmes de signes, de langages, d’objets, elle étudie les démonstrations de pouvoirs et de contre-pouvoirs alternatifs qui se déploient dans nos espaces de vie et de mémoire. Elle a exposé à la Berlinische Galerie, EMST Athènes, Plato Ostrava, Kunstmuseum Bonn, Ludwig Forum für Internationale Kunst, Centre for Contemporary Photography Melbourne, Palais de Tokyo.
Ses films ont été présentés dans des festivals tels que Berlinale Forum Expanded, IFFR Rotterdam, Internationale Kurzfilmtage Winterthur, BISFF Beijing, Berlin Atonal, Videonale, Transmediale, DOKLeipzig, EXIS, RIDM Montreal, DocMX Mexico, Vienna Shorts.

© photo by Gaerald Kurdian

Mangrove School (2022, 34 min)
« Nous sommes retournées en Guinée-Bissau pour enquêter cette fois-ci sur les conditions des étudiants dans les écoles de la guérilla au coeur des mangroves. Mais nous sommes vite devenues nous-mêmes les apprenantes et la première leçon fut de savoir comment marcher. Si vous marchez tout droit, en posant vos talons sur le sol en premier, vous glissez et tombez rapidement dans les digues du champ de riz inondé de la mangrove ou vous vous retrouvez coincée dans la boue. Vous devez baisser votre corps, fléchir vos genoux et coller vos orteils verticalement dans la boue, étendre vos bras vers l’avant dans un mouvement conscient et présent. À l’école de mangrove, l’apprentissage se fait avec tout le corps. »

Sónia Vaz Borges est une historienne militante et interdisciplinaire née au Portugal de parents immigrés cap-verdiens pendant l’occupation coloniale portugaise. Ses travaux portent sur les luttes de libération anticoloniales, l’éducation militante, la mémoire et les archives. Sónia Vaz Borges est maîtresse de conférences en histoire et en études africaines à l’université Drexel. Elle a obtenu son doctorat en histoire de l’éducation à l’université Humboldt de Berlin. Parmi ses projets, citons « Greenhouse », au Pavillon du Portugal, lors de la 60e Biennale de Venise (2024) ; ainsi que le film « Weaving Stories while Walking » (en collaboration avec Mónica de Miranda, 2024). Ses publications comprennent « Ragás » (en collaboration avec Maria Isabel Vaz, 2024) et « Militant Education » (2019).

Les travaux de Filipa César s’étendent de la réalisation de films à l’écriture en passant par l’organisation d’assemblées. Les recherches de César sur les imaginaires du mouvement de libération de la Guinée-Bissau, en tant que laboratoire d’épistémologies décolonisantes, ont commencé en 2011 et ont été développées dans de nombreux projets collectifs tels que Luta ca caba inda et Mediateca Onshore. Son travail a été présenté à l’échelle internationale dans des festivals de films, des biennales et des lieux d’art.

Claire est l’une de ces nombreux-ses jeunes qui, dès 14 ans, ont décidé d’agir pour « sauver la planète », écoeuré-e-s par l’inaction climatique et inspiré-e-s par l’image de Greta Thunberg. Quelques mois plus tôt, elle avait commencé à écrire un carnet de bord relatant sa vie quotidienne, qui s’est rapidement converti en carnet de lutte, suivant à son échelle les premières victoires, enthousiasmes et déceptions de ce mouvement de la jeunesse pour un futur désirable. Aujourd’hui étudiante en écologie, elle n’oublie pas cette recherche de sens dans un monde qui parfois fait peur, et partage ici ses écrits personnels comme des archives d’un espoir toujours brulant d’actualité.

Bande son, lecture, photographie

Poète engagé dans le champ de la performance et de la poésie-action, Yoann Thommerel met en jeu ses propres textes dans des formes convoquant aussi bien les arts vivants que visuels. Le langage constitue la matière principale de son travail, qu’il explore comme matière vivante, outil de lien et de transformation. Il a fondé, avec Sonia Chiambretto, le Groupe d’information sur les ghettos (g.i.g). Metteur en scène, il codirige avec elle la compagnie Le Premier épisode.
Les violences alimentaires sont au cœur de ses préoccupations. Il est notamment l’auteur de Manger low cost (éditions Nous, 2025). Actuellement en résidence au Shed, centre d’art contemporain de Normandie, il est l’initiateur du projet collectif Rice power, vaste exploration poétique des modes de production et de circulation, des pratiques culinaires, des croyances et des imaginaires liés au riz, la plus ancienne plante cultivée au monde, star de la cuisine en temps de crise, jamais absente des paniers d’aide alimentaire et des assiettes servies dans les cantines solidaires.

Dans le cadre de l’exposition, Yoann Thommerel présentera la première d’une nouvelle création, Stratagèmes (2026, 20 min), lecture-performance, dans la cadre du vernissage, le samedi 21 novembre 2026 à 18h. Plus d’infos.

Archives

Nous sommes un groupe d’environ 20 personnes qui se battent pour l’égalité entre les enfants et les adultes. Nos thèmes principaux sont le droit de vote, l’école et la famille. Mais nous nous préoccupons également d’autres thèmes qui sont en rapport avec la discrimination par rapport à l’âge, comme par exemple le travail des enfants et la protection de l’enfance.
Le collectif K.R.Ä.T.Z.Ä était actif dans les années 90. Parmi les actions, une longue lettre de refus de continuer à suivre les cours de chimie ou une attaque judiciaire contre l’État allemand pour discrimination constitutionnelle au sujet de droit de vote dit universel mais qui ne l’est pas.

Vitruve est une école publique située dans le quartier de la Réunion à Paris, dans le XXème arrondissement. C’est une école différente, à l’intérieur de l’Education Nationale, par les projets que les enfants et les adultes y réalisent, par les idées et les travaux qu’ils développent notamment pour ce qui concerne les concepts de « citoyenneté » et « d’autonomie ».
Caca Petard est le journal de l’école. En mai-juin 1979, la classe verte de l’école se déroule sur le plateau du larzac.

Couverture Caca Petard, spécial Larzac, mai-juin 1978

« Youth Liberation of Ann Arbor » était une organisation basée à Ann Arbor, dans le Michigan. Elle a existé de 1970 à 1979 et est souvent citée comme l’un des principaux précurseurs de plusieurs mouvements de jeunesse aux États-Unis, notamment le mouvement pour les droits des jeunes, le mouvement pour la parole des jeunes et le mouvement des médias jeunes.

FPS#01, public school is not healthy for children and other living things

L’histoire des républiques d’enfants en Europe a lieu de 1942 à 1955, avec la création de communautés pédagogiques exceptionnelles créées pendant et après la seconde guerre mondiale afin d’accueillir de façon temporaire des enfants orphelins ou se retrouvant brutalement séparés, pour un temps indéterminé, de leurs parents et donc sans foyer. Ces républiques d’enfants, ont fait l’objet d’iconographie et d’archives foisonnantes. Les républiques d’enfants puisent dans les principes de l’éducation nouvelle : l’intérêt de l’enfant, le travail, l’école active, l’autonomie de l’enfant et, en particulier, le self-government, qui repose sur la participation active des enfants, dans les tâches matérielles comme celles de l’administration. Ils deviennent de petits citoyens, élisent leur gouvernement et font fonctionner tribunaux, coopératives, journaux, parfois force de police et monnaie intérieure à l’établissement.
Cette histoire a fait l’objet d’un ouvrage important : Samuel Boussion, Mathias Gardet, Martine Ruchat, L’Internationale des républiques d’enfants 1939-1955: 1939-1955 (Anamosa, 2020).

La pédagogie Freinet est une pédagogie originale mise au point par les époux Élise Freinet et Célestin Freinet fondée sur l’expression libre des enfants ; texte libre, dessin libre, correspondance inter-scolaire, imprimerie et journal des élèves, etc. [wikipédia]
Une sélection de vinyles de musique concrète et des numéros de journal « art enfantin » seront présentés dans l’exposition.

art enfantin n°43 mars-avril-mai 1968

Le péril jeune
Le journal des mineures et des mineurs en lutte
Le seul journal qui tienne le bambou
n°1 (10/1979)

Construire un mouvement de jeunes aborigènes et des îles du détroit de Torres en faveur de la justice climatique

A partir du travail de plusieurs collectifs activistes, dont le site Adultissime fondé par Gabriel Allegret, nous présenterons une archive assez diversifiée de fanzine et textes libres de droits (ou sous licence creative commons) en anglais et en français et réimprimés pour l’exposition.
Plus encore, une imprimante est disponible durant le temps de l’exposition depuis laquelle réimprimer sur place un fanzine à lire chez soi.

Ateliers

Gabriel Allegret est doctorant en sociologie et en primatologie sur la domination adulte et les violences intrafamiliales. Il est également le fondateur du site Adultissime regroupant de nombreux textes, fanzines et outils autour de la domination adulte.

Dans le cadre de l’exposition, Gabriel Allegret proposera un atelier le samedi 12 décembre intitulé « Lettres pour les enfants du XXIIe siècle » (inscription sur le site du CAC Malakoff)

Chercheur sur les dominations, thérapeute, auteur et plasticien, Juliet Drouar a publié « Trauma, en finir avec nos violences » (Stock ed.), « Sortir de l’hétérosexualité  » (Binge ed.), « La culture de l’inceste » (Seuil ed.) co-dirigé avec Iris Brey, l’article »Pour le droit de vote des mineur.es » publié dans le livre collectif « Politiser l’enfance » (Burnout ed.) et le roman « Cui Cui » (le Seuil ed.), qui imaginait une fiction où les mineur.e.s auraient le droit de vote et un pouvoir de décision. « Une des grandes révélations de 2025. « Porté par une langue à la rare inventivité, le récit de Juliet Drouar offre une nouvelle facette au travail de réflexion que le chercheur a notamment déployé autour de la culture de l’inceste.» Johan Faerber, Collatéral.

Dans le cadre de l’exposition, Juliet Drouar proposera un atelier le samedi 16 janvier 2027 en collaboration avec la compagnie Comedia Nostra.

Plus on est minorisé plus il semble difficile de produire des archives. Se posent alors notamment les questions de mémoire, de l’écriture de l’histoire et de transmission des savoirs lutter.  Réflexions et production d’archives des luttes des lycéen.nes en cours. Par des lycéen.nes et comedien.nes de comedia nostra et Juliet Drouar à destination des lycén.nes. Inscription sur le site du CAC Malakoff.

(c) Dorian Prost

Le collectif microsillons, créé en 2005 à Genève par Marianne Guarino-Huet et Olivier Desvoignes, développe des projets artistiques collaboratifs engagés dans une réflexion sociale et citoyenne, à partir de stratégies empruntées aux pédagogies critiques et féministes. Le collectif a collaboré avec de nombreuses institutions culturelles, en Suisse et à l’étranger. Il mène depuis 2021 une recherche sur l’écopédagogie (https://ecopedagogy.ch/). Depuis 2015, microsillons est responsable du Master TRANSforme. Art et société, ainsi que du PhD Forum à la HEAD – Genève.

La classe renversée
Dans l’exposition, trois affiches convoquent, sous forme textuelle, des actions de renversements en lien avec les pédagogies radicales, libertaires, féministes. En outre, iels proposeront un atelier « La classe renversée » hérité des éco-pédagogies de Paulo Freire

Dans le cadre de l’exposition, microsillons proposera un atelier le samedi 13 mars 2027, activation de la classe renversée.
Inscription sur le site du CAC de Malakoff.

Vernissage

samedi 21 novembre 2026

15h-17h

atelier avec le collectif Dallas (scénographes de l’exposition)
lequel propose un atelier d’activation et de co-construction de la scénographie, ouvert à toustes y compris aux enfants.
gratuit sur inscription (maisondesarts(at)ville-malakoff.fr)

18h

discours des élus et commissaires

18h30

Yoann Thommerel

Stratagèmes, performance, 20 minutes

Qui décide de ce qui entre dans la bouche des enfants ? Promesses, menaces, chantages, ruses, mises en scène : tout semble permis pour les faire manger. À l’heure du repas, se rejoue quotidiennement des rapports de force et des jeux de domination face auxquels les enfants résistent, refusent, recrachent, négocient, inventent à leur tour leurs propres stratégies. Si la table est un espace des transmission (normes, peurs, amour…), elle est peut-être surtout le premier lieu politique, celui des premières expériences de désobéissance.
Conception : Yoann Thommerel Production : Le Premier épisode⎮Sonia Chiambretto & Yoann Thommerel, avec le soutien du Shed, centre d’art de Normandie.
Poète engagé dans le champ de la performance et de la poésie-action, Yoann Thommerel met en jeu ses propres textes dans des formes convoquant aussi bien les arts vivants que visuels. Le langage constitue la matière principale de son travail, qu’il explore comme matière vivante, outil de lien et de transformation. Il a fondé, avec Sonia Chiambretto, le Groupe d’information sur les ghettos (g.i.g). Metteur en scène, il codirige avec elle la compagnie Le Premier épisode.
Les violences alimentaires sont au cœur de ses préoccupations. Il est notamment l’auteur de Manger low cost (éditions Nous, 2025). Actuellement en résidence au Shed, centre d’art contemporain de Normandie, il est l’initiateur du projet collectif Rice power, vaste exploration poétique des modes de production et de circulation, des pratiques culinaires, des croyances et des imaginaires liés au riz, la plus ancienne plante cultivée au monde, star de la cuisine en temps de crise, jamais absente des paniers d’aide alimentaire et des assiettes servies dans les cantines solidaires.

19h

Prise de parole de Fatene et de lycéen.n.es du lycée Paul Eluard de Saint Denis

Rencontres

samedi 12 décembre 2026

samedi nourricier

14h-16h : atelier «lettres pour le XXIème siècle»
avec Gabriel Allegret, activiste enfantiste et doctorant
gratuit sur inscription (maisondesarts(at)ville-malakoff.fr)

16h-18h : agora «écoenfantisme»
avec Gabriel Allegret, activiste enfantiste et doctorant
Mathis François Ball, militant écolo engagé
Romane Volot Sénard, militante du Collectif Enfantiste

Gabriel Allegret est doctorant en sociologie et en primatologie sur la domination adulte et les violences intrafamiliales. Il est également le fondateur du site Adultissime regroupant de nombreux textes, fanzines et outils autour de la domination adulte.

Mathis François Ball
16 ans, lycéen, co-référent du groupe des jeunes pour le 26 septembre

Romane Volot Sénard, militante du Collectif Enfantiste

samedi 16 janvier 2027

Samedi nourricier
14h – 16h : Atelier Juliet Drouar avec Commédia Nostra
Plus on est minorisé plus il semble difficile de produire des archives. Se posent alors notamment les questions de mémoire, de l’écriture de l’histoire et de transmission des savoirs lutter. Réflexions et production d’archives des luttes des lycéen.nes en cours. Par des lycéen.nes et comedien.nes de comedia nostra et Juliet Drouar à destination des lycén.nes.
Gratuit sur inscription (maisondesarts(at)ville-malakoff.fr)

16h – 18h : Agora « Droit de vote dès la naissance ? » avec
Juliet Drouar, thérapeute, auteur et plasticien
Clémentine Beauvais, autrice et essayiste
Hinde Kaddour, dramaturge

Juliet Drouar
Chercheur sur les dominations, thérapeute, auteur et plasticien. A publié « Trauma, en finir avec nos violences » (Stock ed.), « Sortir de l’hétérosexualité  » (Binge ed.), « La culture de l’inceste » (Seuil ed.) co-dirigé avec Iris Brey, l’article »Pour le droit de vote des mineur.es » publié dans le livre collectif « Politiser l’enfance » (Burnout ed.) et le roman « Cui Cui » (le Seuil ed.). qui imagine une fiction où les mineur.e.s auraient le droit de vote et un pouvoir de décision. « Une des grandes révélations de 2025. Porté par une langue à la rare inventivité, le récit de Juliet Drouar offre une nouvelle facette au travail de réflexion que le chercheur a notamment déployé autour de la culture de l’inceste.» Johan Faerber, Collatéral.

(c) Dorian Prost

Clémentine Beauvais est écrivaine, traductrice et féministe. Les Petites Reines (plus de 100 000 ex vendus) a été élu Meilleur Roman par le magazine Lire, lauréat du Prix Sorcières et du Prix Libr’à’nous. En 2024, elle publie un essai Pour le droit de vote dès la naissance.

Hinde Kaddour est dramaturge. Après quelques années comme collaboratrice littéraire à la Comédie de Genève, elle rejoint le Théâtre Am Stram Gram, où elle pilote les Agoras enfance et jeunesse avec Joan Mompart, le directeur du lieu. Lors de ces week-ends intergénérationnels, les mécanismes de la domination adulte sont interrogés et déplacés. Le point de départ : considérer les enfants non plus comme des objets d’éducation, mais comme des sujets de droits, qualifié·es pour débattre des grandes questions de leur époque. Enfants et adolescent·es y ont pris la parole au plateau, aux côtés d’artistes et de chercheur·euses, sur l’engagement climatique, le droit à l’alimentation, la fluidité du genre ou les droits de l’enfant. C’est dans ce cadre qu’elle crée Alexe (2022), avec Alexe Scappaticci, responsable du Refuge Genève, qui accompagne depuis 2015 les jeunes LGBTIQ+ et leurs familles. Nourri de témoignages d’enfants et de parents, le spectacle s’ancre déjà dans les droits de l’enfant, notamment celui d’être reconnu·e tel·le qu’on se ressent. En 2026, l’Agora et son spectacle Ambre portent sur le droit de vote dès la naissance. Créé avec une petite fille, en présence au plateau de Marion Cuerq, spécialiste des droits de l’enfant, Ambre relie ce qu’on sépare d’habitude : les violences faites aux enfants et leur exclusion politique procèdent d’un même refus de les considérer comme des personnes. À partir de témoignages d’enfants de Suisse, de France et du Sénégal, la performance met en jeu la parole des enfants présent·es dans le public. La prochaine Agora, en mai 2027, portera sur l’école. Dans chacun de ces cadres, Hinde Kaddour s’attache à faire entendre la portée politique de la parole des enfants.

jeudi 4 février 2027

Cours séminaire 1

13h – 16h :
Benjamin Kiesewetter, philosophe, ancien membre de K.R.A.T.Z.A
Mike Weimann, pédagogue, ancien membre de K.R.A.T.Z.A
Interprète / Yves Tixier

Benjamin Kiesewetter a cofondé KRÄTZÄ en 1992, à l’âge de 13 ans. Il a participé à diverses actions menées par KRÄTZÄ, notamment au recours constitutionnel contre le déni du droit de vote (1996) et au boycott scolaire en faveur d’un apprentissage autodéterminé (1997-1998). Il a ensuite étudié la philosophie, les sciences culturelles et la littérature allemande à l’université Humboldt et a rédigé une thèse sur la théorie de la rationalité (2014). Depuis 2023, il est professeur de philosophie à l’université de Bielefeld. En 2024, il a reçu le Prix allemand de philosophie pour ses travaux sur la dimension normative de la raison humaine. Il est chercheur principal du projet ERC « The Structure of Normativity ».

Mike Weimann milite en faveur de l’égalité des droits entre les enfants et les adultes depuis les années 1980. En 1992, il a été l’un des membres fondateurs de l’association de défense des droits des enfants K.R.Ä.T.Z.Ä. à Berlin, au sein de laquelle il a été actif pendant de nombreuses années. L’un des principaux objectifs de l’association était de supprimer l’âge minimum requis pour voter. Il est l’auteur de l’ouvrage « Voting Rights for Children – a polemic » (2002), qui a été traduit et publié en anglais par Common Threads Press en Angleterre (2025). Un autre thème central de K.R.Ä.T.Z.Ä. concernait les alternatives aux écoles traditionnelles. L’association a organisé la 13e Conférence internationale sur l’éducation démocratique (IDEC 2005) à Berlin, qui a conduit à la création de la Communauté européenne pour l’éducation démocratique (EUDEC, 2008). Il est cofondateur d’une école démocratique à Berlin, en Allemagne (2008). L’association à l’origine de ces activités est Netzwerk Spiel/Kultur à Berlin, au sein de laquelle il est membre du conseil d’administration depuis de nombreuses années. Il est membre de l’EUDEC depuis sa création et a siégé à son conseil d’administration pendant plusieurs années.

jeudi 11 février 2027

Cours séminaire 2

13h – 16h :
Révoltes lycéennes avec
Robi Morder, coauteur de Quand les lycéens prenaient la parole
Keith Hefner
, fondateur de Youth Liberation
Traducteur : Yves Tixier

Benjamin Kiesewetter, philosophe, ancien membre de K.R.A.T.Z.A
Mike Weimann, pédagogue, ancien membre de K.R.A.T.Z.A
Interprète / Yves Tixier

Spécialiste de l’histoire des mouvements étudiants et lycéens, Robi Morder est chercheur associé au laboratoire Printemps (Université Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines) et animateur du groupe d’études et de recherche sur les mouvements étudiants (Germe). Il est également coauteur du livre Quand les lycéens prenaient la parole (Syllepse), paru en 2018, à l’occasion des 50 ans de mai 68.

Keith Hefner est directeur général de Youth Communication (YC) (www.youthcomm.org), qu’il a fondée en 1980 afin de donner la parole aux adolescents de New York. Youth Communication publie deux magazines rédigés par des adolescents, YCteen et Represent : The Voice of Youth in Foster Care. Youth Communication a également publié 20 programmes pédagogiques mettant en avant la voix des jeunes, ainsi que plus de 70 recueils d’essais rédigés par des adolescents sur la race, le genre, la sexualité, la scolarité, les relations, l’identité et bien d’autres sujets. Avant de fonder YC, de 1971 à 1979, Keith Hefner a été l’un des fondateurs et le directeur de Youth Liberation, une organisation dédiée aux droits des enfants et au militantisme étudiant. Youth Liberation publiait un magazine destiné aux militants et proposait des services d’accompagnement aux rédacteurs de journaux clandestins de lycées. L’organisation a également publié une série d’ouvrages sur les droits de l’enfant et le militantisme, notamment How to Start an Underground Newspaper, Growing Up Gay, High School Women’s Liberation et Student and Youth Organizing. Hefner est lauréate d’une bourse MacArthur et d’une bourse Revson sur l’avenir de la ville de New York.

Remerciements

le peuple qui manque remercie le CAC Malakoff son équipe (Aude Cartier, Léa Djurado, Zélia Cajaj, Muntasir Koodruth, Juliette Giovannoni, Diane Mesquita, Josselin Vidalenc, Patricia Nicolas, The Shelf Company), et ses partenaires, les artistes et ayants-droits de l’exposition ainsi que Archiv der DDR-Opposition (Sabine Teske), Archives sociales suisses (Stefan Länzlinger), l’école de Vitruve & le collectif archives vitruve (Cécile Lavert, Jeanne Revel, Isabelle Massu), mouvement du 26 septembre, Coop ICEM (Agnès Joyeux, Nathalie Croguennoc), Centre d’Histoire du Travail (Manuella Noyer, Pauline Pernet), Video Data Bank (Emily Faith Martin), Special Collections Research Center, Temple University Libraries Philadelphia (Melissa Minds VandeBurgt, Holly B. Wilson, Evan Weinstein), Maud Mandart et le lycée expérimental de Saint Nazaire, Archives de Paris, Picto (Francois George), Stéphane Polart, Le canard des enfants-philosophes (Céline Ohannessian, Émilie Renault), Justseeds Artist Cooperative, Seed, Léa Mosconi, Louis (loloce_politic), Kamal Hachkar, Sandra Patron, Isabelle Cambourakis, Samuel Boussion, Mathias Gardet, Yves Tixier.

Les rencontres publiques de ce projet ont bénéficié du soutien du programme de recherches pluridisciiplinaires « Communautés d’archives. Patrimoines minoritaires de la contestation » (2026-29), soutenu par Hermès et France 2030 porté par Sorbonne Nouvelle et à l’initiative de Magali Nachtergael, Hélène Fleckinger, et Véra Léon. Ce projet, en s’appuyant sur une approche en recherche et création, s’intéresse aux manières de faire communauté à travers les archives et mémoires d’actions contestataires. Le séminaire publique est également soutenu par le laboratoire de recherche TEAMeD/AIAC, Paris VIII.