Nous, enfants du 21ème siècle
enfance radicale/ justice climatique intergénérationnelle / écopédagogie
Nos actions d’aujourd’hui fabriquent la biosphère des générations futures, de même que nous subissons aujourd’hui les choix climatiques des générations passées. L’inertie climatique, estimée à une quarantaine d’années, est ce décalage temporel entre les causes et les conséquences constatées du dérèglement climatique. 40 ans, c’est le temps d’une génération.
Nous, enfants du 21ème siècle, titre emprunté à un article de presse de l’écrivain Pierre Ducrozet, cherche à ouvrir, sous la forme d’une exposition évolutive autant qu’un espace de travail collectif, une série de gestes et réflexions chronopolitiques pour une justice climatique intergénérationnelle, pour des formes émergentes d’écopédagogie, pour une autodétermination politique de l’enfance.
De la voix de la jeune Greta Thunberg, en grève de l’école, devant le Parlement suédois avec une pancarte « Strike for the Climate », bientôt rejointe par des dizaines de milliers d’écolièr.e.s, de lycéen.ne.s et d’étudiant.e.s à Xiuhtezcatl Martinez, éco-activiste depuis l’âge de six ans, lequel a attaqué l’Etat américain en justice pour non protection des générations futures, une nouvelle voix aura émergé ces dernières années, celle des enfants écologistes du XXIe siècle.
Sur ce qui semble venir d’un autre pan, la question de la domination des enfants et de leur maltraitance reçoit une nouvelle attention dans le débat public. Certain.e.s envisagent les enfants comme une classe sociale à part entière. L’infantisme est une notion théorisée par la philosophe américaine Elisabeth Young Bruel, laquelle désigne les discriminations systémiques envers les enfants quand le philosophe Tal Pieterbraut Merx, dans un livre récent et déterminant, La domination oubliée, en appelait à politiser plus largement les rapports adultes – enfants.







































