{"id":312,"date":"2011-10-26T20:41:12","date_gmt":"2011-10-26T19:41:12","guid":{"rendered":"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/immune\/exposition"},"modified":"2024-03-05T20:06:11","modified_gmt":"2024-03-05T19:06:11","slug":"exposition","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/en\/immune\/exposition\/","title":{"rendered":"Exposition \/ IM\/MUNE"},"content":{"rendered":"<h2>Herv\u00e9 Guibert<\/h2>\n<p><span style=\"font-size: medium;\"><strong><em>La pudeur ou l\u2019impudeur<\/em> de Herv\u00e9 Guibert<\/strong> (1992, 58 min)<\/span><\/p>\n<p><a title=\"La pudeur ou l\u2019impudeur de Herv\u00e9 Guibert \" href=\"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/wp-content\/gallery\/immune\/herve-guibert.jpg\" rel=\"prettyPhoto[gallery-3ty3]\"><img decoding=\"async\" class=\"alignright\" title=\"La pudeur ou l\u2019impudeur de Herv\u00e9 Guibert \" src=\"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/wp-content\/gallery\/immune\/thumbs\/thumbs_herve-guibert.jpg\" alt=\"herve-guibert.jpg\" align=\"right\" \/><\/a><em>La pudeur ou l\u2019impudeur,<\/em> r\u00e9alis\u00e9e en 1991, lors des deux derni\u00e8res ann\u00e9es de vie de l\u2019\u00e9crivain <strong>Herv\u00e9 Guibert<\/strong>, constitue un journal vid\u00e9o du sida.\u00a0 Dans ce film sid\u00e9rant, Guibert fait entrer dans le champ de la repr\u00e9sentation son exp\u00e9rience minoritaire de la maladie et d\u00e9place la d\u00e9coupe politique entre pudeur et impudeur, les normes du dicible, une distribution du nommable, du regardable, des normes de la v\u00e9rit\u00e9. Bien que ne se revendiquant pas directement d\u2019une d\u00e9marche politique, le cin\u00e9ma de Guibert aura rendu possible la figuration de corps malades, qui \u00e9taient jusque-l\u00e0, et notamment dans leur quotidiennet\u00e9, exil\u00e9s en-de\u00e7\u00e0 du champ du visible, participant de ce que Michel Foucault a appel\u00e9 \u00ab l\u2019insurrection des savoirs assujettis \u00bb. Le malade lui-m\u00eame, jusque l\u00e0 objet du savoir m\u00e9dical, devenait sujet, produisant un discours et des images qui retournent le point d\u2019\u00e9nonciation et renversent les dispositifs de la repr\u00e9sentation. En se mettant lui-m\u00eame en sc\u00e8ne, en abolissant l\u2019opposition classique filmeur \/ film\u00e9, auteur \/ sujet, et en se d\u00e9pla\u00e7ant sur le terrain de l\u2019autofiction, le cin\u00e9ma de Guibert, reconfigure compl\u00e8tement\u00a0 le cadre \u00e9thique de la repr\u00e9sentation. <em>La pudeur ou l\u2019impudeur<\/em> constitue alors un seuil dans l\u2019histoire du cin\u00e9ma documentaire, Guibert \u00e9chappant ainsi par l\u2019auto-narration au dispositif injonctif du t\u00e9moignage, dont il n\u2019aurait probablement pas pu s\u2019extraire dans le cadre du dispositif documentaire classique. (Kantuta Quiros &amp; Aliocha Imhoff)<\/p>\n<h2>David Wojnarowicz<\/h2>\n<p align=\"justify\"><span style=\"font-size: medium;\"><strong><em>Sex series and others<\/em> de David Wojnarowicz, Marion Scemama et Fran\u00e7ois Pain <\/strong>(1989-1998, 30&#8242;)<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><a title=\"Sex series and others de David Wojnarowicz\" href=\"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/wp-content\/gallery\/immune\/david-wojnarowicz-s-a-fire-in-my-belly.jpg\" rel=\"prettyPhoto[gallery-3ty3]\"><img decoding=\"async\" class=\"alignright\" style=\"width: 186px; height: 178px;\" title=\"Sex series and others de David Wojnarowicz\" src=\"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/wp-content\/gallery\/immune\/thumbs\/thumbs_david-wojnarowicz-s-a-fire-in-my-belly.jpg\" alt=\"david-wojnarowicz-s-a-fire-in-my-belly.jpg\" align=\"right\" \/><\/a>\u00ab <em>Lorsqu\u2019on m\u2019a appris que j\u2019avais contract\u00e9 ce virus, j\u2019ai tout de suite compris que c\u2019\u00e9tait surtout le virus de cette soci\u00e9t\u00e9 malade que j\u2019avais contract\u00e9<\/em> \u00bb\u00a0 (David Wojnarowicz)<\/p>\n<p>Exhortation \u00e0 l\u2019action, dissection des m\u00e9canismes de pouvoir, la puissance des images de <strong>David Wojnarowicz<\/strong>, &#8211; \u00e9crivain, vid\u00e9aste, photographe, plasticien, performeur n\u00e9o-beat de l\u2019East Village et figure importante de la new wave new-yorkais (parmi Nan Goldin, Richard Kern, Lydia Lunch ou Kathy Acker&#8230;) &#8211; tient au chiasme singulier qu\u2019il noua entre exp\u00e9rience subjective et collective, faisant de son exp\u00e9rience du sida un prisme d\u2019analyse politique de la machine capitaliste, imp\u00e9rialiste et puritaine de l\u2019Am\u00e9rique de la fin des ann\u00e9es 1980, \u00ab\u00a0 la nation monoclanique \u00bb comme Wojnarowicz l\u2019appelait.\u00a0 \u00ab <em>Je brise les cha\u00eenes mentales\/physiques qui m\u2019asservissent au code linguistique.<\/em> \u00bb \u00e9crivait-il. La prose furieuse et flamboyante de ses <em>spoken words<\/em> et de ses chroniques film\u00e9es \u0153uvrant \u00e0 d\u00e9placer et r\u00e9inventer le dicible, contribu\u00e8rent \u00e0 une reconfiguration des discours et images efficients sur le sida dans l\u2019espace social. La s\u00e9rie des <em>Sex Series and others<\/em>, co-r\u00e9alis\u00e9e avec les cin\u00e9astes Marion Scemama et Fran\u00e7ois Pain r\u00e9sulte de leur longue amiti\u00e9, et laisse se dessiner les r\u00eaves et cauchemars de Wojnarowicz, sa rage devant le traitement que r\u00e9serve \u00ab l\u2019usine \u00e0 tuer am\u00e9ricaine \u00bb aux marginaux et laiss\u00e9s-pour-compte du r\u00eave am\u00e9ricain. (Kantuta Quiros &amp; Aliocha Imhoff)<br \/>\n\u00ab <em>C\u2019est parce que l\u2019\u0153uvre cr\u00e9atrice de David Wojnarowicz proc\u00e8de de toute sa vie qu\u2019elle a acquis une pareille puissance. Alors que tout semble dit et redit, quelque chose \u00e9merge du chaos de David Wojnarowicz qui nous place devant notre responsabilit\u00e9 d\u2019\u00eatre pour quelque chose dans le cours du mouvement du monde. <\/em>\u00bb F\u00e9lix Guattari<br \/>\n<strong>Distribution le peuple qui manque <\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2>Guillaume Dustan<\/h2>\n<p align=\"justify\"><a title=\"Enjoy (back to Ibiza) de Guillaume Dustan \" href=\"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/wp-content\/gallery\/immune\/guillaume-dustan-enjoy.jpg\" rel=\"prettyPhoto[gallery-3ty3]\"><img decoding=\"async\" class=\"alignright\" title=\"Enjoy (back to Ibiza) de Guillaume Dustan \" src=\"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/wp-content\/gallery\/immune\/thumbs\/thumbs_guillaume-dustan-enjoy.jpg\" alt=\"guillaume-dustan-enjoy.jpg\" align=\"right\" \/><\/a>\u00ab Guillaume Dustan est n\u00e9 en 1995, ou 96, en \u00e9crivant, puis en publiant, Dans ma chambre (P.O.L, septembre 1996). Avant, il y avait une autre personne, tr\u00e8s malheureuse. D\u00e9pressive, s\u00e9ropositive. Apr\u00e8s il y avait toujours la d\u00e9pression et la s\u00e9roposition, mais \u00e7a allait d\u00e9j\u00e0 mieux. Une appr\u00e9ciation parano\u00efaque et m\u00e9galomane du retentissement de son premier ouvrage ayant conduit Guillaume \u00e0 quitter son emploi, il se h\u00e2ta d&#8217;\u00e9crire pour faira avancer sa nouvelle carri\u00e8re. Je sors ce soir (P.O.L, septembre 1997) ne fut pas le best-seller pour lequel il avait si souvent consult\u00e9 l&#8217;oracle, mais contribua \u00e0 affermir son image de jeune \u00e9crivain gay \u00e0 suivre. Ayant d\u00e9pens\u00e9 en extasys et en t\u00e9quilas-champagne tout l&#8217;argent de la bourse qu&#8217;il avait re\u00e7ue du Centre national du livre, Guillaume se trouva bien d\u00e9pourvu \u00e0 la fin de l&#8217;ann\u00e9e (et en plus il avait une grosse bronchite qui ne se soignait pas \u00e0 cause de ses exc\u00e8s). Sans se d\u00e9courager, il proposa \u00e0 son \u00e9diteur, P.O.L, de cr\u00e9er une collection de livres gay qui pourrait le faire bouffer (lui, Guillaume). P.O.L le dirigea vers Balland, maison amie. Nouvelle casquette pour G.D. Retir\u00e9 chez sa m\u00e8re, \u00e0 la campagne, G. \u00e9crivit son troisi\u00e8me roman, tout aussi purement autobiographique que les deux premiers: Plus fort que moi parut en juin 1998 (toujours chez P.O.L). A l&#8217;automne, G.D. lan\u00e7ait les grandes manoeuvres pour le centre communautaire qu&#8217;il voulait cr\u00e9er, la Gaie maison pour tout le monde. En janvier 1999 il publiait Nicolas Pages, son premier v\u00e9ritable succ\u00e8s de librairie. En f\u00e9vrier de la m\u00eame ann\u00e9e, la collection chez Balland (Rayon Gai) d\u00e9marrait. En 2000, G.D. r\u00e9alisait son premier film, centr\u00e9 sur la figure dudit Nicolas Pages, \u00e9crivain et artiste conceptuel (et ami de G.D.), ainsi que sur celle de Nan Goldin (R House, coproduit par Postmodern classic videos et Arte). L&#8217;an 2000 fut une grande ann\u00e9e pour G.D., d&#8217;abord avec la sortie d&#8217;Innocente, son premier best-seller (400 000 ex.). Puis avec l&#8217;ouverture de la Gaie maison, sous les auspices \u00e9clair\u00e9s d&#8217;Elisabeth Lebovici, sa premi\u00e8re pr\u00e9sidente. G.D. annon\u00e7a sa d\u00e9cision de renoncer \u00e0 l&#8217;\u00e9criture. En 2003 sortit son premier long-m\u00e9trage, Rajneesh, produit par Jodie Foster et jou\u00e9 par Bill Clinton (&#8230;). \u00bb G.D.<\/p>\n<p><span style=\"font-size: small;\"><strong><em>Enjoy (back to Ibiza)<\/em> de Guillaume Dustan<\/strong> (2001, 120\u2019)<br \/>\n<strong><em>Poub(elle)<\/em> de Guillaume Dustan<\/strong> (2002, 60\u2019)<br \/>\n<strong><em>Nietzche<\/em> de Guillaume Dustan<\/strong> (2002, 60&#8242;)<\/span><\/p>\n<p><strong>Distribution le peuple qui manque<\/p>\n<p><\/strong><\/p>\n<h2 align=\"justify\">Fun\u00e9railles politiques<\/h2>\n<p align=\"justify\">Fun\u00e9railles politiques, conduites par ACT UP \/ New York<br \/>\nFilm\u00e9es par James Wentzy<br \/>\nAIDS Community Television (s\u00e9rie hebdomadaire n \u00b0 109)<br \/>\nDIVA TV (Damned Interfering Video Activists)<\/p>\n<p><span style=\"font-size: medium;\"><strong><em>David Wojnarowicz Funeral<\/em>, film\u00e9 par James Wentzy<\/strong> (1992, 29 min)<\/span><\/p>\n<div align=\"center\">\n<p><a title=\"David Wojnarowicz Funeral, film\u00e9 par James Wentzy \" href=\"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/wp-content\/gallery\/immune\/david-wojnarowicz-funeral2.jpg\" rel=\"prettyPhoto[gallery-3ty3]\"><img decoding=\"async\" title=\"David Wojnarowicz Funeral, film\u00e9 par James Wentzy \" src=\"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/wp-content\/gallery\/immune\/thumbs\/thumbs_david-wojnarowicz-funeral2.jpg\" alt=\"david-wojnarowicz-funeral2.jpg\" \/><\/a><a title=\"David Wojnarowicz Funeral, film\u00e9 par James Wentzy \" href=\"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/wp-content\/gallery\/immune\/david-wojnarowicz-funeral.jpg\" rel=\"prettyPhoto[gallery-3ty3]\"><img decoding=\"async\" title=\"David Wojnarowicz Funeral, film\u00e9 par James Wentzy \" src=\"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/wp-content\/gallery\/immune\/thumbs\/thumbs_david-wojnarowicz-funeral.jpg\" alt=\"david-wojnarowicz-funeral.jpg\" \/><\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<\/div>\n<p align=\"justify\">Une semaine apr\u00e8s la mort de l\u2019artiste David Wojnarowicz, Act Up New York, dont Wojnarowicz \u00e9tait proche, organisa une manifestation. L\u2019enterrement de l\u2019artiste, le Mercredi 29 Juillet 1992, fut un symbole de la lutte men\u00e9e par Act Up, un symbole violent que David Wonarowicz avait lui-m\u00eame appel\u00e9 de ses v\u0153ux lorsqu\u2019il \u00e9crivait un an auparavant: &#8220;<em>Transformer notre deuil priv\u00e9 de la perte d&#8217;amis, famille, amants et \u00e9trangers en quelque chose de public servirait comme un autre outil puissant de d\u00e9mant\u00e8lement. Il dissiperait l&#8217;id\u00e9e que ce virus a une orientation sexuelle ou un code moral. Il r\u00e9duirait \u00e0 n\u00e9ant la croyance que le gouvernement et la communaut\u00e9 m\u00e9dicale ont beaucoup fait pour att\u00e9nuer la propagation ou l&#8217;avanc\u00e9e de cette maladie. Une des premi\u00e8res \u00e9tapes pour rendre public le deuil priv\u00e9 est le rituel des m\u00e9moriaux. J&#8217;ai aim\u00e9 la fa\u00e7on dont les m\u00e9moriaux transforment l&#8217;absence d&#8217;un \u00eatre humain en la rendant en quelque sorte physique par l&#8217;utilisation du son. J&#8217;ai assist\u00e9 \u00e0 un certain nombre de m\u00e9moriaux ces cinq derni\u00e8res ann\u00e9es et lors du dernier auquel j&#8217;ai assist\u00e9 j\u2019ai soudain\u00a0 ressenti quelque chose qui s&#8217;apparente \u00e0 de la rage. J&#8217;ai r\u00e9alis\u00e9, \u00e0 mi-parcours de l&#8217;\u00e9v\u00e9nement, que j&#8217;avais vu un bon nombre des m\u00eames personnes ayant particip\u00e9 \u00e0 d&#8217;autres m\u00e9moriaux ant\u00e9rieurs. Ce qui me mit en col\u00e8re fut de r\u00e9aliser que le m\u00e9morial avait peu de r\u00e9verb\u00e9ration ext\u00e9rieure \u00e0 la salle o\u00f9 il \u00e9tait prononc\u00e9. Une publicit\u00e9 t\u00e9l\u00e9vis\u00e9e pour les chiffons a un impact plus important sur la soci\u00e9t\u00e9 au sens large. Je me levais et partis parce que je pensais ne pas pouvoir contr\u00f4ler mon envie de hurler. Il y a, pour les personnes touch\u00e9es par cette \u00e9pid\u00e9mie, une tendance\u00a0 \u00e0 la police de l&#8217;autre ou \u00e0 prescrire ce que seraient les gestes les plus importants pour faire face \u00e0 cette exp\u00e9rience de la perte. Je n&#8217;appr\u00e9cie pas cela. Dans le m\u00eame temps, je crains que des amis deviennent lentement des porteurs de cercueil professionnels, attendant chaque mort, de leurs amants, amis et voisins, et fignolant leurs oraisons fun\u00e8bres; perfectionnant leurs rituels de mort plut\u00f4t qu&#8217;un rituel de vie relativement simple, tel que crier dans les rues. Je m&#8217;inqui\u00e8te \u00e0 cause de l&#8217;urgence de la situation, car voyant la mort venir en provenance des bords de l&#8217;abstraction, o\u00f9 ceux qui ont le luxe du temps l&#8217;ont jet\u00e9e.\u00a0 Imaginons que les proches organisent une manifestation chaque fois qu\u2019un amant, un ami ou un inconnu meurt du sida. Imaginons qu\u2019\u00e0 chaque fois qu\u2019un amant, un ami ou un inconnu meurt de cette maladie ses amis, ses amants ou ses voisins s\u2019emparent du corps pour foncer vers Washington DC et franchissent en trombe le portail de la Maison-Blanche et s\u2019arr\u00eatent dans un crissement de pneus pour d\u00e9poser le linceul sans vie sur les marches du perron. Qu\u2019il serait r\u00e9confortant de voir ces amis, ces voisins, ces amants et ces inconnus marquer le lieu et l\u2019\u00e9poque et l\u2019histoire d\u2019une pierre blanche.<\/em>&#8220;-. David Wojnarowicz<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-size: medium;\"><em><strong>The Ashes Action<\/strong><\/em>, 1992 <strong><br \/>\n&amp; <em>Political Funerals<\/em> de Mark Lowe Fisher, Tim Bailey, Jon Greenberg et Aldyn McKean<\/strong> (27 min)<\/span><\/p>\n<p><u><strong>Ashes action<\/strong><\/u><\/p>\n<p><a title=\"Political Funerals de Mark Lowe Fisher\" href=\"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/wp-content\/gallery\/immune\/fisherfuneral.jpg\" rel=\"prettyPhoto[gallery-3ty3]\"><img decoding=\"async\" class=\"alignright\" title=\"Political Funerals de Mark Lowe Fisher\" src=\"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/wp-content\/gallery\/immune\/thumbs\/thumbs_fisherfuneral.jpg\" alt=\"fisherfuneral.jpg\" align=\"right\" \/><\/a><br \/>\nApportez votre douleur et votre rage \u00e0 propos du sida \u00e0 des Fun\u00e9railles politiques \u00e0 Washington DC dimanche 11 Octobre 1992 \u00e0 13h00<br \/>\n\u00abVous avez perdu quelqu&#8217;un \u00e0 cause du SIDA.<br \/>\n\u00abDepuis plus de dix ans, votre gouvernement a raill\u00e9 votre perte.<br \/>\n\u00abVous avez parl\u00e9 de col\u00e8re, avez rejoint les manifestations politiques, r\u00e9alis\u00e9 de faux cercueils\u00a0 et fausses pierres tombales, et \u00e9clabouss\u00e9 de peinture rouge pour repr\u00e9senter le sang de qu\u2019un de s\u00e9ropositif, le v\u00f4tre peut-\u00eatre.<br \/>\n&#8220;George Bush estime que les portes de la Maison Blanche le prot\u00e8gent de vous, de votre perte, et de sa responsabilit\u00e9 dans la crise du sida.<br \/>\n\u00abMaintenant il est temps d\u2019apporter le SIDA au domicile de George Bush.<br \/>\n&#8220;Le 11 Octobre, nous am\u00e8nerons les vraies cendres de personnes que nous aimons dans un cort\u00e8ge fun\u00e8bre \u00e0 la Maison Blanche. Dans un acte de douleur et de rage et d&#8217;amour, nous\u00a0 d\u00e9poserons leurs cendres sur la pelouse de la Maison Blanche.<br \/>\n&#8220;Rejoignez-nous pour protester contre le sida et douze ans de politique g\u00e9nocidaire.&#8221;<\/p>\n<p><strong>James Wentzy<\/strong> est l&#8217;un des vid\u00e9astes activistes contre le sida les plus prolifiques, ayant produit plus de 150 programmes pour les t\u00e9l\u00e9visions communautaires. L&#8217;action Ashes (Cendres) documente une protestation d\u2019ACT UP \u00e0 Washington DC en Octobre 1992. Motiv\u00e9s par le d\u00e9sir exprim\u00e9 par plusieurs militants que &#8220;leur corps soit, apr\u00e8s leur mort, utilis\u00e9 dans une vis\u00e9e politique&#8221;, ACT UP a organis\u00e9 une marche vers la pelouse de la Maison Blanche, pour r\u00e9pandre des cendres de leurs proches directement sur la pelouse comme une protestation face \u00e0 l&#8217;inaction de la Maison Blanche vis-\u00e0-vis du sida. Les Fun\u00e9railles Politiques et l\u2019action Ashes sont parmi les plus belles actions d\u2019Act Up. Le rythme et le montage sont \u00e9l\u00e9giaques, automnaux. Le plus remarquable est la mani\u00e8re r\u00e9p\u00e9titive dont Wentzy montre le moment culminant de la marche. Cette sc\u00e8ne appara\u00eet \u00e0 quatre reprises diff\u00e9rentes dans la vid\u00e9o et gagne en puissance \u00e9motionnelle \u00e0 chaque fois qu&#8217;il est r\u00e9p\u00e9t\u00e9.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2>DIVA TV<\/h2>\n<p align=\"justify\"><span style=\"font-size: medium;\"><strong><em>Like a Prayer, stop the church<\/em> de DIVA TV<\/strong> (28min, 1990)<\/span><\/p>\n<p>A sa cr\u00e9ation en 1987, <strong>ACT UP\/New York<\/strong> initiait un activisme spectaculaire, utilisant la puissance symbolique des corps dans l\u2019espace public. S\u2019inscrivant dans le mouvement de la d\u00e9sob\u00e9issance civile mais repens\u00e9e \u00e0 partir des politiques minoritaires, il constituait le d\u00e9but de manifestations d\u2019un nouveau genre et d\u2019une nouvelle mani\u00e8re de faire de la politique : \u00e0 la premi\u00e8re personne, provocante, directe et \u00e9tonnamment efficace et joyeuse. <em>Like a prayer<\/em> est une vid\u00e9o produite par DIVA TV\u00a0 (Damned Interfering Video Activists), r\u00e9seau de vid\u00e9astes new-yorkais pionnier fond\u00e9 en 1989, qui\u00a0 documenta et filma les actions d\u2019Act up, \u00e0 la limite entre intervention artistique et politique. Selon le credo de DIVA TV, les militants produisaient eux-m\u00eames leur propre version d\u2019un \u00e9v\u00e8nement, prenant ainsi le contr\u00f4le de leur propre histoire. (Kantuta Quiros &amp; Aliocha Imhoff)<\/p>\n<h2>\u00a0<\/h2>\n<h2>Rosa von Praunheim<\/h2>\n<p align=\"justify\"><span style=\"font-size: medium;\"><strong><em>Silence = Death<\/em> de Rosa von Praunheim<\/strong> (55min, 1990) <\/span><\/p>\n<p><a title=\"Silence = Death de Rosa von Praunheim\" href=\"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/wp-content\/gallery\/immune\/silence-death-rosa-von-praunheim.jpg\" rel=\"prettyPhoto[gallery-3ty3]\"><img decoding=\"async\" class=\"alignright\" title=\"Silence = Death de Rosa von Praunheim\" src=\"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/wp-content\/gallery\/immune\/thumbs\/thumbs_silence-death-rosa-von-praunheim.jpg\" alt=\"silence-death-rosa-von-praunheim.jpg\" align=\"right\" \/><\/a><em>Silence = Death<\/em>, constitue la premi\u00e8re partie d\u2019une trilogie consacr\u00e9e, par le c\u00e9l\u00e8bre r\u00e9alisateur allemand <strong>Rosa von Praunheim<\/strong>, au sida et \u00e0 la g\u00e9n\u00e9ration de performers, plasticiens, vid\u00e9astes, qui illumina la sc\u00e8ne de l\u2019underground new yorkais des ann\u00e9es 80. Le collectif de plasticiens <strong>Gran Fury<\/strong> d\u00e9veloppe un \u00ab activisme culturel \u00bb in\u00e9dit au sein de l\u2019espace m\u00e9diatique et du monde de l\u2019art. L\u2019artiste et graffiteur culte <strong>Keith Haring<\/strong> y rend compte de son art public et graphique mis au service de la lutte ; la prose flamboyante des spoken word (performances) de l\u2019\u00e9crivain n\u00e9o-beat de l\u2019East Village, <strong>David Wojnarowicz<\/strong>, innerve l\u2019ensemble du film, ainsi que la pr\u00e9sence d\u2019<strong>Allen Ginsberg<\/strong> et de nombreux autres artistes. <em>Rosa von Praunheim, \u00e9crivain et cin\u00e9aste culte et prolifique, est une figure historique du mouvement de lib\u00e9ration gaie en Allemagne. Il a r\u00e9alis\u00e9 de nombreux films autour de la culture underground et queer.<\/em> (Kantuta Quiros &amp; Aliocha Imhoff)<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2>ACT UP \/ Paris<\/h2>\n<p align=\"justify\"><span style=\"font-size: medium;\"><strong><em>Act up &#8211; On ne tue pas que le temps<\/em> de Christian Poveda<\/strong> (1996, 90 min)<\/span><\/p>\n<p>Formidable regard port\u00e9, de l\u2019int\u00e9rieur, sur les actions et les militants d\u2019<em>Act Up, On ne tue pas que le temps<\/em> est un film de cin\u00e9ma direct, qui n&#8217;oublie pas le slogan &#8220;Silence=mort&#8221;. <br \/>\nPhotographe et documentariste de talent franco-espagnol, Christian Poveda s\u2019\u00e9tait fait conna\u00eetre comme photojournaliste, en 1977. En 1990, apr\u00e8s avoir quitt\u00e9 le photojournalisme, il d\u00e9cidait de se consacrer enti\u00e8rement \u00e0 la r\u00e9alisation de documentaires. Le cin\u00e9aste signait ainsi <em>On ne tue pas que le temps<\/em> en 1996 et <em>Voyage au bout de la droite<\/em> en 1998. Dix ans plus tard, il r\u00e9alisait sa derni\u00e8re \u0153uvre en tant que cin\u00e9aste, un documentaire long m\u00e9trage remarquable, \u00ab de l\u2019int\u00e9rieur \u00bb, sur les gangs au Salvador intitul\u00e9 <em>La vida loca<\/em>. Il \u00e9tait assassin\u00e9 au Salvador en septembre 2009, peu avant la sortie du film. Pour Act Up-Paris, Christian Poveda a \u00e9t\u00e9 plus qu\u2019un journaliste, un compagnon de route. Une production de la compagnie des Phares et Balises<\/p>\n<div align=\"right\">Curateurs: Aliocha Imhoff &amp; Kantuta Quiros<\/div>\n<p align=\"justify\">\u00a0<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Herv\u00e9 Guibert La pudeur ou l\u2019impudeur de Herv\u00e9 Guibert (1992, 58 min) La pudeur ou l\u2019impudeur, r\u00e9alis\u00e9e en&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":309,"menu_order":1,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"page-left-sidebar-parents.php","meta":{"footnotes":""},"categories":[],"tags":[],"class_list":["post-312","page","type-page","status-publish"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/312","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=312"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/312\/revisions"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/309"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=312"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=312"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=312"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}