{"id":314,"date":"2011-10-26T23:13:01","date_gmt":"2011-10-26T22:13:01","guid":{"rendered":"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/immune\/projection2"},"modified":"2024-03-05T20:05:06","modified_gmt":"2024-03-05T19:05:06","slug":"projection2","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/en\/immune\/projection2\/","title":{"rendered":"Cin\u00e9forum IM\/MUNE, 24 novembre 2011"},"content":{"rendered":"<p><span style=\"font-size: large;\">Cin\u00e9-forum, 23 novembre 2011, 20h30<br \/>\n<\/span><strong>en pr\u00e9sence de Lionel Soukaz, cin\u00e9aste<\/strong><br \/>\n<em><br \/>\n<\/em><\/p>\n<div align=\"justify\">\n<p><span style=\"font-size: medium;\"><strong><em>Dead Dreams of Monochrome Men<\/em> de DV8 Physical Theatre <\/strong><br \/>\n(1988, 50 min, r\u00e9alis\u00e9 par David Hinton &#8211; Chor\u00e9graphie\u00a0 Lloyd Newson)<\/span><\/p>\n<p><a title=\"Dead Dreams of Monochrome Men de DV8 Physical Theatre \" href=\"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/wp-content\/gallery\/immune\/dv8deaddreams2.jpg\" rel=\"prettyPhoto[gallery-NPK4]\"><img decoding=\"async\" title=\"Dead Dreams of Monochrome Men de DV8 Physical Theatre \" src=\"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/wp-content\/gallery\/immune\/thumbs\/thumbs_dv8deaddreams2.jpg\" alt=\"dv8deaddreams2.jpg\" align=\"right\" \/><\/a>La compagnie de danse contemporaine <strong>DV8 Physical Theatre<\/strong> fond\u00e9e par Lloyd Newson en 1986 agite la sc\u00e8ne anglaise depuis vingt-cinq ans : \u00e0 travers la production de films et de spectacles pluridisciplinaires, renvoyant de la r\u00e9alit\u00e9 sociale une image \u00e9quivoque et d\u00e9rangeante. Le nom de la compagnie se r\u00e9f\u00e8re \u00e0 Dance and Video 8 (super 8 mm) et joue sur le mot anglais <em>deviate<\/em>, signifiant d\u00e9viant ou pervers. Ce nom fut en partie choisi en raison des nombreux films vid\u00e9o que produit la compagnie pour la pr\u00e9sentation de leur travail, en plus des repr\u00e9sentations sur sc\u00e8nes. <em>Dead Dreams of Monochrome Men<\/em> est une chor\u00e9graphie inspir\u00e9e du tueur en s\u00e9rie Dennis Nilsen qui s\u00e9vit \u00e0 Londres au d\u00e9but des ann\u00e9es 80 et aborde le th\u00e8me du sida. DV8 a construit un fabuleux ballet de corps, dans un lieu de drague, loin du spectacle film\u00e9 : gros plans, noir et blanc fascinant, fr\u00f4lements de peaux, regards d\u00e9vorants.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-size: medium;\"><strong><em>Requiem<\/em> de Lionel Soukaz<\/strong> (2003-2007, 5 min)<br \/>\n<strong><em>IXE<\/em> de Lionel Soukaz<\/strong> (1980, 48 min)<\/span><\/p>\n<div align=\"center\"><a title=\"IXE de Lionel Soukaz \" href=\"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/wp-content\/gallery\/immune\/ixe-de-lionel-soukaz-1.jpg\" rel=\"prettyPhoto[gallery-NPK4]\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" title=\"IXE de Lionel Soukaz \" src=\"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/wp-content\/gallery\/immune\/ixe-de-lionel-soukaz-1.jpg\" alt=\"ixe-de-lionel-soukaz-1.jpg\" width=\"551\" height=\"250\" \/><\/a><\/div>\n<p>\u00ab L\u2019\u0153uvre de Lionel Soukaz est toute enti\u00e8re confondue avec une pratique expressive et fi\u00e9vreuse du cin\u00e9ma exp\u00e9rimental. Celle-ci, par l\u2019entremise du journal film\u00e9, se nourrit de la chronique autobiographique et intensifi\u00e9e d\u2019une vie affective et homosexuelle dissidente : tant\u00f4t communautaire, tiss\u00e9e d\u2019amiti\u00e9s \u00e9lectives ; tant\u00f4t solitaire, engag\u00e9e dans une qu\u00eate de la br\u00fblure orgastique, de la drogue, des amours \u00e9perdues. De mani\u00e8re indissociable, Lionel Soukaz, h\u00e9ritier du cin\u00e9ma militant, \u00e9rige un contre-cin\u00e9ma dont la dimension pamphl\u00e9taire s\u2019ancre dans une esth\u00e9tique minoritaire qui utilise les propri\u00e9t\u00e9s intensives du montage pour op\u00e9rer un sabotage des repr\u00e9sentations dominantes. Un d\u00e9montage critique qui explore diff\u00e9rents registres : du br\u00fblot (Boy friend 2, 1977), \u00e0 la mise en perspective historique (Race d\u2019Ep, 1979) en passant par la captation documentaire des luttes (La Marche gaie, 1980; Requiem (2003-2007)), jusqu\u2019au recyclage hallucinatoire des images mis au service d\u2019une explosion sensorielle, sexuelle, politique (Ixe, 1980) ou une \u00e9criture de soi, \u00e9l\u00e9giaque, par la constitution de chroniques film\u00e9es au long cours (de 1991 \u00e0 aujourd\u2019hui). Nourri des philosophies du D\u00e9sir\u00a0 et des litt\u00e9ratures contestataires des ann\u00e9es 1970 (Deleuze, Foucault, Gu\u00e9rin, Sh\u00e9rer), il fait la rencontre d\u00e9terminante de Guy Hocquenghem, \u00e9crivain flamboyant et fondateur en 1971 du Front homosexuel d\u2019action r\u00e9volutionnaire. Se pla\u00e7ant sous le signe de cette homosexualit\u00e9 radicale, il con\u00e7oit alors un cin\u00e9ma pens\u00e9 comme arme, lieu d\u2019expression de vies marginales et de reformulation active de leurs conditions d\u2019existence. C\u2019est en 1980 qu\u2019il r\u00e9alise un de ses films les plus importants, Ixe, comme une provocation contre la censure, citant toutes les images interdites par la Commission de contr\u00f4le. Double visuel du Visa de Censure n\u00b0 X de Pierre Cl\u00e9menti, cin\u00e9aste ch\u00e9ri entre tous, le film cause une d\u00e9flagration esth\u00e9tique qui tient notamment \u00e0 la dimension subliminale et convulsive de mises en sc\u00e8ne blasph\u00e9matoires, dig\u00e9r\u00e9es par le d\u00e9filement du ruban des images. Lionel Soukaz arrache au cin\u00e9ma exp\u00e9rimental ses capacit\u00e9s de d\u00e9voration fr\u00e9n\u00e9tique et de resignification des images existantes, forgeant un cin\u00e9ma de la vitalit\u00e9 et de la pulsion sexuelle, port\u00e9 par des z\u00e9brures rageuses et sardoniques. Entre c\u00e9r\u00e9monie fun\u00e8bre et geste pop, une tristesse crue s\u2019exhale des parasitages sonores it\u00e9ratifs, des boucles musicales entrecoup\u00e9es qui nourrissent la disjonction ironique de la bande-son et s\u2019entrechoquent avec le multi-\u00e9crans, les solarisations et surexpositions, entrem\u00ealant r\u00e9alit\u00e9s subjective et collective. Une logique du fantasme o\u00f9 l\u2019\u0153il, le sexe, la pens\u00e9e et le filmer se confondent au service d\u2019une hypersensorialit\u00e9. Entre \u00e9nergie sombre et pure puissance de vie, l\u2019extase de la drogue et d\u2019une sexualit\u00e9 d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9e y est pr\u00e9figuratrice des ann\u00e9es d\u2019hiver, les ann\u00e9es 1980, ann\u00e9es sida, dont il sera un rescap\u00e9.<br \/>\nLionel Soukaz signe, depuis 1991, plus de 1000 heures de journal vid\u00e9o, de cin\u00e9-tracts et de po\u00e8mes visuels. Son Journal Annales autoproduit s\u2019attache \u00e0 la m\u00e9lancolie de la fuite du temps et de la perte, aux vies queer ou prol\u00e9taires qui l\u2019entourent, pour mieux constituer une fabuleuse archive des cultures minoritaires et militantes des vingt derni\u00e8res ann\u00e9es. \u00bb (Kantuta Quir\u00f3s &amp; Aliocha Imhoff)<\/p>\n<\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Cin\u00e9-forum, 23 novembre 2011, 20h30 en pr\u00e9sence de Lionel Soukaz, cin\u00e9aste Dead Dreams of Monochrome Men de DV8&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":309,"menu_order":3,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"page-left-sidebar-parents.php","meta":{"footnotes":""},"categories":[],"tags":[],"class_list":["post-314","page","type-page","status-publish"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/314","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=314"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/314\/revisions"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/309"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=314"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=314"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=314"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}