{"id":98,"date":"2007-02-20T17:30:39","date_gmt":"2007-02-20T15:30:39","guid":{"rendered":"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/festival\/mardi-20-mars\/"},"modified":"2023-11-04T15:17:53","modified_gmt":"2023-11-04T14:17:53","slug":"mardi-20-mars","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/en\/festival-queer-2007\/mardi-20-mars\/","title":{"rendered":"\u2013&gt; Mardi 20 Mars"},"content":{"rendered":"<div align=\"center\">\n<p><font size=\"5\">Mardi 20 Mars<br \/>\n    <br \/><\/font>\n  <\/p>\n<p><font size=\"5\">18h<\/font><br \/>\n    <br \/><font size=\"5\">Freaks<\/font><\/p>\n<p><font size=\"3\">In Advance of a Broken Arm<br \/>\n    <br \/>de Lee Adams <\/font><br \/>\n    <br \/>(1995, vid\u00e9o, 3\u2019)<br \/>\n    <br \/><font color=\"#cc0066\"><strong>In\u00e9dit en France<\/strong><\/font><br \/>\n    \n  <\/p>\n<\/div>\n<div align=\"justify\"><a rel=\"prettyPhoto[gallery-9SsC]\" href=\"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/festivalqueer\/images\/hd\/leeadams.jpg\"><br \/>\n  <img decoding=\"async\" vspace=\"5\" hspace=\"5\" border=\"0\" align=\"left\" src=\"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/festivalqueer\/images\/leeadams.jpg\" \/><\/a> Tirant son titre d\u2019un ready-made de Marcel Duchamp, In Advance of a Broken Arm a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 comme un hommage aux cineastes exp\u00e9rimentaux pionniers du surr\u00e9alisme. Lee Adams est l\u2019initiateur du festival Sex mutants. \u00ab A travers une s\u00e9rie de m\u00e9lancoliques et souvent visc\u00e9rales performances, allant de l\u2019intime jusqu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9pique,&nbsp; j\u2019ai tent\u00e9 d\u2019examiner la position et la relation entre le performer et le public, questionnant les notions de vraies \/ et fictionnelles performances du moi, l\u2019alt\u00e9rit\u00e9, la diff\u00e9rence, le genre, le sexe, l\u2019amour, la douleur&nbsp; et la souffrance, la transcendance et les politiques du corps en relation \u00e0 la culture et au pouvoir. \u00bb L.A<br \/>\n  <a href=\"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/distribution-2?brand=7\">(distribution: le peuple qui manque)<\/a><\/p>\n<\/div>\n<div align=\"center\"><font size=\"4\">Freak Orlando<br \/>\n  <br \/>de Ulrike Ottinger <\/font><br \/>\n  <br \/>(Allemagne, 1981, vid\u00e9o,&nbsp; 126\u2019)<br \/>\n  \n<\/div>\n<div align=\"justify\"><a rel=\"prettyPhoto[gallery-9SsC]\" href=\"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/festivalqueer\/images\/hd\/freakorlando.jpg\"><br \/>\n  <img decoding=\"async\" vspace=\"5\" hspace=\"5\" border=\"0\" align=\"left\" src=\"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/festivalqueer\/images\/freakorlando.jpg\" \/><\/a> Le mod\u00e8le de ce superfreak, le freak du titre, c\u2019est Orlando, du roman de Virginia Woolf, qui accomplit le r\u00eave ancestral de l\u2019homme androgyne ; et comme l\u2019Orlando du roman, il n\u2019est pas non plus soumis au passage du temps, ce qui suffit \u00e0 le transformer en monstre d\u2019exp\u00e9riences\u2026 Les grands magasins de Freak orlando sont le temple des promesses, le point de rencontre des fid\u00e8les, dans lequel la vie publique se r\u00e8gle selon des liturgies d\u00e9termin\u00e9es o\u00f9 se fixent les normes. Frieda Grafe, S\u00fcddeutsche Zeitung, 7.\/8.11.1981.<br \/>\n  <br \/>Les films de Ottinger que certains historiens du cin\u00e9ma incluent dans la cat\u00e9gorie du cin\u00e9ma queer proposent une ren\u00e9gociation de la subjectivit\u00e9 et d\u00e9passent les d\u00e9bats habituels autour de genre et de la sexualit\u00e9 de la th\u00e9orie f\u00e9ministe traditionnelle. Comme beaucoup de films Queer, son travail accorde aussi leur importance au plaisir visuel, \u00e0 l\u2019exc\u00e8s, au fantasme et laisse que le spectateur jouisse de toutes les possibilit\u00e9s de la narration. Cependant, malgr\u00e9 l\u2019illusion de continuit\u00e9 et\/ou d\u2019unit\u00e9 que nous exp\u00e9rimentons en voyant ses films, Ottinger cr\u00e9e des tableaux vivants et sagas \u00e0 \u00e9pisodes qui vont plus loin que les possibilit\u00e9s de la performance et de la repr\u00e9sentation du genre. Ses films sont un hybride entre science fiction, films d\u2019aventure, documentaire et fantasmes qui s\u2019entretissent en narrations non lin\u00e9aires. Dans l\u2019\u0153uvre d\u2019Ottinger, la r\u00e9alit\u00e9 est seulement une aura. Chaque image est une surprise et les films fonctionnent comme sous-textes de diff\u00e9rents th\u00e8mes, depuis les pr\u00e9jug\u00e9s sociaux jusqu\u2019\u00e0 l\u2019ostracisme, \u00e0 partir des rituels de pouvoir et de mort. Sa r\u00e9appropriation d\u2019une esth\u00e9tique du narcissisme depuis un discours f\u00e9ministe rend son \u0153uvre tr\u00e8s inusuelle (\u2026). Freak Orlando, inclut une cour ample de personnages \u00e9tranges et fonctionne quasiment comme un road-movie a-historique. Il s\u2019agit de compositions th\u00e9\u00e2trales o\u00f9 parfois on joue avec des vieilles formes rev\u00eatues \u00e9l\u00e9gamment avec des mat\u00e9riaux de derni\u00e8re g\u00e9n\u00e9ration. Descriptions verbales, souvenirs visuels, et une forte sensibilit\u00e9 picturale et cinesth\u00e9sique s\u2019unissent pour construire des tableaux de paysage, habitations, ambiances, et sc\u00e8nes. (Explorafoto 2006, trad. K.Q.)<br \/>\n  \n<\/div>\n<p>\n  \n<\/p>\n<div align=\"center\"><font size=\"5\">20h <\/font><br \/>\n  <br \/><font size=\"4\">Judith Cahen &amp; Alberto Sorbelli<\/font><br \/>\n  <br \/><font color=\"#cc0066\"><strong>En leur pr\u00e9sence <\/strong><\/font>\n<\/div>\n<div align=\"center\">\n  <br \/><font size=\"4\">La r\u00e9volution sexuelle n\u2019a pas eu lieu de Judith Cahen <\/font><br \/>\n  <br \/>(France, 1998, 35 mm, 120\u2019)<\/p>\n<\/div>\n<div align=\"justify\"><a rel=\"prettyPhoto[gallery-9SsC]\" href=\"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/festivalqueer\/images\/hd\/revolutionsexuelle.jpg\"><br \/>\n  <img decoding=\"async\" vspace=\"5\" hspace=\"5\" border=\"0\" align=\"left\" src=\"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/festivalqueer\/images\/revolutionsexuelle.jpg\" \/><\/a> D\u2019une r\u00e9sistance boudeuse et angoiss\u00e9e \u00e0 l\u2019id\u00e9al f\u00e9minin en passant par une interrogation trouble sur la v\u00e9rit\u00e9 du genre et la possibilit\u00e9 de son apprentissage (Anne Buridan &#8211; alter ego de la r\u00e9alisatrice \u2013 tentant d\u2019apprendre ce que c\u2019est qu \u00ab \u2019\u00eatre une femme \u00bb aupr\u00e8s d\u2019un \u00ab homme-femme \u00bb alias Alberto Sorbelli) \u00e0 un questionnement sur la nature du d\u00e9sir, ou le dilemme entre corps glorieux et organiques, l\u2019autonomie et la propri\u00e9t\u00e9 du corps, les motifs Queer qui habitent le cin\u00e9ma de Judith Cahen sont l\u00e9gions et peuplent cette interrogation brillante sur la fabrique du collectif, et sur ce que serait une r\u00e9volution sexuelle.<br \/>\n  K.Q. &amp; A.I.\n<\/div>\n<p>\n  \n<\/p>\n<div align=\"center\"><font size=\"3\">Entretien avec Catherine Millet autour d\u2019Alberto Sorbelli<br \/>\n  <br \/>par Judith Cahen <\/font><br \/>\n  <br \/>(2007, vid\u00e9o, 15\u2019)<br \/>\n  <br \/><font color=\"#cc0066\"><strong>In\u00e9dit<\/strong><\/font><br \/>\n  \n<\/div>\n<div align=\"justify\"><a rel=\"prettyPhoto[gallery-9SsC]\" href=\"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/festivalqueer\/images\/hd\/sorbelli.jpg\"><br \/>\n  <img decoding=\"async\" vspace=\"5\" hspace=\"5\" border=\"0\" align=\"left\" src=\"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/festivalqueer\/images\/sorbelli.jpg\" \/><\/a> Alberto Sorbelli, artiste performer, a \u0153uvr\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 aujourd\u2019hui dans le champ des arts plastiques (mus\u00e9es, galeries) avec des propositions qui mettaient en \u00e9vidence la relation entre le spectateur et l\u2019\u0153uvre. Connu d\u00e8s le d\u00e9but des ann\u00e9es 90 par des performances, mettant en sc\u00e8ne trois personnages : le secr\u00e9taire, la prostitu\u00e9e et l\u2019agress\u00e9. En 1994 au MAM de la Ville de Paris, son Club hiver de l\u2019amour est censur\u00e9 en raison d\u2019un \u00ab soup\u00e7on de prostitution r\u00e9elle \u00bb de l\u2019artiste. Catherine Millet revient dans cet entretien sur l\u2019exclusion d\u2019Alberto Sorbelli.<br \/>\n  <br \/><em>La th\u00e9matique du \u00ab corps travesti \u00bb me permet d\u2019\u00e9voquer le travestissement dans le sens o\u00f9 je le pratique : j\u2019essaie de comprendre en quoi \u00ab me travestir \u00bb, c\u2019est \u00ab devenir \u00bb. Ce qui nous perturbe dans l\u2019id\u00e9e du travestissement, c\u2019est que la soci\u00e9t\u00e9 pr\u00e9f\u00e8re ce qui est distinguable dans un genre, elle en reste \u00e0 l\u2019interpr\u00e9tation d\u2019un r\u00f4le sans travailler sur l\u2019identit\u00e9. (\u2026) Certains ont pens\u00e9 que je d\u00e9non\u00e7ais le syst\u00e8me marchand du milieu de l\u2019art en lui montrant son reflet. Ce qui les g\u00eanait le plus, c\u2019\u00e9tait de se sentir d\u00e9nonc\u00e9s par une image qu\u2019ils refusaient, celle d\u2019une grosse pute vulgaire. Alors que moi, j\u2019\u00e9tais une pute sublime ! Je n\u2019\u00e9tais pas dans la d\u00e9monstration mais dans l\u2019affirmation de ma libert\u00e9, c\u00e9l\u00e9brant cet individu qui n\u2019est ni une figure indigne ni un objet de m\u00e9pris. Dans toute mon \u0153uvre, je ne d\u00e9nonce pas, je ne critique pas, je c\u00e9l\u00e8bre. Dans ma hi\u00e9rarchie sociale, la prostitu\u00e9e est indiscutablement au sommet de la pyramide. (\u2026) <\/em>Alberto Sorbelli,&nbsp; entretien de Chantal Hurault \u00e0 para\u00eetre dans *Alternatives Th\u00e9\u00e2trales, n\u00b0 92, mars 2007.<br \/>\n  \n<\/div>\n<p>\n  \n<\/p>\n<div align=\"center\"><font size=\"5\">22h30<br \/>\n  <br \/><\/font><br \/>\n  \n<\/div>\n<div align=\"justify\">\n<div align=\"justify\">\n  <\/div>\n<p> <center><\/p>\n<table width=\"80%\" cellspacing=\"2\" cellpadding=\"5\" border=\"1\" bgcolor=\"#f8f8f8\" align=\"justify\">\n<tbody>\n<tr align=\"justify\">\n<td>\n<div align=\"center\"><strong><font size=\"3\">Manifeste pour un cin\u00e9ma de la transgression<br \/>\n          <br \/><\/font><\/strong><br \/>\n          \n        <\/div>\n<p><font size=\"1\"><strong><br \/>\n        <img decoding=\"async\" vspace=\"5\" hspace=\"5\" border=\"0\" align=\"left\" src=\"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/festivalqueer\/images\/transgressions.jpg\" \/><\/strong><\/font><font size=\"1\">\u00ab <strong>Toutes les valeurs doivent \u00eatre chang\u00e9es.<\/strong> Rien n\u2019est sacr\u00e9. Tout doit \u00eatre questionn\u00e9 et r\u00e9examin\u00e9 afin de lib\u00e9rer nos esprits de la foi en la tradition. La croissance intellectuelle demande que l\u2019on prenne des risques et que des changements surviennent dans les agencements politiques, sexuels et esth\u00e9tiques, peu importe qui d\u00e9sapprouve.&nbsp; Nous proposons d\u2019aller au-del\u00e0 de toutes les limites donn\u00e9es et prescrites par le go\u00fbt, la moralit\u00e9 et tout autre traditionnel syst\u00e8me de valeur qui encha\u00eenent les esprits des hommes. Nous passons et allons au-del\u00e0 des limites des \u00e9crans et des projecteurs pour aller vers un \u00e9tat d\u2019 \u00ab expanded cin\u00e9ma \u00bb.<br \/>\n        <br \/>Nous violons les commandements et les lois qui ennuient le public pour tuer les rituels de circonlocution et proposer de briser tous les tabous de notre \u00e9poque en p\u00e9chant autant que possible. Il y aura du sang, de la honte, de la douleur et de l\u2019extase, tout cela d\u2019une mani\u00e8re que personne n\u2019a encore imagin\u00e9. Rien n\u2019en sortira indemne. Puisqu\u2019il n\u2019y a pas de vie apr\u00e8s la mort, l\u2019unique enfer est l\u2019enfer de la pri\u00e8re, de l\u2019ob\u00e9issance aux lois, de la d\u00e9gradation de soi face aux figures de l\u2019autorit\u00e9, l\u2019unique paradis est le paradis du p\u00e9ch\u00e9, de la r\u00e9bellion, d\u2019avoir du plaisir, de baiser, d\u2019apprendre de nouvelles choses et de casser les r\u00e8gles autant qu\u2019 il est possible. Cet acte de courage est connu en tant que transgression. Nous proposons la transformation au travers de la transgression &#8211; de convertir, transfigurer et transmuer en un niveau sup\u00e9rieur de l\u2019existence afin d\u2019approcher la libert\u00e9 dans un monde plein d\u2019esclaves ignorants. \u00bb Nick Zedd (traduction K.Q) <\/font>\n      <\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p><\/center><br \/>\n  \n<\/div>\n<p align=\"justify\">Le \u00ab cin\u00e9ma de la transgression \u00bb, dont le manifeste fut \u00e9crit par le r\u00e9alisateur Nick Zedd et dont les parangons dans le New York Underground des ann\u00e9es 80 furent \u00e9galement Richard Kern ou Lydia Lunch, voulait concilier \u00abAndy Warhol, le mouvement dada et la punk attitude\u00bb, et trouva, dans ses travestissements, mutilations, rituels S\/M, des filiations avec les cin\u00e9mas Queer de Jack Smith, John Waters, Bruce LaBruce, ou encore avec des Actionnistes viennois, et rencontra surtout dans le performer, musicien et \u00e9crivain Jean-Louis Costes un \u00e9mule fran\u00e7ais. Le cin\u00e9ma Queer appartient-il davantage au registre de la transgression ou de la production de subjectivit\u00e9s et sexualit\u00e9s alternatives ? Ce programme propose quelques pistes de r\u00e9flexion au croisement de ces cin\u00e9mas.<br \/>\n  \n<\/p>\n<div align=\"justify\"><font color=\"#cc0066\"><strong>S\u00e9ance pr\u00e9sent\u00e9e par Jean-Claude Moineau<\/strong><\/font> <br \/>(th\u00e9oricien de l\u2019art, professeur \u00e0 l\u2019universit\u00e9 Paris VIII, autour de \u00ab Art et identit\u00e9 \u00bb)<br \/>\n  <br \/> <font size=\"3\"><br \/>\n  <br \/><\/font><\/p>\n<div align=\"center\"><font size=\"3\">6\/64 Mama und Papa<br \/>\n    <br \/>de Kurt Kren <\/font><br \/>\n    <br \/>(1964, 3\u201957, 16mm)&nbsp;<br \/>\n    <br \/>Perf: Otto M\u00fchl<\/p><\/div>\n<p><a rel=\"prettyPhoto[gallery-9SsC]\" href=\"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/festivalqueer\/images\/hd\/kurtkren.jpg\"><br \/>\n  <img decoding=\"async\" vspace=\"5\" hspace=\"5\" border=\"0\" align=\"left\" src=\"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/festivalqueer\/images\/kurtkren.jpg\" \/><\/a> Premi\u00e8re collaboration de Kren avec l\u2019Action Group, il tourne 82 plans dont l\u2019axe de vision est les organes g\u00e9nitaux du mod\u00e8le et monte le tout selon un plan pr\u00e9\u00e9tabli. Les performances empreintes de sexe et de violence r\u00e9alis\u00e9es au d\u00e9but des ann\u00e9es 1960 par Otto M\u00fchl (inaugurant le passage de l\u2019Action Painting \u00e0 la performance directe avec ses Materialaktionen), G\u00fcnter Brus, Rudolf Schwarzkogler et Hermann Nitsch (fondateur du Th\u00e9\u00e2tre des Orgies et des Myst\u00e8res), m\u00ealant flots de peinture, d\u00e9pouilles d\u2019animaux, performers nus, scarifications, excr\u00e9ments et autres s\u00e9cr\u00e9tions corporelles ont gard\u00e9 leur aura de scandale et leur parfum d\u2019interdit, jusqu\u2019\u00e0 en \u00eatre presque invisibles. D\u00e9composant les gestes les plus symboliques et les rapportant les uns aux autres par un montage altern\u00e9 tr\u00e8s rapide, Kren [cin\u00e9aste exp\u00e9rimental autrichien qui filma en 16mm plusieurs actions de G\u00fcnter Brus et d\u2019Otto M\u00fchl sur leur demande] restitue la fr\u00e9n\u00e9sie du rituel. Benjamin Thorel, Annexia<\/p>\n<p><\/p>\n<div align=\"center\"><font size=\"3\">Kugelkopf de Mara Mattuschka<br \/>\n    <br \/>(1985, 16 mm, 6\u2019) <\/font><br \/>\n    \n  <\/div>\n<p>\n    <img decoding=\"async\" vspace=\"5\" hspace=\"5\" border=\"0\" align=\"left\" src=\"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/festivalqueer\/images\/kugelkopf.jpg\" \/>Mara Mattushka, cin\u00e9aste fix\u00e9e \u00e0 Vienne d\u2019origine bulgare, pratique un cin\u00e9ma de monstres, peupl\u00e9 d\u2019\u00e9chos avec l\u2019actionnisme. La violence cathartique de son travail, dont la dimension politique est, ici, li\u00e9e, de mani\u00e8re palpable, \u00e0 l\u2019ali\u00e9nation du travail, est prise en charge par Mattushka, sous les traits de son alter ego androgyne, Mimi Minus. KQ<\/p>\n<p>\n  <\/p>\n<div align=\"center\"><font size=\"3\">Convulsion Expulsion<br \/>\n    <br \/>de Usama Alshaibi <\/font><br \/>\n    <br \/>(Etats-Unis, 2004, 6\u2019)<br \/>\n    \n  <\/div>\n<p><a rel=\"prettyPhoto[gallery-9SsC]\" href=\"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/festivalqueer\/images\/hd\/usama.jpg\"><br \/>\n    <img decoding=\"async\" vspace=\"5\" hspace=\"5\" border=\"0\" align=\"left\" src=\"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/festivalqueer\/images\/usama.jpg\" \/><\/a>Sang de la honte ? de l\u2019oppression ? de la jouissance ?&nbsp; Dans ce film inqui\u00e9tant et \u00e9nigmatique, dans la veine d\u2019une pornographie surr\u00e9aliste, une cr\u00e9ature, au teint de porcelaine et envelopp\u00e9e dans une gaze, vacille et projette du sang hors de son anus.<br \/>\n    <br \/>&nbsp;Usama Alshaibi est un plasticien bas\u00e9 \u00e0 Chicago, d\u2019origine irakienne, auteur notamment du&nbsp; long-m\u00e9trage Muhammad et Jane et est le fondateur du Z Festival \u00e0 Chicago<br \/>\n    <br \/>\n    KQ &amp; AI<\/p>\n<p>\n    \n  <\/p>\n<div align=\"center\"><font size=\"3\">Day\u2019s Night<br \/>\n    <br \/>de Catherine Corringer&nbsp; <\/font><br \/>\n    <br \/>(France, 2005, B\u00e9ta SP, 20\u2019)<br \/>\n    \n  <\/div>\n<p>\n    <img decoding=\"async\" vspace=\"5\" hspace=\"5\" border=\"0\" align=\"left\" src=\"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/festivalqueer\/images\/daysnight.jpg\" \/>Day\u2019s Night est ce qu\u2019on pourrait appeler un \u00ab film performance \u00bb.<br \/>\n    <br \/>Ancr\u00e9 dans un univers sado-masochiste particulier, n\u2019ayant recours \u00e0 aucun des instruments couramment utilis\u00e9s dans ces pratiques, il explore quelques fantasmes enfantins et archa\u00efques tels que l\u2019interrogation sur la sexuation, le corps, le jeu avec la nourriture, l\u2019urologie ou encore le mythe de la d\u00e9voration. (Catherine Corringer)<\/p>\n<p> <font size=\"3\"><br \/>\n    <br \/><\/font>\n  <\/p>\n<div align=\"center\"><font size=\"3\">Holy Virgin Cult de Jean Louis Costes<\/font><br \/>\n    <br \/>(2003, vid\u00e9o, 38\u2019)<br \/>\n    \n  <\/div>\n<p><a rel=\"prettyPhoto[gallery-9SsC]\" href=\"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/festivalqueer\/images\/hd\/onlyvirgincult.jpg\"><br \/>\n    <img decoding=\"async\" vspace=\"5\" hspace=\"5\" border=\"0\" align=\"left\" src=\"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/festivalqueer\/images\/onlyvirgincult.jpg\" \/><\/a> Dans sa d\u00e9mesure, Holy Virgin Cult, op\u00e9ra-porno-social, d\u00e9fait et d\u00e9signe, d\u2019une mani\u00e8re bouleversante et comme anthropologique, les limites de l\u2019humain.<br \/>\n    <br \/>&nbsp;\u00ab La sc\u00e8ne est un lieu de transgression symbolique \u2013 et si on utilise cet espace simplement pour bouffer des yaourts, c\u2019est pas la peine. On n\u2019a pas besoin d\u2019un lieu symbolique pour faire des choses autoris\u00e9es. On a besoin d\u2019un lieu symbolique surtout pour repr\u00e9senter le crime, afin que la catharsis op\u00e8re. \u00bb L\u2019art irr\u00e9cup\u00e9rable (Jean Louis Costes, interview de Matthieu Blestel et David Sanson pour Mouvement &#8211; 2005)<br \/>\n    <br \/>Art et institution, lieu de l\u2019art et sc\u00e8ne symbolique comme possibles de la transgression sont \u00e9galement des questions ouvertes pour ce programme.<br \/>\n    <br \/>\n    KQ &amp; AI\n  <\/p>\n<\/div>\n<p>\n  \n<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Mardi 20 Mars 18h Freaks In Advance of a Broken Arm de Lee Adams (1995, vid\u00e9o, 3\u2019) In\u00e9dit&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":80,"menu_order":5,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"page-left-sidebar-parents.php","meta":{"footnotes":""},"categories":[],"tags":[],"class_list":["post-98","page","type-page","status-publish"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/98","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=98"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/98\/revisions"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/80"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=98"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=98"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=98"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}