{"id":360,"date":"2013-09-07T16:35:26","date_gmt":"2013-09-07T15:35:26","guid":{"rendered":"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/borderscape"},"modified":"2023-11-07T09:45:03","modified_gmt":"2023-11-07T08:45:03","slug":"borderscape","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/en\/2013\/borderscape\/","title":{"rendered":"The Borderscape Room (Le Quartier, 2014)"},"content":{"rendered":"[vc_row type=&#8221;in_container&#8221; full_screen_row_position=&#8221;middle&#8221; column_margin=&#8221;default&#8221; column_direction=&#8221;default&#8221; column_direction_tablet=&#8221;default&#8221; column_direction_phone=&#8221;default&#8221; scene_position=&#8221;center&#8221; text_color=&#8221;dark&#8221; text_align=&#8221;left&#8221; row_border_radius=&#8221;none&#8221; row_border_radius_applies=&#8221;bg&#8221; overflow=&#8221;visible&#8221; overlay_strength=&#8221;0.3&#8243; gradient_direction=&#8221;left_to_right&#8221; shape_divider_position=&#8221;bottom&#8221; bg_image_animation=&#8221;none&#8221;][vc_column column_padding=&#8221;no-extra-padding&#8221; column_padding_tablet=&#8221;inherit&#8221; column_padding_phone=&#8221;inherit&#8221; column_padding_position=&#8221;all&#8221; column_element_direction_desktop=&#8221;default&#8221; column_element_spacing=&#8221;default&#8221; desktop_text_alignment=&#8221;default&#8221; tablet_text_alignment=&#8221;default&#8221; phone_text_alignment=&#8221;default&#8221; background_color_opacity=&#8221;1&#8243; background_hover_color_opacity=&#8221;1&#8243; column_backdrop_filter=&#8221;none&#8221; column_shadow=&#8221;none&#8221; column_border_radius=&#8221;none&#8221; column_link_target=&#8221;_self&#8221; column_position=&#8221;default&#8221; gradient_direction=&#8221;left_to_right&#8221; overlay_strength=&#8221;0.3&#8243; width=&#8221;1\/1&#8243; tablet_width_inherit=&#8221;default&#8221; animation_type=&#8221;default&#8221; bg_image_animation=&#8221;none&#8221; border_type=&#8221;simple&#8221; column_border_width=&#8221;none&#8221; column_border_style=&#8221;solid&#8221;][vc_column_text]\n<div align=\"center\">\n<h1>The Borderscape Room<\/h1>\n<p><strong>Le Quartier, Centre d&#8217;art contemporain de Quimper<\/strong><br \/>\n4 octobre 2013 \u2013 1er d\u00e9cembre 2013<br \/>\n<strong>Exposition vid\u00e9o<\/strong> dans <em>The Project Room<\/em><\/p>\n<\/div>\n<p><strong>Hito Steyerl \/ Alle Macht der Super 8 \/ The Border Art Workshop\/Taller de Arte Fronterizo \/ Chieh-Jen Chen \/ Pierre-Yves Vandeweerd \/ Herman Asselberghs \/ Laura Waddington \/ Guillermo Gomez-Pe\u00f1a<\/strong><\/p>\n<p><strong>Commissariat<\/strong> : Aliocha Imhoff &amp; Kantuta Quiros (<em>le peuple qui manque<\/em>)<\/p>\n<div align=\"center\"><a title=\"gomezpena-emilyhicks.jpg\" href=\"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/wp-content\/gallery\/quimper\/gomezpena-emilyhicks.jpg\" rel=\"prettyPhoto[gallery-LL5f]\"><img decoding=\"async\" title=\"gomezpena-emilyhicks.jpg\" src=\"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/wp-content\/gallery\/quimper\/thumbs\/thumbs_gomezpena-emilyhicks.jpg\" alt=\"gomezpena-emilyhicks.jpg\" \/><\/a><\/div>\n<div align=\"justify\">\n<div align=\"center\">Guillermo Gomez Pena &amp; Emily Hicks<em>, Border Wedding, <\/em><br \/>\n<em>Border State Park \/ Playas de Tijuana<\/em>, 1988, courtesy des artistes<\/div>\n<div align=\"center\">\u00a0<\/div>\n<p><em>The Borderscape Room est une exposition de films d\u2019artistes, consacr\u00e9e aux imaginaires psychiques et g\u00e9ographiques des zones frontali\u00e8res,\u00a0 comme \u00abespaces conflictuels, en d\u00e9placement continu, dans lesquels diff\u00e9rents sites et temporalit\u00e9s se chevauchent \u00bb (Brett Neilson). Jouant de l\u2019ambivalence s\u00e9mantique, entre imaginaire et paysage, du concept de \u00ab borderscape \u00bb<sup>1<\/sup>, d\u00e9velopp\u00e9 notamment par Suvendrini Perera, c\u2019est \u00e0 travers un tissage de r\u00e9cits et d\u2019images qu\u2019affleurent comment ces &#8216;espaces r\u00e9els-et-imagin\u00e9s&#8217; sont produits, \u00e9tablis et v\u00e9cus.<\/em><\/p>\n<p>\u00ab Nous n\u2019avons pas travers\u00e9 la fronti\u00e8re, la fronti\u00e8re nous a travers\u00e9s. \u00bb<sup>2<\/sup><\/p>\n<p>Alors que le mouvement du Chicano Art avait, au cours des ann\u00e9es 1960-70, d\u00e9j\u00e0 revendiqu\u00e9 la notion de culture frontali\u00e8re, et pos\u00e9 le <em>spanglish<\/em>\u00a0&#8211; cette langue synchr\u00e9tique &#8211; comme une po\u00e9tique de l\u2019hybridation culturelle, le renouveau, au cours des ann\u00e9es 1980, des perceptions de la fronti\u00e8re mexicano-am\u00e9ricaine a co\u00efncid\u00e9,\u00a0 avec l\u2019intensification industrielle de\u00a0 cette m\u00eame fronti\u00e8re, des d\u00e9bats autour du multiculturalisme et une nouvelle conception critique de l\u2019espace. Les actions de land art et <em>site-specific<\/em> sur la fronti\u00e8re, par le collectif Border Art Workshop\/Taller de Arte Fronterizo et le performer chicano Guillermo Gomez Pe\u00f1a d\u00e9naturalis\u00e8rent la fronti\u00e8re, l\u2019envisageant simultan\u00e9ment comme mur et passage, suture et\u00a0 brisure.\u00a0 Surtout, ils firent de celle-l\u00e0 un espace liminal \u00e0 l\u2019origine d\u2019une nouvelle g\u00e9ographie du moi et du savoir, inaugurant une th\u00e9orie de la connaissance fond\u00e9e sur une d\u00e9sidentification radicale, une perte de contr\u00f4le, un espace de l\u2019entre-deux et de dangereuse alchimie, que Walter Mignolo appelle une &#8216;pens\u00e9e fronti\u00e8re&#8217;, dans lequel l\u2019artiste se mue en travailleur culturel visionnaire, se mouvant entre des mondes souvent conflictuels.<br \/>\nAvec son livre manifeste <em>A New World Border<\/em> (1993)<sup>3<\/sup>, ses performances r\u00e9alis\u00e9es \u00e0 San Diego-Tijuana, Guillermo G\u00f3mez-Pe\u00f1a, plasticien, po\u00e8te, performer, se fit \u00ab barde des Borderlands, maestro du m\u00e9tissage \u00bb. Comme l\u2019\u00e9crit Edward Soja<sup>4<\/sup>, il fit de la &#8220;linea&#8221;, une ligne bris\u00e9e, une zone d\u2019exil permanent, un mode de vie, un laboratoire performanciel. Dans <em>Son of Border Crisis<\/em> (1990), sa langue exp\u00e9rimentale, contamin\u00e9e, pollu\u00e9e de trafics approximatifs entre langues mal ou non traduites (l\u2019espagnol, l\u2019anglais, le spanglish (ou gringo\u00f1ol), le mauvais fran\u00e7ais), invalidait la puret\u00e9 des cultures, des identit\u00e9s statiques ou des nationalit\u00e9s fixes, retranscrivant l\u2019exp\u00e9rience de l\u2019exclusion partielle ou compl\u00e8te d\u2019une langue, commune \u00e0 la condition des migrants.<br \/>\nCelle-l\u00e0 esquissait une cartographie utopique, d\u00e9centr\u00e9e des projets \u00e9tats-unien et mexicain. Un nouveau pays dans un nouveau continent, encore \u00e0 nommer : une autre Am\u00e9rique latine, flottante, un internationalisme <em>ex-centris<\/em>, qui \u00e9vitent les capitales du pouvoir et se fomentent plut\u00f4t depuis les \u00ab trous noirs \u00bb de l\u2019Occident, ses g\u00e9ographies p\u00e9riph\u00e9riques. Une Am\u00e9rique conceptuelle redessin\u00e9e par l\u2019art et les id\u00e9es, organiquement produite par la g\u00e9ographie r\u00e9elle, les migrations, les cultures. Une cartographie renvers\u00e9e et tournoyante, inscrite dans des identit\u00e9s trans et post-nationales, o\u00f9 le Quart-Monde inventerait la rencontre entre indig\u00e8nes et migrants des Am\u00e9riques, o\u00f9 le Mexique, pays d\u2019exode et nation d\u00e9ambulante, serait produit par la m\u00e9moire de ceux qui partirent (les chicanos) et de ceux qui restent.<\/p>\n<p>Entre la fin des ann\u00e9es 1970 et la chute du mur en novembre 1989, une g\u00e9n\u00e9ration de cin\u00e9astes exp\u00e9rimentaux ouest-berlinois issus du mouvement <em>Alle Macht der Super 8 (Le super 8 au pouvoir !)<\/em> inventent un cin\u00e9ma punk en super 8, avec en toile de fond la partition de l&#8217;Allemagne de l&#8217;\u00e9poque par le Mur de Berlin. Ce mouvement m\u00e9connu en France donne naissance \u00e0 une imagerie virtuose et onirique. Un style ; une attitude o\u00f9 s\u2019explore, au c\u0153ur du Berlin underground, une po\u00e9tique de la ville, tant\u00f4t f\u00e9brile, tant\u00f4t m\u00e9lancolique ou v\u00e9n\u00e9neuse. Issu des avant-gardes berlinoises et de la culture des clubs et de la nuit, ce cin\u00e9ma flamboyant marie post-punk strident, musique synth\u00e9tique, jazz a\u00e9rien, aux techniques exp\u00e9rimentales (grattage, peinture sur pellicule, montage tr\u00e8s rythm\u00e9) qu\u2019ils transcendent avec une &#8220;vitalit\u00e9 d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9e&#8221;. De ce rapprochement entre cin\u00e9astes, artistes et musiciens berlinois, na\u00eet une alchimie propice \u00e0 toutes les exp\u00e9rimentations visuelles, qui annonce autant le clip qu\u2019elle saisit, de mani\u00e8re aigu\u00eb, les \u00e9nergies de la contre-culture, qui font de ces ann\u00e9es-l\u00e0, qui ne sont pourtant plus celles des r\u00e9volutions en marche, des ann\u00e9es rebelles.<\/p>\n<p>En 1989, le mur de Berlin tombe. La zone situ\u00e9e entre les murs est ouverte. Apr\u00e8s la r\u00e9unification, Potsdamer Platz qui repr\u00e9sentait autrefois le centre de Berlin et sa puissance, est reconstruite par les multinationales. Les habitants sont pouss\u00e9s vers la p\u00e9riph\u00e9rie de la ville et marginalis\u00e9s par la recentralisation du pouvoir politique et \u00e9conomique de l&#8217;Allemagne. L&#8217;artiste Hito Steyerl avec\u00a0<em>The Empty Centre<\/em>\u00a0(1998) suit durant huit ann\u00e9es le processus de restructuration urbaine qui eut lieu dans le centre de Berlin. Elle filme les lentes superpositions des changements architecturaux et politiques. Dans le m\u00eame temps, retra\u00e7ant une histoire de l&#8217;ostracisme et de l&#8217;exclusion, en particulier des immigr\u00e9s et minorit\u00e9s, qui servent \u00e0 \u00e9tablir un centre national puissant, elle met l&#8217;accent sur la simultan\u00e9it\u00e9 du d\u00e9mant\u00e8lement et la reconstruction de nouvelles fronti\u00e8res, qui ne se mat\u00e9rialisent plus par un mur.<br \/>\n\u00ab Maintenant, vous commencez \u00e0 voir que nous sommes aussi en train de parler de la fragmentation des fronti\u00e8res, de leur d\u00e9composition partielle, de leur ren\u00e9gociation, du repositionnement des fronti\u00e8res, de l&#8217;apparition de nouvelles fronti\u00e8res qui recoupent les anciennes. \u00bb Stuart Hall<\/p>\n<p>Comme l\u2019ont montr\u00e9 Sandro Mezzadra et Brett Neilson,\u00a0 des travaux th\u00e9oriques r\u00e9cents ont vis\u00e9 \u00e0 renouveler les conceptions de la fronti\u00e8re et se d\u00e9faire de la pr\u00e9dominance de l&#8217;image du mur, comme incarnation et ic\u00f4ne paradigmatique des fronti\u00e8res contemporaines, une image qui rel\u00e8verait davantage de l\u2019\u00e9pist\u00e9m\u00e9 de l\u2019Etat-Nation moderne et des territoires souverains s\u00e9par\u00e9s par des lignes.<br \/>\n\u00ab Aujourd&#8217;hui, les fronti\u00e8res ne sont pas seulement les marges g\u00e9ographiques ou des confins territoriaux. Elles sont des institutions sociales complexes, marqu\u00e9es par des tensions entre les pratiques de renforcement des fronti\u00e8res et la travers\u00e9e des fronti\u00e8res. \u00bb<sup>5<\/sup><br \/>\n<strong><br \/>\nKantuta Quir\u00f3s &amp; Aliocha Imhoff<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>1 &#8211; (Nous traduisons) Neilson, Brett. Borderscape: Between Governance and Sovereignty &#8211; Remaking the Borderscape to Australia&#8217;s North [online]. Local-Global: Identity, Security, Community, Vol. 8, 2010: 124-140. Availability:&lt;<a href=\"https:\/\/search.informit.com.au\/documentSummary;dn=594504562578150;res=IELHSS\">https:\/\/search.informit.com.au\/documentSummary;dn=594504562578150;res=IELHSS<\/a>&gt; ISSN: 1832-6919. [cited 07 Sep 13] et Suvendrini Perera, \u2018A Pacific zone ?\u2019 (In)security, sovereignty, and stories of the Pacific borderscape\u2019, in\u00a0 (eds) Prem Kumar Rajaram and Carl Grundy-Warr,\u00a0 \u201cBorderscapes: Hidden Geographies and Politics at Territory&#8217;s Edge\u201d, Minneapolis: University of Minnesota Press, 2007<br \/>\n2 &#8211; \u201cWe didn\u2019t cross the border, the border crossed us\u201d \u2013Sign held by migrants in April 9th March in Dallas, USA, 4\/9\/06.<br \/>\n3 &#8211; Guillermo Gomez Pe\u00f1a, A New World Border : Prophecies, poems &amp; loqueras for the end of the century\u00a0a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 aux \u00e9ditions City Light Books San Francisco en 1996.<br \/>\nDa ns The Border is .. (A Manifesto) (in\u00a0Warrior for Gringostroika, Essays, Performance Texts and Poetry, Graywolf Press, 1993 : 43-4) , Guillermo Gomez Pe\u00f1a, \u00a0\u00e9crit :\u00a0 LA CULTURE DE LA FRONTIERE EST un terme polys\u00e9mantique \u2026 il veut dire boycott, complot, ill\u00e9galit\u00e9, clandestinit\u00e9, transgression&#8230;formes d\u2019art hybride pour de nouveaux contenus-en-gestation : muraux peints \u00e0 la bombe, techno-autels, po\u00e9sie-en-langues, audio graffiti, punkarachi, vid\u00e9o corrido, anti-bol\u00e9ro, anti-tout \u2026pour \u00eatre fluide en anglais, espagnol, Spanglish, et Inglenol\u2026 une nouvelle cartographie : une carte nouveau-style pour accueillir un nouveau projet ; la d\u00e9mocratisation de l\u2019Est ; la socialisation de l\u2019Ouest ; la Tiers-Mondisation du Nord ; la Premi\u00e8re-Mondisation du Sud \u2026 une multiplicit\u00e9 de voix loin du centre, diff\u00e9rentes relations g\u00e9o-culturelles parmi des r\u00e9gions culturelles plus semblables : Tepito-San Diejuana, San PanchoNuyorrico Miami-Qu\u00e9bec, San Antonio-Berlin, votre\u00a0 ville natale et la mienne, disons, un nouvel internationalisme ex-centris\u2026. (nous traduisons)<br \/>\n4 &#8211; Edward Soja, Thirdspace: Journeys to Los Angeles and Other Real-and-Imagined Places, Blackwell Publishers, 1996,\u00a0p 131<br \/>\n5 &#8211; Sandro Mezzadra, Brett Neilson, Border as Method, or the Multiplication of Labor (a Social Text book), Duke University Press Books 2013<sup><br \/>\n<\/sup><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a class=\"espace\" title=\"Border Art Workshop (BAW) \/ Taller de Arte Fronterizo (TAF) - 1986-2000 \" href=\"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/wp-content\/gallery\/geographies\/crosses-at-wall.jpg\" rel=\"prettyPhoto[gallery-LL5f]\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft\" title=\"Border Art Workshop (BAW) \/ Taller de Arte Fronterizo (TAF) - 1986-2000 \" src=\"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/wp-content\/gallery\/geographies\/thumbs\/thumbs_crosses-at-wall.jpg\" alt=\"crosses-at-wall.jpg\" width=\"160\" height=\"106\" align=\"left\" \/><\/a><strong>The Border Art Workshop \/ Taller de Arte Fronterizo <\/strong>&#8211; <em>San Diego-Tijuana 1986-2000 <\/em>(s\u00e9lection des archives vid\u00e9o de BAW\/TAF, 20 min)<br \/>\n<em>End of the line<\/em>, 12 octobre 1986, 3 min<br \/>\n<em>Sutures<\/em>, 1990, 2 min<br \/>\n<em>600 Crosses 20 miles per hour<\/em>, 2000, 3 min<br \/>\n<em>Counter Performance Light Up the Border,<\/em> 1987, 3 min<br \/>\n<em>El Bordo-Tijuana<\/em>, 198, 3 min<br \/>\n<em>Oh George Oh Panama<\/em>, 19\u00a0 Octobre 1989, 4 min<br \/>\nDans la lign\u00e9e du Chicano Art Movement n\u00e9 aux Etats-Unis dans les ann\u00e9es 1970, le collectif Border Art Workshop (BAW) \/ Taller de Arte Fronterizo (TAF) travaille depuis 1984 autour du topos politique, culturel et imaginaire de la fronti\u00e8re. Fond\u00e9 \u00e0 San Diego, par Isaac Artenstein, Sara Jo Berman, Jude Eberhard, Guillermo Gomez-Pena, David Avalos, Victor Ochoa et l&#8217;artiste et activiste Michael Schnorr (d\u00e9c\u00e9d\u00e9 l\u2019an pass\u00e9), la cr\u00e9ation du BAW\/TAF a co\u00efncid\u00e9 avec l\u2019\u00e9diction de nouvelles lois migratoires aux Etats-Unis, une intensification industrielle de la fronti\u00e8re, et la nouvelle centralit\u00e9 du multiculturalisme dans les d\u00e9bats artistiques am\u00e9ricains. Entre activisme politique et land art, le BAW\/TAF d\u00e9naturalise la fronti\u00e8re, devenant \u00e0 la fois mur et passage, suture et\u00a0 brisure.<\/p>\n<p><a class=\"espace\" title=\"Son of border crisis \u2013 Guillermo G\u00f3mez Pe\u00f1a (1990, 17 min) \" href=\"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/wp-content\/gallery\/geographies\/gomez_pena_1.jpg\" rel=\"prettyPhoto[gallery-LL5f]\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft\" title=\"Son of border crisis \u2013 Guillermo G\u00f3mez Pe\u00f1a (1990, 17 min) \" src=\"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/wp-content\/gallery\/geographies\/thumbs\/thumbs_gomez_pena_1.jpg\" alt=\"gomez_pena_1.jpg\" width=\"160\" height=\"119\" align=\"left\" \/><\/a><strong>Guillermo G\u00f3mez Pe\u00f1a<\/strong> &#8211;<em> Son of border crisis<\/em>, 1990, 17 min<br \/>\n\u00ab Chicano post-mexicain \u00bb \u00e9migr\u00e9 en Californie, Guillermo G\u00f3mez-Pe\u00f1a, membre fondateur du BAW\/TAF, puis en 1993 du collectif transdisciplinaire la Pocha Nostra, est performeur, po\u00e8te, plasticien, de renomm\u00e9e internationale. Ses vid\u00e9operformances, cor\u00e9alis\u00e9es avec Isaac Artenstein, \u0153uvrent \u00e0 l\u2019\u00e9mergence d\u2019un monde de la fronti\u00e8re : un \u00ab new world border \u00bb alternatif au nouvel ordre mondial (\u00ab new world order \u00bb), par l\u2019invention d\u2019une formidable langue po\u00e9tique et ses mises en sc\u00e8ne grotesques et rageuses qui mettent en cause l\u2019Am\u00e9rique raciste des ann\u00e9es 1980.<\/p>\n<p><a class=\"espace\" title=\"Territoire perdu de Pierre-Yves Vandeweerd, courtesy ZEUGMA FILMS\" href=\"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/wp-content\/gallery\/bal2011\/Pierre-Yves-Vandeweerd-TerritroirePerdu-1.jpg\" rel=\"prettyPhoto[gallery-LL5f]\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft\" title=\"Territoire perdu de Pierre-Yves Vandeweerd, courtesy ZEUGMA FILMS\" src=\"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/wp-content\/gallery\/bal2011\/thumbs\/thumbs_Pierre-Yves-Vandeweerd-TerritroirePerdu-1.jpg\" alt=\"Pierre-Yves-Vandeweerd-TerritroirePerdu-1.jpg\" width=\"166\" height=\"123\" align=\"left\" \/><\/a><strong>Pierre-Yves Vandeweerd<\/strong> &#8211; <em>Territoire perdu<\/em>, 2010, 80 min<br \/>\nDans son essai g\u00e9opo\u00e9tique, T<em>erritoire perdu<\/em>, Pierre-Yves Vandeweerd rend tangibles les imaginaires hallucin\u00e9s d\u2019un Sahara occidental aux allures de D\u00e9sert des Tartares. Une guerre de basse intensit\u00e9 s\u2019y d\u00e9roule, sourde et larv\u00e9e. Travers\u00e9 par un mur de 2400 Km construit par l\u2019arm\u00e9e marocaine, le Sahara occidental est en effet d\u00e9coup\u00e9 en deux parties, l\u2019une occup\u00e9e par le Maroc, l\u2019autre sous contr\u00f4le du Front de Lib\u00e9ration du Sahara occidental (Polisario). A partir de r\u00e9cits de fuite et d\u2019exil, d\u2019interminables attentes, de vies arr\u00eat\u00e9es et pers\u00e9cut\u00e9es, venus des deux c\u00f4t\u00e9s du mur, ce film esquisse un portrait du peuple sahraoui, de l\u2019enfermement de ce territoire dans les r\u00eaves des uns et des autres.<\/p>\n<p><a class=\"espace\" title=\"Laura Waddington \u2013 Border (2004, 27 min)\" href=\"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/wp-content\/gallery\/2011\/border-laura.jpg\" rel=\"prettyPhoto[gallery-LL5f]\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft\" title=\"Laura Waddington \u2013 Border (2004, 27 min)\" src=\"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/wp-content\/gallery\/2011\/thumbs\/thumbs_border-laura.jpg\" alt=\"border-laura.jpg\" width=\"168\" height=\"133\" align=\"left\" \/><\/a><strong>Laura Waddington<\/strong> &#8211; <em>Border<\/em>, 2004, 27 min<br \/>\nLa cin\u00e9aste anglaise Laura Waddington, offre, de mani\u00e8re rare, avec son film Border,\u00a0 et \u00e0 l\u2019aune de sa propre mise \u00e0 l\u2019\u00e9preuve, la puissance fragile et \u00e9l\u00e9giaque du cin\u00e9ma \u00e0 saisir la condition des migrants dans le camp de Sangatte et simultan\u00e9ment une analyse des dispositifs r\u00e9pressifs et de contr\u00f4le migratoires.<br \/>\n\u00ab &#8230;Dans un r\u00e9cent film vid\u00e9o intitul\u00e9 Border et consacr\u00e9 aux r\u00e9fugi\u00e9s du camp de Sangatte, Laura Waddington est parvenue \u00e0 trouver la forme plastique juste pour un choix du tournage proche de l&#8217;aporie: il s&#8217;agissait de partager la vie et le risque encouru par les sans-papiers afghans ou irakiens cherchant obstin\u00e9ment \u00e0 passer la fronti\u00e8re en direction de l&#8217;Angleterre. C&#8217;\u00e9tait en 2002: l&#8217;ill\u00e9galit\u00e9 de la situation, la police \u00e0 l&#8217;aff\u00fbt, les courses \u00e0 travers champs, l&#8217;omnipr\u00e9sence de la nuit seulement \u00e9blouie par le danger des projecteurs d&#8217;h\u00e9licopt\u00e8res, tout cela donne aux images de son film leur condition d&#8217;invisibilit\u00e9, mais aussi, plus puissamment, de proximit\u00e9 avec ces hommes, ces femmes et ces enfants dont on ne voit presque jamais les traits &#8211; dont on entend, \u00e0 un moment, les clameurs d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9es face \u00e0 la police -, mais dont le film r\u00e9ussit \u00e0 construire, admirablement, comme un po\u00e8me, la dignit\u00e9. Rendre aux figurants leur dignit\u00e9, c&#8217;est-\u00e0-dire, d&#8217;abord, leur figure: l&#8217;\u00e9thique d&#8217;une image d\u00e9pend souvent de cela. \u00bb Georges Didi-Huberman, &#8220;Figurants&#8221;, Dictionnaire Mondial des Images, Nouveau Monde Editions, Paris 2006<br \/>\nN\u00e9e \u00e0 Londres en 1970, Laura Waddington a \u00e9tudi\u00e9 la litt\u00e9rature anglaise \u00e0 l\u2019universit\u00e9 de Cambridge avant de s&#8217;installer \u00e0 New York et puis Paris o\u00f9 elle a r\u00e9alis\u00e9 des films et des vid\u00e9os. Son travail a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9 \u00e0 des nombreux festivals internationaux de films, parmi lesquels ceux de Locarno, Rotterdam, Montr\u00e9al, Edinburgh, New York Video Festival, Film Society of Lincoln Center, sur ARTE T\u00e9l\u00e9vision et dans des expositions et des mus\u00e9es comme le Centre Pompidou ou le Mus\u00e9e Reine Sofia. En 2005, une r\u00e9trospective a \u00e9t\u00e9 organis\u00e9e au 51\u00e8me International Short Film Festival Oberhausen et le 41\u00e8me Pesaro International Film Festival a rendu hommage \u00e0 ses vid\u00e9os.<\/p>\n<p><a class=\"espace\" title=\"asselberghs-capsular.jpg\" href=\"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/wp-content\/gallery\/quimper\/asselberghs-capsular.jpg\" rel=\"prettyPhoto[gallery-LL5f]\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft\" title=\"asselberghs-capsular.jpg\" src=\"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/wp-content\/gallery\/quimper\/thumbs\/thumbs_asselberghs-capsular.jpg\" alt=\"asselberghs-capsular.jpg\" width=\"206\" height=\"116\" align=\"left\" \/><\/a><strong>Herman Asselberghs<\/strong> &#8211; <em>Capsular<\/em>, 2006<br \/>\nHerman Asselberghs a enregistr\u00e9 le voyage en ferry d&#8217;Alg\u00e9siras \u00e0 Ceuta, enclave espagnole politiquement autonome, situ\u00e9e sur le territoire marocain Maroc, retra\u00e7ant les confins g\u00e9ographiquement ambigus de la fronti\u00e8re sud de l&#8217;Europe, que de nombreux Africains tentent de traverser ill\u00e9galement. Ceuta se dresse litt\u00e9ralement entre l\u2019Afrique et l\u2019Europe, comme un avant-poste pour les migrants cherchant \u00e0 gagner l\u2019Europe. Avec &#8220;Capsular&#8221;, Herman Asselberghs propose une m\u00e9ditation sur l\u2019absence de repr\u00e9sentation de ce trajet entre Alg\u00e9siras et Ceuta et la disparition des migrants du champ du visible. \u00ab Car au milieu de la constante circulation m\u00e9diatique explicite de la mis\u00e8re mondiale et la douleur, vous noterez [sur le chemin de Ceuta] une lacune remarquable des images de cette zone de mort. Maintenir autant que possible\u00a0ces personnes hors champ\u00a0semble s&#8217;inscrire dans une politique visant \u00e0 faire appara\u00eetre leur vie comme une menace. \u00bb<\/p>\n<\/div>\n<div align=\"justify\">\n<p>Le th\u00e9oricien TJ Demos rappelle bien que bien \u00ab tra\u00e7ant une g\u00e9ographie o\u00f9 les migrants sont rendus en grande partie invisibles, Capsular propose \u00ab\u00a0 une politique de l&#8217;apparition \u00bb. Les personnes qui tentent d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9ment d&#8217;entrer dans l&#8217;espace europ\u00e9en sont visuellement effac\u00e9es ; dans ce sens, ce film (qui ne montre aucun migrants) r\u00e9p\u00e8te l&#8217;invisibilit\u00e9 qui se produit dans la r\u00e9alit\u00e9. (\u2026) La pr\u00e9misse du film est que, en rendant invisibles ceux qui veulent entrer en Europe, nous effa\u00e7ons leur vie et leur d\u00e9c\u00e8s. \u00bb TJ Demos, in <em>Rights of Passage<\/em>, Tate Etc, 2010<br \/>\n<strong><br \/>\nBerlin Super 80,<\/strong><br \/>\n<strong>Yana Yo<\/strong> \u2013 Sax, 1983, 6 min<br \/>\n<strong>Markgraf &amp; Wolkenstein<\/strong> \u2013 Craex Apart, 1983, 5 min<br \/>\n<strong>Brand &amp; Maschmann<\/strong> &#8211; And then ?, 1981, 3 min<br \/>\n<strong>Christoph Doering<\/strong> &#8211; 3302- Taxi Film, 1979, 14 min<br \/>\n<strong>Maye &amp; Rendschmid<\/strong> &#8211; Without love there is no death, 1980, 5 min<br \/>\n<strong>Walter Gramming<\/strong> &#8211; Hammer und Sichel, 1978, 5 min<strong><br \/>\nHormel\/B\u00fchler<\/strong> &#8211; Money (Malaria Clip), 1982, 4 min<br \/>\n<strong>Notorische Reflexe<\/strong> &#8211; Fragment Video, 1983, 12 min<br \/>\n<strong>Ika Schier<\/strong> &#8211; Wedding Night, 1982, 4 min<\/p>\n<p><a title=\"Hammer and sickle - Walter Gramming\" href=\"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/wp-content\/gallery\/corps-insurges\/berlin80-3.jpg\" rel=\"prettyPhoto[gallery-LL5f]\"><img decoding=\"async\" title=\"Hammer and sickle - Walter Gramming\" src=\"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/wp-content\/gallery\/corps-insurges\/thumbs\/thumbs_berlin80-3.jpg\" alt=\"berlin80-3.jpg\" height=\"120\" \/><\/a><a title=\"3302 - Christoph Doering\" href=\"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/wp-content\/gallery\/corps-insurges\/berlin80-7.jpg\" rel=\"prettyPhoto[gallery-LL5f]\"><img decoding=\"async\" title=\"3302 - Christoph Doering\" src=\"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/wp-content\/gallery\/corps-insurges\/thumbs\/thumbs_berlin80-7.jpg\" alt=\"berlin80-7.jpg\" height=\"120\" \/><\/a><a title=\"Money - Hormel &amp; B\u00fchler\" href=\"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/wp-content\/gallery\/corps-insurges\/berlin80-2.jpg\" rel=\"prettyPhoto[gallery-LL5f]\"><img decoding=\"async\" title=\"Money - Hormel &amp; B\u00fchler\" src=\"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/wp-content\/gallery\/corps-insurges\/thumbs\/thumbs_berlin80-2.jpg\" alt=\"berlin80-2.jpg\" height=\"120\" \/><\/a><\/p>\n<p>Une s\u00e9lection issue du DVD, Berlin Super 80, panorama de la sc\u00e8ne d&#8217;avant-garde du Berlin de la fin des ann\u00e9es 70 et\u00a0 80, \u00e9dit\u00e9 par Monitorpop et distribu\u00e9 en France par Lowave.<br \/>\n\u00ab Entre la fin des ann\u00e9es 1970 et la chute du mur de Berlin en novembre 1989, de nombreux films ont \u00e9t\u00e9 produits \u00e0 Berlin-Ouest, traitant, de mani\u00e8re originale, de la vie au sein de cette ville encapsul\u00e9e. Demeurant pour la R\u00e9publique F\u00e9d\u00e9rale d&#8217;Allemagne une vitrine du lib\u00e9ralisme, Berlin-Ouest est devenu un \u00eelot pour tous ceux qui voulaient exp\u00e9rimenter par eux-m\u00eames sans pression \u00e9conomique et qui souhaitaient s&#8217;exprimer par tous les moyens. Le sujet n&#8217;\u00e9tait plus le monde en r\u00e9volution mais l&#8217;implantation de nouveaux styles de vie alternatifs\u2009: entre les mouvements de squatters et le sentiment d&#8217;un futur impossible ; un m\u00e9lange d&#8217;\u00e9tranget\u00e9, d&#8217;une pens\u00e9e punk et de drogues. \u00bb Florian W\u00fcst,<em> Une ville gueule : Berlin-Ouest ann\u00e9es 80<\/em><\/p>\n<p><strong>Hito Steyerl<\/strong>, <em>The Empty Center<\/em>, 1998, 62 min<br \/>\nAvant la Seconde Guerre mondiale, Potsdamer Platz, repr\u00e9sentait le centre de Berlin et le centre de sa puissance. En 1989, le mur de Berlin tombe. La zone, situ\u00e9e entre les murs, est ouverte. Apr\u00e8s la r\u00e9unification, Potsdamer Platz est reconstruite par les multinationales. Les habitants sont pouss\u00e9s vers la p\u00e9riph\u00e9rie de la ville et marginalis\u00e9s par la recentralisation du pouvoir politique et \u00e9conomique de l&#8217;Allemagne.\u00a0 Hito Steyerl avec The Empty Centre\u00a0 suit durant huit ann\u00e9es le processus de restructuration urbaine qui eut lieu dans le centre de Berlin. En 1990, les squatters proclament une r\u00e9publique socialiste sur l\u2019ancienne \u00ab ligne mortelle \u00bb (death strip). Huit ans plus tard, le nouveau si\u00e8ge de Mercedes Benz se pose au m\u00eame endroit.<br \/>\nHito Steyerl filme les lentes superpositions des changements architecturaux et politiques de ces huit ann\u00e9es. Dans le m\u00eame temps, retra\u00e7ant une histoire de l&#8217;ostracisme et de l&#8217;exclusion, en particulier des immigr\u00e9s et minorit\u00e9s, qui servent \u00e0 \u00e9tablir un centre national puissant, elle met l&#8217;accent sur la simultan\u00e9it\u00e9 du d\u00e9mant\u00e8lement et la reconstruction de nouvelles fronti\u00e8res, qui ne se mat\u00e9rialisent plus dans un mur.<br \/>\n\u00ab Maintenant, vous commencez \u00e0 voir que nous sommes aussi en train de parler de la fragmentation des fronti\u00e8res, de leur d\u00e9composition partielle, de leur ren\u00e9gociation, du repositionnement des fronti\u00e8res, l&#8217;apparition de nouvelles fronti\u00e8res qui recoupent les anciennes. \u00bb Stuart Hall<\/p>\n<p><a class=\"espace\" title=\"02-empires-borders-i-chinese-03.jpg\" href=\"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/wp-content\/gallery\/quimper\/02-empires-borders-i-chinese-03.jpg\" rel=\"prettyPhoto[gallery-LL5f]\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft\" title=\"02-empires-borders-i-chinese-03.jpg\" src=\"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/wp-content\/gallery\/quimper\/thumbs\/thumbs_02-empires-borders-i-chinese-03.jpg\" alt=\"02-empires-borders-i-chinese-03.jpg\" width=\"239\" height=\"134\" align=\"left\" \/><\/a><strong>Chieh-Jen Chen<\/strong>, <em>Empire\u2019s Borders<\/em>, 2008-2010<br \/>\n\u00abLe syst\u00e8me de l&#8217;entretien pour l\u2019obtention du visa n&#8217;est pas seulement l&#8217;exercice du pouvoir d&#8217;un \u00c9tat souverain pour surveiller et contr\u00f4ler les mouvements de population au travers de ses fronti\u00e8res, c&#8217;est une strat\u00e9gie par laquelle \u201cl\u2019Empire\u201d discipline les peuples des pays plus faibles.\u201d Chen Chieh Jen<br \/>\nOriginaire de Taiwan, n\u00e9 en 1960, Chen Chieh-Jen \u0153uvre entre installation, performance, photographie, vid\u00e9o, examinant l&#8217;histoire de Taiwan dans le contexte plus large de la mondialisation. Son travail porte notamment sur les effets de la migration, sur le devenir du monde ouvrier et de l\u2019usine et la puissance de la diffusion des images. Les tournages des vid\u00e9os de Chieh-Jen Chen peuvent \u00eatre consid\u00e9r\u00e9s comme des \u00ab actes d\u2019\u00e9criture des m\u00e9moires en marge \u00bb, gelant\u00ab la colonisation de l\u2019int\u00e9rieur et de l\u2019ext\u00e9rieur du pays \u00bb. Les cr\u00e9ations de Chen Chieh-Jen ont fait irruption dans les ann\u00e9es 1980, \u00e0 l\u2019\u00e9poque o\u00f9 Taiwan \u00e9tait encore sous la loi martiale. Apr\u00e8s la lev\u00e9e de la loi martiale en 1987, il a interrompu son travail artistique pendant neuf ans. Chen Chieh-Jen s\u2019est fait remarquer \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1990 avec les photographies et son film Lingchi \u2013 Echoes of historical photography qui ont fait le tour du monde des biennales et autres grandes manifestations internationales : Biennale de Sao Paolo et Taipei (1998), Biennale de Venise et Biennale de Photographie de Mexico (1999), Biennale de Lyon et Biennale de Kwang-ju, Photo Espana (2000), Galerie Nationale du Jeu de Paume (2001), Queens Museum, New-York (2001), Otis College of Art &amp; Design, Los Angeles (2003). Toujours tr\u00e8s pr\u00e9sent, son travail a \u00e9t\u00e9 vu r\u00e9cemment lors de nombreuses manifestations: Biennale de Venise, Biennale de Taipei, Tate Liverpool, Biennale of Sydney, entre autres. Il est repr\u00e9sent\u00e9 par la galerie Olivier Robert.<\/p>\n<p><strong>Remerciements :<br \/>\n<\/strong>Keren Detton, Le Quartier (Anna Olszewska, Marie Cassiot), Auguste Orts (Marie Logie), Olivier Robert, Laura Waddington, Video Data Bank (Ruth Hodgins), T\u00f8ni Schifer, Jerry and Judy Jonte, Susan Yamagata, Hito Steyerl, Zeugma production (Laetitia Jourdan), Emma Tramposch (La Pocha Nostra), Guillermo Gomez Pe\u00f1a, Border Art Workshop\/ Taller de Arte Fronterizo.<\/p>\n<p>Cette exposition est d\u00e9di\u00e9e \u00e0 la m\u00e9moire de Michael Schnorr, artiste et membre fondateur du <em>Border Art Workshop \/ Taller de Arte Fronterizo<\/em>, d\u00e9c\u00e9d\u00e9 en 2012.<\/p>\n<\/div>\n[\/vc_column_text][\/vc_column][\/vc_row][vc_row type=&#8221;in_container&#8221; full_screen_row_position=&#8221;middle&#8221; column_margin=&#8221;default&#8221; column_direction=&#8221;default&#8221; column_direction_tablet=&#8221;default&#8221; column_direction_phone=&#8221;default&#8221; scene_position=&#8221;center&#8221; text_color=&#8221;dark&#8221; text_align=&#8221;left&#8221; row_border_radius=&#8221;none&#8221; row_border_radius_applies=&#8221;bg&#8221; overflow=&#8221;visible&#8221; overlay_strength=&#8221;0.3&#8243; gradient_direction=&#8221;left_to_right&#8221; shape_divider_position=&#8221;bottom&#8221; bg_image_animation=&#8221;none&#8221;][vc_column column_padding=&#8221;no-extra-padding&#8221; column_padding_tablet=&#8221;inherit&#8221; column_padding_phone=&#8221;inherit&#8221; column_padding_position=&#8221;all&#8221; column_element_direction_desktop=&#8221;default&#8221; column_element_spacing=&#8221;default&#8221; desktop_text_alignment=&#8221;default&#8221; tablet_text_alignment=&#8221;default&#8221; phone_text_alignment=&#8221;default&#8221; background_color_opacity=&#8221;1&#8243; background_hover_color_opacity=&#8221;1&#8243; column_backdrop_filter=&#8221;none&#8221; column_shadow=&#8221;none&#8221; column_border_radius=&#8221;none&#8221; column_link_target=&#8221;_self&#8221; column_position=&#8221;default&#8221; gradient_direction=&#8221;left_to_right&#8221; overlay_strength=&#8221;0.3&#8243; width=&#8221;1\/1&#8243; tablet_width_inherit=&#8221;default&#8221; animation_type=&#8221;default&#8221; bg_image_animation=&#8221;none&#8221; border_type=&#8221;simple&#8221; column_border_width=&#8221;none&#8221; column_border_style=&#8221;solid&#8221;][vc_column_text]\n[\/vc_column_text][\/vc_column][\/vc_row]","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>2013<br \/>\nLe Quartier, Centre d&#8217;art contemporain de Quimper<br \/>\nExhibition<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":4088,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[41,31],"tags":[],"class_list":{"0":"post-360","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-2010-2014","8":"category-curating"},"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/360","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=360"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/360\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4088"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=360"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=360"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lepeuplequimanque.org\/en\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=360"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}